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Version complète : vers quoi tent notre existance
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Ldéconne
bonjour, bonsoir,
je me posais juste une petite question : Suis je la seule à trouver que le monde tourne d'une drôle de façon ou du moins suis je la seule à le voir courrir à sa perte ? Médiocrité des médiocrités tout est médiocrité ?
uniformisation du savoir, standadisation des normes, programmes scolaires de moins en moins riches et de plus en plus de crétins... etc.
Qu'est ce que vous en pensez vous ?
Lecter
Je suis d'accord en ce qui concerne notre pays pour les programmes scolaires ... pour le reste du monde, je ne m'avancerais peut-être pas autant car je ne connais pas aussi bien la situation. Mais "Aurea mediocritas" est un fait, c'est certain.

La "standardisation des normes" ... les normes ne sont pas une mauvaise chose (le côté informaticien qui ressort wink.gif), précise un peu.

Enfin, beaucoup ont aussi une propension à ne voir que le mauvais côté des choses, à trouver tout chiant - parce qu'à l'unif' on est pas cool si on aime bien les cours et qu'on y assiste, ou qu'on fait du moins l'effort de tenter de s'y intéresser - et à râler pour un rien ... c'était un véritable plaisir de quitter cet environnement pendant dix jours. smile2.gif
Ldéconne
par standardisation je pense au fait que l'on tente de plus en plus de rendre les choses uniques au sens où l'on gomme le petit plus qui fait la différence... par exemple dans la culture, qu'est ce que l'on voit : un flot massif de connerie américaine. Je ne fais pas de l'anti américanisme primaire je dis juste que l'on tente de recentrer tout le monde sur certaines valeurs, formes artistiques et autres... on standardise... c'est une critique en quelque sorte de la mondialisation mais moins imbécille que celle défendue par atac et autres gugus du genre qui se déclarent contre la mondialisation alors que leur mouvement tent vers la mondialisation... => la pensée unique qui entraine un nivellement vers le bas des connaissances, du savoir et des valeurs voilà ce que je dénonce.
Je sais pas si cela est très clair... mais voilà.
fragdog
mmmmh... Quand on voit les choses de tres tres loin, (mais alors de tres loin lol), on s'apercoit un peu que le monde a toujours été comme ca : zones de médiocratisation et puis un événement qui redresse le tout.

C'est vrai, l'humanité est toujours passé par la, chaque civilisation grandit, atteint un somment, puis redescent jusqu'a ce qu'une nouvelle "naissance" advienne. Et c'est le même shéma qu'on retrouve pour l'homme, une naissance, une enfance dénué de responsabilité, une prise de conscience, une maturité et une décadence vers la mort... je schématise bcp lol.

Mais ce qu'il y'a de nouveau je trouve dans notre monde d'aujourd'hui, c'est qu'on a acquis de tels avancés technologiques, qu'on se retrouve finalement dans une ère d'optimisation. Faire toujours plus beau, plus économique, plus écologique, etc.... et que les gens commencent a se réveiller sur les réels problemes de notre monde. On commence a se poser plein de question sur l'environnement, sur les dangers, etc...

J'en prend pour éxemple Kyoto, les pubs anti-tabac, etc... Je crois, mais je me trompe p-e, que si les avancés en matiere d'adn, biotechnologie, etc... était allé ausi loin il y'a 50 ans, on aurait déja eu des bébés clones sur le marché. Alors qu'aujourdui, les états prennent le temps de réfléchir, de voir les choses avec une optique d'avenir.

Bien sure, c'est difficile de généraliser, puisque bcp de pays font carrément marche arriere. Mais les millions de gens qui manifestent contre la mondialisation, contre la guerre, contre les OGM, etc... me donnent bons espoir qu'un jour l'homme pensera avec ca tete et non avec ses intérets.
Conifère
bah dry.gif La médiocrité a toujours été présente, mais ce n'est ni une fatalité ni un processus "historique", à mon sens. Le danger avec les grands concepts, c'est qu'ils sont flous, ta critique me parait très... abstraite. (Je suis curieux de voir où ce débat va mener... tongue2.gif )
Je suis d'accord en ce qui concerne l'école, quand on voit qu'on va leur apprendre à "écrire un CV" en secondaire plutot que de lire Balzac et Zola, c'est affligeant... Et ça tiens certainement, en partie, à la fameuse "mondialisation", entendez par là la prise de pouvoir par la raison efficace et à courte vue de la logique d'entreprise jusque dans les sphères culturelles...

