CandiULB sur Scène

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> Mort de la délégation étudiante ?, Etudiants de Sciences, mobilisez-vous !
Waly
posté Oct 9 2009, 13:18
Message #1


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Vous l'ignorez probablement, mais des élections auront lieu (comme tous les deux ans) pour élire la nouvelle délégation étudiante, dans toutes les facultés.

Son avenir en Sciences est cependant très incertain, et c'est uniquement vous, les étudiants de la faculté des Sciences, qui déciderez si elle se poursuivra ou non dès 2010.

Pour en savoir plus, venez à la séance de votre choix, le lundi 12 ou mardi 13 octobre, de 12h30 à 14h dans le Forum D du campus de la Plaine.

Les délégués sortants vous présenteront la délégation et son rôle, et vous présenteront les élections à venir.

Ce message a été modifié par Yan - Oct 9 2009, 13:55.
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Pilou
posté Oct 13 2009, 11:48
Message #2


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Comme toujours, les motivés se font rares :-( Et pourtant c'est super important. Donc, étudiants, étudiantes, bougez-vous un peu bordel ! 0155.gif
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Apprenti-pianist...
posté Oct 27 2009, 12:35
Message #3


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Ça sert à quelque chose, la délégation ? (Et y a quelque chose à déléguer ?)
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Waly
posté Oct 27 2009, 16:48
Message #4


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Je suis pas sûr que ce genre de remarque impertinente soit du meilleur goût... thinking-20060614.gif

Retourne coder ! tire-la-langue-931752.gif

BIEN EVIDEMMENT C'EST IMPORTANT !
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Pilou
posté Oct 28 2009, 12:23
Message #5


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La question est pertinente, mieux vaut que tu essayes d'y répondre maintenant, sans quoi tu risques un jour, après avoir bouloter comme un dingue pour la délégation, de te demander "mais au fait, pourquoi tout ça ?"

Parce que, après tout, pourquoi foutre des étudiants dans le conseil d'administration de l'ULB ? Est-ce que les clients du Brico sont représentés au CA du Brico ? Si le prix des clous est trop cher, ils ne vont pas aller mettre une motion qu'ils défendront au prochain conseil d'administration du Brico. Ils vont simplement changer de boutique et aller acheter leurs clous ailleurs.

Alors pourquoi les étudiants, dont le passage à l'ULB est éphémère, devraient-ils avoir voix dans la gestion de cette entreprise ? S'ils ne sont pas content, ils n'ont qu'à aller voir ailleurs et faire jouer le jeu de la concurrence. C'est aux gestionnaires de l'ULB à bien gérer leur entreprise et à faire en sorte que le client/l'étudiant soit satisfait et reste.

Qu'en penses-tu ?

Ce message a été modifié par Pilou - Oct 28 2009, 12:24.
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RenaudC
posté Oct 28 2009, 13:19
Message #6



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Citation (Pilou @ Oct 28 2009, 12:23) *
La question est pertinente, mieux vaut que tu essayes d'y répondre maintenant, sans quoi tu risques un jour, après avoir bouloter comme un dingue pour la délégation, de te demander "mais au fait, pourquoi tout ça ?"

Parce que, après tout, pourquoi foutre des étudiants dans le conseil d'administration de l'ULB ? Est-ce que les clients du Brico sont représentés au CA du Brico ? Si le prix des clous est trop cher, ils ne vont pas aller mettre une motion qu'ils défendront au prochain conseil d'administration du Brico. Ils vont simplement changer de boutique et aller acheter leurs clous ailleurs.

Alors pourquoi les étudiants, dont le passage à l'ULB est éphémère, devraient-ils avoir voix dans la gestion de cette entreprise ? S'ils ne sont pas content, ils n'ont qu'à aller voir ailleurs et faire jouer le jeu de la concurrence. C'est aux gestionnaires de l'ULB à bien gérer leur entreprise et à faire en sorte que le client/l'étudiant soit satisfait et reste.

Qu'en penses-tu ?
Je suppose que tu es pile dans la provocation car tu vises exactement ce que la déléguation étudiante permet d'éviter: que l'université devienne un marché, avec des clients, des vendeurs et un business commercial à faire.

La formation est certes un service, mais un service essentiel. On pourrait le comparer à la distribution de l'eau.
Ce genre de service n'implique pas un client mais un étudiant-citoyen-futur professionnel qui, grâce à sa formation à l'Université pourra "développer" la société dans son ensemble.

L'étudiant à l'ULB n'est pas un client, c'est lui qui se propose comme futur gestionnaire de la société. En tant que tel, il lui revient d'exiger le meilleur possible pour son avenir et pour celui du monde dans lequel il vivra plus tard.