Mais une fois que l'on se déconnecte du flux continu et du gavage médiatique, je ne trouve pas que la médiocrité s'étende, bien au contraire. J'aurais tendance à penser que l'amplitude de la contestation sociale s'est acrue ces derniers temps, du moins les résistances gagnent une nouvelle lucidité quant à leurs capacités d'ébranlement et à leurs limites, et cette luciditée est nourrie par le décloisonnement des combats de classe/groupe/secteur socio-culturel ou syndical. En bref, la mondialisation permet l'antidote, et une victoire lexicale majeure des dernières années fut l'extension du terme altermondialisation. (au passage, faudra que tu m'explique en quoi "attac et co" sont des gugus)

edit: fin du post, qui était partis tout seul
deagretazfagagre
houuu la vilaine faute dans le titres

(je sais, total hors sujet, je sors)
Sephi
Je trouve que la société occidentale actuelle est un peu à double tranchant.

D'un côté, elle offre potentiellement beaucoup d'opportunités et de confort. Mine de rien, une bonne partie des gens ont leurs besoins vitaux comblés (nourriture, maison ...), ce qui n'est pas si évident dans les autres sociétés dans le monde. L'enseignement est disponible pour tous, ce qui n'est pas négligeable.

Mais d'un autre côté, la société offre tant de confort que j'ai l'impression que les gens finissent par vivre dans une superficialité ambiante. Les gens sont blasés de leur confort. Quand on a un jour de congé, qu'on est à la maison et qu'il y a de la bouffe dans le frigo, on se dit "Bon, je m'ennuie, qu'est-ce que je peux faire pour me distraire ?".
Une réponse à cette question se trouve dans les loisirs (à domicile), et particulièrement dans les médias en tout genre. Ceci explique leur énorme expansion depuis les dernières années : musique, télévision, cinéma, publicité, ordinateurs, internet ... Cela va de pair avec la nouvelle facilité de se faire de l'argent : il suffit de présenter au peuple un peu de jeux, et il les consommera (car le pain, il en a déjà dans son frigo).

De la quantité au détriment de la qualité. Je qualifie cela de superficiel.

Ainsi, superficialité (dans les médias et les loisirs) et argent sont devenus les grands dictateurs de la société "démocratique" actuelle. Comme je n'apprécie pas de vivre sous le joug d'un tyran, je n'apprécie pas la société actuelle.

Quant à son avenir, j'espère toujours que les jeunes étudiants d'aujourd'hui (particulièrement ceux dont les études leur donnent un potentiel pour changer la société - Sciences Politiques, Economiques, Journalisme ...) s'activeront pour changer, ne serait-ce qu'un peu, cette société superficielle dans laquelle on s'enlise.

Pour ma part, j'ai choisi (par lâcheté ?) de me lancer dans une vie de passions (étudiant en Math, amoureux des arts visuels et de l'imagination), à l'écart de mes pseudo-responsabilités envers la société en tant que citoyen. C'est sans doute illusoire, mais au moins, ça permet de ne pas voir en permanence la noirceur du monde face à laquelle on ne peut rien pour l'instant.

-[ Ajout ]-
Un extrait (de moi-même) d'une conversation que je viens d'avoir avec un ami :

"C'est dégueulasse la phrase suivante, car elle pourrait être comprise d'une très mauvaise manière : je trouve que l'individu a une trop grande place, au détriment du groupe."

Si on ne prenait que la phrase telle quelle, on me collerait l'étiquette de "communiste" directement, donc je précise bien que je suis contre l'égoisme, mais pour l'individualisme. C'est juste que je trouve les gens trop irresponsables les uns envers les autres.
Tanguy
Citation (Ldéconne @ 28 Jan 2004, 20:58 )
par standardisation je pense au fait que l'on tente de plus en plus de rendre les choses uniques au sens où l'on gomme le petit plus qui fait la différence... par exemple dans la culture, qu'est ce que l'on voit : un flot massif de connerie américaine. Je ne fais pas de l'anti américanisme primaire je dis juste que l'on tente de recentrer tout le monde sur certaines valeurs, formes artistiques et autres... on standardise... c'est une critique en quelque sorte de la mondialisation mais moins imbécille que celle défendue par atac et autres gugus du genre qui se déclarent contre la mondialisation alors que leur mouvement tent vers la mondialisation... => la pensée unique qui entraine un nivellement vers le bas des connaissances, du savoir et des valeurs voilà ce que je dénonce.
Je sais pas si cela est très clair... mais voilà.

blink.gif Wow...g bondit en lisant ton post. dire que attac est contre la mondialisation, les traiter d'imbéciles et de gugus?!?
pour rappel:
ATTAC (association pour une taxation sur les transactions financières pour l’aide aux citoyens) est un réseau citoyen international né à Paris en juin 1998 et décidé à reconquérir les espaces perdus par la démocratie au profit de la sphère financière. A la mondialisation actuelle, exclusivement économique et financière, ATTAC entend opposer une mondialisation prenant comme critère premier l’ensemble des intérêts citoyens.

faudra que tu m'explique où t'as vu qu'ils sont "contre la mondialisation" et quels sont les autres que tu mets dans le même sac...comme la plupart des mouvements qui se bougent vraiment pour redresser les choses, ils sont pour une autre mondialisation, bref des altermondialistes.
L'autre mondialisation pour laquelle ce genre de mouvements se bat part en général du fait qu'actuellement le système économique tend à concentrer les richesses et qu'il est évident qu'un tel système mène à la perte pour le plus grand nombre. De plus cette concentration a grand nombre de conséquences sur nos vies quotidiennes et la standardisation de l'art en est un très bon exemple.
Cette standardisation vient de cette concentration de thune qui favorise une industrialisation des arts, à l'heure actuelle vivre de créations seul ou en petits groupes est devenu extrèmement dur, par créations j'entends tout ce qu'on pourrait regrouper dans l'artistique et l'artisanal.
Les plus beaux exemples de ce phénomène sont évidemment le cinéma avec les super-productions américaines (mais pas que celle là, y'a aussi des gros standards français par exemple) qui ne laissent quasi plus de place à la créativité en nous ressortant systématiquement le scénario bidon arrosé de la formule magique action-humour-érotisme ou encore la musique avec des phénomènes comme la star ac' & Co qui nous ressortent des morceaux formatés au gout du jour sous forme de "tubes"...bref des sons connus très simplistes, le tout interprété par des soi disant "artistes" qui ont pour certain un talent mais qui n'ont en général rien à exprimer...voir je suis vraiment pas sûr qu'il y ait bcp de ces types qui aient l'envie de créer quelque chose (je m'égarrre un peu là mé bon c'est inévitable que les débats se croisent happy.gif )
donc en bref des mouvements comme attac se battent activement pour résoudre les faits de ta critique soi disant "moins imbécile[...]"
Pour revenir à ce concept d'être "contre la mondialisation", à part l'imbécile de base genre militant du FN, je vois pas qui pourrait se revendiquer froidement contre la mondialisation, c'est un concept vide de sens, il y'a une mondialisation qui est en marche c'est un fait, conséquence dirrecte du développement des communications et des échanges au niveau mondial. On peut se dire contre une certaine forme que prend cette mondialisation mais dans ce cas là la réaction intelligente consiste à opposer une autre forme de mondialisation, une autre façon d'agir favorisant une mondialisation plus équitable par exemple biggrin[1].gif

on est donc bien d'accord sur le fond wink.gif

Un autre monde est possible!!!
Marma
Je n'ai pas tout lu en détail, j'ai survolé les grandes lignes de vos résonnements, et je trouve que vous vous perdez dans le "superficiel" comme dirait Sephi... happy.gif

Vers quoi tend notre existence???

Vers ce que toute existence tend. Simple...
La REPRODUCTION de l'espèce.