C'est exactement ce que fait la déléguation étudiante.

EDIT: Je rajouterais que pour pouvoir agir librement, avoir un poid dans les institutions pour assurer la mission qu'elle a entre les mains, il lui faut une légitimité. Or la seule légitimité reconnue dans nos sociétés occidentales actuellement est la légitimité démocratique: voilà pourquoi il faut se présenter, voilà pourquoi il faut aller voter.
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Waly
posté Oct 28 2009, 14:18
Message #7


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Bon je ne vais pas rentrer dans le jeu ici, car ce n'est pas aux anciens que j'ai à expliquer ce que fait la représentation étudiante. Et vous en discutez très bien sans moi.

Si vous vous posez vraiment la question, et que vous avez raté les séances d'information (halàlà), je propose que vous nous joignez directement au BES. En tant qu'étudiants de l'ULB, il devrait y avoir moyen qu'on en parle quelque part sur le campus.

Illustres inconnus, on n'attend que vous !
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RenaudC
posté Oct 28 2009, 15:09
Message #8



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Je trouve ça pas mal d'en discuter sur CandiULB ceci dit, ça offre un espace de lecture à ceux qui seraient au moins intrigués par le sujet et qui veulent en apprendre d'avantages..

Dommage que tu refuses l'invitation à discuter de Pilou, ça pouvait être intéressant smile.gif
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Pilou
posté Nov 2 2009, 21:07
Message #9


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Le but était bien évidemment de faire réfléchir un peu tout le monde, que les étudiants qui passent sur le forum remettent en question l'essence même de la délégation étudiante.

Et c'est aussi hyper important que les délégués étudiants eux-mêmes se posent cette question, se remettent en question. Car si de nombreux étudiants ne s'impliquent pas, s'en foutent de la délégation, c'est parce qu'intrinsèquement ils ont un mode de pensée similaire à celui que j'ai présenté et ne voit donc pas quelle légitimité possède la délégation étudiante.

Donc si y'en a qui veulent continuer le débat, qu'ils n'hésitent pas, c'est une question importante :-)
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Apprenti-pianist...
posté Nov 11 2009, 23:18
Message #10


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Bon, le sujet n'a guère suscité de commentaires, mais reprenons-le.

Pour comparer avec les clous, rappelons que les clous sont des marchandises (d'où une livraison) et que l'enseignement à l'ULB est une prestation de service, service qui dure parfois 2 à 3 ans, et généralement de 4 à 6 ans.

La concurrence est théoriquement de 6 autres universités en Belgique francophone, en pratique de 4 autres facultés des sciences, et si on se limite à Bruxelles-Capitale, l'ULB est en situation de monopole. Quoi qu'il en soit, l'enseignement supérieur universitaire des sciences fondamentales est un quasi-monopole de fait.

Par ailleurs, l'ULB est un service public fonctionnel, subsidié en grande partie par les pouvoirs publics, en vertu de l'idéal de l'« école gratuite pour tous », qui fait que les frais d'inscription en Belgique sont très peu élevés pour les citoyens de l'Union, quand on les compare à ceux d'autres contrées.

Donc, l'État a un droit de regard et de contrôle sur ce qui se passe à l'ULB.
Il paraît donc logique qu'il impose ses représentants pour examiner ce que l'Institution fait de ses sous.
Et qu'il choisisse entre autres des étudiants pour le faire paraît logique aussi : les étudiants vivent l'unif au quotidien, et ils sont concernés directement par les décisions prises.
Et donc, les étudiants, citoyens majeurs, vaccinés, mais dont on ne sait plus s'ils sont bons pour le service, représentent l'État et les contribuables (dont leurs parents) dans les organes de l'unif.
Tel est l'un des rôles de la délégation étudiante.
(Tiens, c'est fou, j'arrive à m'autoremotiver.)

Les étudiants en soi, par le simple fait d'être étudiants, ont-ils aussi un droit de regard ?
Là, s'opposent deux conceptions de la relation d'enseignement :
- soit on considère les étudiants comme des ex-lycéens (au sens français du terme) boutonneux et ignorants du monde, auxquels les généreux maîtres (professeurs ordinaires, professeurs, chargés de cours et professeurs-assistants), assistés de jeunes diplômés prometteurs et qui deviendront un jour, si le libre examen leur permet, leurs sosies, offrent leur savoir durement acquis par leurs recherches ;
- soit on considère que les enseignés et leurs enseignants comme des êtres « égaux » qui doivent se partager leurs connaissances pour s'enrichir mutuellement.

La situation actuelle se trouve entre les deux, mais elle penche fortement vers la première conception, surtout dans les grands auditoires où le prof parle dans un micro.