C'est très joli, tout ça, la démocratie, l'analyse de la superficialité, les monopoles des loisirs, la standardisation des normes...

Mais finalement, tout ça, ce n'est qu'un instrument qui assure la reproduction toujours plus grande de l'être humain.

A quoi servirait tout ce système si les gens ne faisaient pas d'enfants???
Il serait condamné à disparaître, vu qu'il n'y aurait plus personne pour le maintenir.

Le fait est que, peut importe ce que vous faites, peut importe ce que le système mondial est, le BUT de l'existence, c'est de faire des enfants qui pourront profiter, reproduire, transformer le système en place.

Ce n'est pas parce que l'être humain est doté de la faculté de raisonner et de penser qu'il faut pour autant oublier le but NATUREL de tout être biologique, la reproduction.

Et donc, peut-importe le système dans lequel on vivra demain!
Le but sera toujours de reproduire l'espèce.
fragdog
la grande question survient alors : "pourquoi pense-t'on ?"

pourquoi construisons-nous, lisons-nous, écrivons, dialoguons ? si ce n'est pas dans le but de nous reproduire, je vois pas a quoi ca sert, et poutant qu'on le veuille ou non la culture fait bien partie de notre éxistence. Intéllectuellement nous ne sommes que le fruit du monde et du passé ou nous sommes né.

D'un point de vue tout a fait scientifique, tu as tout a fait raison marma, le reproduction est éssentiel car il permet un brassage génétique et une évolution constante d'une espece.

Mais là ou je ne suis pas trop d'accord, c'est que la reproduction bien qu'elle soit éssentielle a l'humanité, elle ne nous est pas éssentiel a nous-même, pour notre propre personne. Il y'a forcément autre chose derriere.
Lecter
Citation (Marma @ 30 Jan 2004, 00:32 )
Je n'ai pas tout lu en détail, j'ai survolé les grandes lignes de vos résonnements, et je trouve que vous vous perdez dans le "superficiel" comme dirait Sephi... happy.gif

C'est l'hôpital qui se moque de la charité ...
Marma
Lecter: comme je le dirais toujours, la cerise sur le gâteau... happy.gif

Bon bon, il est vrai que c'est assez "bizarre" tongue2.gif de dire que le contenu est superficiel alors que je ne l'ai même pas lu en détail... rolleyes.gif

Le point que je voulais faire passer, c'est que sans reproduction, nos productions intellectuelles, nos systèmes actuels, génie ou pas, eh bien ils n'existeraient plus! biggrin.gif

Fragdog:

Je pense de manière plus simpliste et globale pour ce qui est de la société aujourd'hui.

L'homme a simplement mis en place un système qui protège la vie autant que possible.
(sécurité sociale, prime de naissance, famille nombreuse, droits de l'homme)

Le problème, c'est à force de trouver un substitu à la première occupation de l'homme à la base (chasser, manger, dormir et se reproduire) par des loisirs, un travail, la culture etc... on en vient à étouffer justement cet "essentiel scientifique".

Dans la plupart des sociétés capitalistes de nos jours, la population augmente parce que les étrangers viennent et se reproduisent.

A force de te bourrer le crâne avec de la culture, de l'intellect etc... tu finis par oublier que tu n'es pas LA pour te faire beaucoup de fric, une carrière, avoir une belle maison et une belle voiture, mais que tu es la pour transmettre tes gènes à un être humain qui va venir te remplacer.

Donc, je suis d'accord sur le fait que le capitalisme est en crise.
Tout ce système nous fait oublié finalement, qu'un jour on va crever et qu'il faut bien que quelqu'un nous remplace.

C'est du moins, mon point de vue.

De toute manière, moi, je vois l'être humain comme une sorte de "parasite".
Altérant tout un écosystème pour avoir sa tit maison, sa télé et sa voiture.

Le futur?
Je le vois de 2 manières:

1) On aura tellement parasité la terre qu'il n'y aura que NOUS.
Vu qu'on ne peut se reproduire à l'infini dans un espace limité, on devra bel et bien abandonner notre démocratie chérie par un totalitarisme qui limite les naissances, exécute les surplus, et fait la guerre aux autres peuples en vue d'imposer le sien.
Ce sera l'époque des génocides de masses considérés comme "justifiés" pour la survie de l'espèce, ou plutôt, de la "nation", de la "culture" particulière d'un état.

2) On colonise notre système solaire après avoir enfin fondé une sorte "d'union européenne" à l'échelle mondiale et on continue de parasiter l'univers jusqu'à ce qu'on tombe sur une espèce plus intelligente et évoluée que nous par laquelle on se fait évincer.
Où alors, on EST l'espèce la plus évoluée de l'Univers et on colonisera peu à peu l'Univers entier...

Je sais, je suis FOU! tongue2.gif
Quentin
Vers quoi tend notre existence ?
Vers rien ... du moins si on ne s'applique pas à en faire quelque chose !

L'existance pour la reproduction ? Non, juste de la reproduction dans l'existence, sinon nous devrions mourrir après avoir procréé, plus de sexe pour le plaisir ... Enfin j'exagère peut-être un peu mais toujours est-il que si la vie n'était qu'un seul et vaste laboratoire d'insimination naturelle, la question philosophique du sens de la vie ne se serait pas autant posée !
Et puis, il faudrait alors expliquer ces individus "contre nature" que sont ceux qui ne veulent même pas avoir d'enfant.

L'altermondialisation, la politique, le capital, etc ... ne sont que nos nouveaux idéaux ; d'un coté plus riche et plus puissant, de l'autre plus de révolte et plus de social. Et à chaque fois pour tous bien sur. C'est l'avenir de l'humanité, le ien commun et toutes ignominies du genre. Oui à la superficialité, à l'égo¨isme, à l'individualité : il n'y a pas d'universalité.

Alors vers quoi tend notre existence ? Si on prend cette question pour celle du sens de la vie je répondrai rien ! Pas de destin, pas de sens particulier à ce qu'on soit vivant plutot que mort, pas de sens particulier à ce qu'on pense plus qu'un autre animal ... d'ailleurs pourquoi y aurait-il un besoin de sens dans tout ça ? C'est comme cela et ça ne nous apportera rien de savoir le sens si il y en avait un. Par contre tout n'est pas vide de sens; une des seules choses qui nous reste est la création. C'est à chacun de créer son sens selon son désir. Bien sur (et je pourrais me faire lyncher en disant celà) ce n'est pas pour tous et à la portée de tous. Certains préfèrent s'abrutir devant la télévision, mettre le sens dans la vie dans un Dieu, croire à une humanité meilleure ? Et bien grand bien leur fasse, et je respecte tout à fait leurs choix. Si c'est un choix, pris en connaissance de cause et bien qu'ils soient heureux là dedans.

Bien sur la vie ne se résume pas à la reproduction, pas plus d'ailleurs qu'à la recherche d'un inatégnable bonheur, ou d'un absolu quelconque. Il s'agit juste de vivre, ne pas dénigrer ses besoins et ses désirs, profiter de ses passions, ne pas éviter la souffrance, ne pas tomber dans la complaisance, finalement faire ce qui à ses yeux est juste. ET le sens ? Chacun le trouvera dans ses besoins, dans ses passions ou ses désirs. Chacun le trouve où il le veut (à moins que, par son éducation, cette question ne se pose pas à lui et qu'il prenne un sens qu'on lui impose ou qu'on lui indique).

Voilà c'est de l'égoisme,de l'individulaisme, de l'élitisme aussi peut-être. Ce n'est d'ailleurs pas viable pour un modèle de société ... c'est pour ça que c'est individualiste. Elles sont loin là-dedans es notions de démocratie et d'égalité. Mais en tout cas c'est pour moi ce vers quoi devrait tendre mon humble existence. Cela dit, comme rien n'est fixe, tout peut encore changer avec les différents évènements qui vont jalonner ma vie. Et il en est pour tous de même ... C'est pour ça que chaque nuit on meurt pour devenir le lendemain.
fragdog
Dans le fond, quand on y réfléchit bien, ce qui fait progresser notre société, c'est une forme de reproduction, mais pas là même que celle a laquelle marma pense.