Pourtant, ces deux conceptions induisent des visions différentes de la participation des étudiants à la gestion de l'unif :
- les étudiants étant ignorants, les amener dans les organes de décision ne servirait à rien, vu qu'ils ne sauraient jamais quelle position prendre ;
- les étudiants étant les « égaux » des enseignants, il est normal que toutes les décisions soit prises avec leur accord (comme dans les familles où il y a une bonne entente : on décide de déménager tous ensemble).

Je crains fort que ceux qui détiennent le pouvoir à l'ULB penchent également vers la première vision.

Ensuite, si on prend l'optique de l'enseignement en tant que prestation de services, on pourrait imaginer qu'il y ait des mesures (des « baromètres ») de la satisfaction des clients. Seulement, dans cette optique, le quasi-monopole en Belgique francophone de l'enseignement supérieur universitaire et l'absence en pratique de concurrence fait que le marché ne fournit guère d'incitant à l'Institution pour améliorer la qualité de ses services.

Prenons par exemple la résistance à l'implémentation des avis pédagogiques. Pensez-vous qu'ils accepteraient plus facilement si on les renommait « baromètres de la satisfaction des étudiants » ?
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Pilou
posté Nov 12 2009, 12:21
Message #11


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Je vais continuer dans mon rôle d'avocat du diable.

Tu dis que les étudiants sont invités dans les organes de gestion afin de contrôler le bon usage des deniers publics, en représentation du contribuables.

Pourtant, cela ne fonctionne pas ainsi avec les autres services publics. Les utilisateurs de la SNCB n'ont pas de représentants au sein des organes de gestion de la SNCB.
De même, les bénéficiaires des services offerts par les SPF n'ont pas de représentants dans les conseil d'administration de ces SPF.
Pourquoi ? Car le "contrôle" vient d'en haut, vient du politique. C'est eux qui sont responsables de la bonne gestion de l'organe public. Et si mauvaise gestion il y a, si le citoyen n'est pas content, la sanction doit venir indirectement par le biais des élections locales/régionales/fédérales.
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Apprenti-pianist...
posté Nov 13 2009, 22:39
Message #12


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Dans le cas des services publics, des ministères et des administrations publiques, le public-cible n'est pas déterminable : il s'agit en pratique de tous les habitants de la Belgique (et même les touristes étrangers dans le cas de la SNCB).
Donc, des élections parmi tous les usagers pour désigner des représentants des « consommateurs » impliqueraient de consulter toute la population du Royaume : bref, le même public-cible que les élections habituelles.
Pourtant, le principe est tout à fait envisageable : aux États-Unis, on élit bien le shérif, le juge local ou encore le « comptroller » (sorte d'auditeur/commissaire aux comptes/cour des comptes).
Rien non plus n'empêche que des associations représentatives agrées des usagers soient invitées à désigner des représentants dans leurs organes de gestion, tout comme les syndicaux sont parfois associés aux conseils d'administration : c'est simplement une question de volonté politique.

Cependant, il y a une différence fondamentale entre les étudiants et les usagers des services publics, c'est que les étudiants suivent des cours à temps plein : certains font même plus de 38 heures par semaine.
C'est un peu comme s'ils étaient engagés par l'État pour étudier et contribuer à la prospérité du pays et de la Nation, en contrepartie de : 1) de la prise en charge d'une grosse partie du cout de leurs études par les publics, 2) par le versement des allocations familiales (tant qu'ils ont moins de 25 ans et n'ont jamais travaillé).
La preuve est qu'un étudiant n'est pas considéré comme chômeur et qu'un chômeur qui étudie est dispensé de l'obligation d'être disponible sur le marché de l'emploi.
On peut donc considérer qu'un étudiant est implicitement engagé par l'État pour étudier.

(On pourrait aussi me rétorquer que les prisonniers devraient avoir des représentants près de l'administration pénitentiaire, puisqu'ils sont « engagés » par l'État pour rester 168 heures par semaine dans les prisons, en échange du logis et du couvert.)

Ce message a été modifié par Apprenti-pianiste - Nov 13 2009, 22:41.
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donovan
posté Nov 17 2009, 11:43
Message #13


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Zéro implication, c'est la mode de ces dernières années, tout ce bétail étudiant ira bosser 12 heures par jour pour un salaire de clochard, et ils feront ça avec le sourire et les fesses écartées et sans se syndiquer bien entendu, parce qu'ils sont universitaires, ils sont trop beaux et forts pour ça. Après 2 ans d'enculade, ils démissionneront, dégoûtés, et là ils commenceront à se plaindre, mais ils seront vieux et usés, personne ne les prendra au sérieux, et le cycle se perpétuera, aussitôt remplacés par une nouvelle génération qui ferme sa gueule.
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