Ca va par être assez "utopiste" ce que je vai dire, mais moi mon éxistence tend évidemment vers ce qu'a expliqué Quentin, mais aussi sur le fait de pouvoir léguer qlq chose au monde.
Je parle d'écrire un bouquin, d'inventer un language de programmation, devenir artiste, apprendre qlq chose aux gens, faire de la politique,etc.... Tout ce qui pourrait un jour rappeler aux gens que j'ai fait partie de ce monde.

A ce moment là je pourrai "partir" tranquille. Enfant ou pas, ca n'as alors plus de grande importance pour moi puisque j'aurai apporté qlq chose. Je n'aurai pas seullement vécu dans mon ptit coin, j'aurai véritablement fait partie de ce monde et une partie de ce monde sera a moi.

Pcq si on réfléchit un ptit peu, c'est comme ca que le monde avance, c'est pas par le nombre de reproduction, c'est uniquement pcq certain hommes, femmes ont légué une partie a notre monde, y ont apporté qlq chose.
Quentin
Le monde n'avance pas : il change ... L'avancée suppose souvent un mieux. Il n'y a pas de mieux, c'est juste très subjectif. quels sont d'ailleurs les critères "d'amélioration" d'une société ? Et puis, je parle de changement mais il est consternant de voir que d'un point de vue mentalité les changements sont faibles. L'Histoire est une excellente enseignante sur ce sujet là. Et d'aileurs les exemples sont nombreux.

Je pense qu'à leur actuelle, une des religions qui fonctionne le mieux et le positivisme scientifique (accompagné d'un réductionnisme ambiant). A chaque génération ses idéaux, les notres (en tout cas ceux dans lesquels nous vivons) sont différents de ceux d'hier .... mais pas nécessairement mieux.

Est-ce mà une caractéristique humaine ? Je ne sais pas mais la fuite semble presque propre à l'homme de la plupart des époques. Avant ce fut Dieu maintenant c'est la vie sur Mars. Ou alors avant ce fut la puissance d'être proche de la papauté ou des seigneurs et maintenant c'est être dans les hauts cadres d'une grande société. Avant ce fut être croyant et convertir à ce bienfait le plus possible de monde pour que chacun soit heureux, maintenant c'est l'altermondialisme, le bonheur pour tous, l'éradication de la pauvreté. Le cadre change, les objectifs fort peu je trouve.

Et ce n'est pas un mal ... ce n'est pas un bien non plus. C'est Juste différent. Mais là dedans c'est chacun qui peut-être meilleur : meilleur que lui même. Ce n'est que comme ça, à mon sens, qu'on arrivera vers un mieux pour l'humanité. Mais je pense aussi que cela n'arrivera jamais. Voilà
Lecter
fragdog a bien résumé mon point de vue.
Sephi
Perso, je trouve que le point de vue de Marma - à savoir centrer les choses sur la reproduction - est gentiment ridicule (c'est pas une critique, c'est pour ± sérieusement taquiner).

Un argument semblable serait de dire que notre existence tend vers la nourriture. On ne vit que pour manger, car si on ne pouvait pas manger, on mourrait et rien de ce qu'on ferait n'aurait de sens. Sans bouffe, pas de reproduction, ni progrès, ni culture, ni rien. Donc notre existence tend vers manger.

Un autre argument semblable plus proche de cet humoriste que je trouve assez vulgaire (Jean-Marie Bigard) serait de dire que notre existence tend vers la défécation. Car si on était incapable de chier, on mourrait et rien n'aurait de sens. Comme pour la reproduction.

•••

Non, non, l'homme est un être vivant avec ses besoins vitaux en tant qu'espèce animale, d'accord. Mais l'être humain a aussi ses spécificités propres : un cerveau suffisamment élaboré capable d'appréhender l'abstrait, la culture, le plaisir intellectuel, l'ambition ... réduire la finalité de l'existence de l'humain à son système reproducteur, c'est aller un peu trop loin.
Marma
Sephi, Fragdog et les autres:

YES! Vous avez finalement raison...
Disons juste qu'il y a deux niveaux différents du "but de l'existence".

Celui d'apporter quelque chose au monde, et celui de produire un gendre qui va profiter de ce quelque chose qu'on y apporte.
Sephi
Les Dieux doivent se délecter de plaisir en voyant les humains se chercher désespérément un sens hypothétique à leur vie absurde.
Quentin
Citation (Sephi @ 30 Jan 2004, 15:12 )
Les Dieux doivent se délecter de plaisir en voyant les humains se chercher désespérément un sens hypothétique à leur vie absurde.

En effet puisqu'il n'y a ni Dieu ni sens smile2.gif

Edit : A noter que si de nombreuses demoiselles veulent essayer la théorie de Marma, je crois l'avoir bien saisie et suis prêt à enseigner. Un peu comme Simon le sage.
Et si Marma est d'accord, on fonde ensemble une grande communauté tongue2.gif (fallait bien un petit édit pour marquer une connerie pareille !)
Anubis
Quentin, on peut se tutoyer? t'es lourd biggrin.gif tu me rappelles un petit frère, aux grandes oreilles (je précise de suite, private joke tongue2.gif ) allez, marcel, c pour rire laugh.gif

oui, je sais, hors sujet donc ... sors.gif
Lecter
Non, Quentin n'est pas lourd, il est LOURD. Nuance wink.gif
Marma
Lecter: la cerise sur le gâteau... laugh.gif

Quentin: qui sait!!! peut-être que le but de l'existence est un rien différent selon qu'on soit homme ou femme... rolleyes.gif

OK, je me tutois, T'ES LOURD MARMA! tongue2.gif
Quentin
Merci Anubis, merci Lecter ... je savais qu'un jour on reconnaitrait mon talent publiquement tongue2.gif

Et si vous voulez je vous développe quelques actes philosophiques intéressants comme ceux de Simon le Sage ou des barbélognostiques biggrin.gif
fragdog
hoooo ouiiiiiii biggrin.gif
et va pour le cercle SVR, "sens de la vie dans la reproduction" tongue.gif
Quentin
Simon le sage était un sage qui vivait en harmonie dans un communauté d'une trentaine de personne et pronait l'échangisme. C'est ainsi qu'ils vécurent tous heureux (mais pas toujours dans le même ordre).

Quand aux barbélognostiques, ils étaient un peu plus trash et consommaient du sperme avec furie (sisi). Lorsqu'un coït n'était pas interrompu avec assez de diligence, ils retiraient le foetus avec les doigts et le mangeaient.

Voilà ... celà dit les cyrénaïques pronaient déjà le plaisir (Aristippe de Cyrène était un des élèves de Socrate) mais avec plus de modération. Pour eux c'était le cheminement du juste milieu ... vers le plaisir !
Anubis
Mais c crade ton truc!!! drkarma.gif

Remarque, ca peut etre bon un ptit foetus tongue2.gif

Amis de la fraicheur bonswaaaaaaar
Ldéconne
quentin > tu te trompes quand tu dis que Dieu n'existe pas... le tien c'est nietzsche et perso je gerbe sur Nietzsche "Ainsi parlait Ludmilla"...
pour en revenir au thread, deux conceptions s'affrontaient...

1. la conception scientifique : la reproduction
2. la conception philosophique : la négation de l'être en tant qu'être autonome et libre de ces choix baignant dans une société multiculturelle et ouverte sur le monde. Ma critique portait donc sur le repli de l'être sur lui même allant jusqu'à sa négation totale. Voilà, sur ce je vous laisse.
fragdog
Citation (Ldéconne @ 1 Feb 2004, 15:51 )
tu te trompes quand tu dis que Dieu n'existe pas...

c'est minimaliste de dire ca, mais tant qu'on n'a pas de preuve, on peut rien dire....
Je vois pas qui, ni comment qqun peut dire que Dieu éxiste, mais je ne demande qu'a voir.
Quentin
Citation (Ldéconne @ 1 Feb 2004, 15:51 )
quentin > tu te trompes quand tu dis que Dieu n'existe pas... le tien c'est nietzsche et perso je gerbe sur Nietzsche "Ainsi parlait Ludmilla"...
pour en revenir au thread, deux conceptions s'affrontaient...

J'étais toujours dans le sujet smile.gif
Et le "Dieu n'existe pas" ne concerne pas juste Dieu ... et Nietzsche n'est pas mon dieu loin de là. Juste il a écrit pas mal de choses que je trouve très juste. Je tiens à préciser aussi que je n'ai pas

Pour sur aussi : pour une fois j'ai pris mes conceptions personnelles, qui, même si elles sont inspirées, sont personelles. Je n'ai pas cité Nietzsche à ce que je sache. Mais bon si telle est ton intérpretation de ma réponse soit ...
Jonathan
Citation (Ldéconne @ 1 Feb 2004, 15:51 )
tu te trompes quand tu dis que Dieu n'existe pas... le tien c'est nietzsche et perso je gerbe sur Nietzsche "Ainsi parlait Ludmilla"...

Héhé, sans le savoir, tu n'as jamais été aussi près de Nietzsche!
Gerber sur Nietsche, c'est être nitzschéen...
Ldéconne
Citation (Jonathan @ 1 Feb 2004, 23:42 )
Citation (Ldéconne @ 1 Feb 2004, 15:51 )
tu te trompes quand tu dis que Dieu n'existe pas... le tien c'est nietzsche et perso je gerbe sur Nietzsche "Ainsi parlait Ludmilla"...

Héhé, sans le savoir, tu n'as jamais été aussi près de Nietzsche!
Gerber sur Nietsche, c'est être nitzschéen...

laugh.gif mdr... vivement que les philos nous viennent en aide...
DGsu.
En étant très très bref: Nietzsche suggère le dépassement du nihilisme, le néant de l'existence, en nous défaisant d'abord des illusions que nous dressons contre lui (idoles, dieux et celles distillées par les "prêtres", etc.) et ensuite en valorisant la vie, ici et maintenant, en acceptant le devenir et le temps (si une telle chose existe!), et à supposer que nous fussions en bonne santé en nous muant en créateurs à l'instar de l'artiste.

Et sans vous vexer, je corrigerais le titre de la discussion en "vers quoi tend notre existence" biggrin.gif
Sephi
Je suis modérateur, mais je n'ai visiblement pas la possibilité de renommer un thread malheureusement.

On est obligés de s'en remettre à la bonne volonté du créateur du thread en espérant qu'il relise le titre au moins une fois pour prendre le temps de l'écrire sans faute la prochaine fois :/
DGsu.
J'ai aussi essayé de voir s'il était possible de modifier le titre et ça ne figure pas dans les options de modération quoique qui'ly avait rien à modérer, Nietzsche n'est pas trop en faveur de la modération... et puis du moment qu'on comprend le sujet...

Citation
mais je n'ai visiblement pas la possibilité de renommer un thread malheureusement.


Nous pouvons continuer sur Nietzsche, excellent sujet pour ceux et celles qui veulent connaître le sens de leur vie: le NEANT!!!
Sephi
Je n'ai jamais lu Nietzsche, quelqu'un aurait-il un article ou texte exprimant quelques points essentiels de "sa" vision du sujet ?
DGsu.
Difficile parce que c'est une philosophie qui n'est pas exposée en système, donc très diffuse et parfois contradictoire... Mais ceci n'est pas mal (et pas seulement pour N.):

Nietzsche sur l'Agora
Marma
Ouais, ouais...
Nietzsche et sa philo de la religion dans laquelle l'être humain se console pour ne pas faire face à sa mort définitive, Nietzsche qui célèbre l'individualisme et l'unique personnalité qui sommeille en chacun de nous, Nietzsche qui est en faveur de la culture la plus diversifiée en tant que valeur essentielle de la société...

J'aime bien, mais je le trouve trop radical.

C'est comme Rousseau...

C'est bien beau de philosopher sur une démocratie directe, mais la mettre en application, c'est une autre paire de manches! happy.gif
DGsu.
Tu trouves Nietzsche individualiste. Pourtant, tu peux apprécier certains aspects très positifs de sa philosophie, sans te fermer pour autant à la réflexion sur les relations, la collectivité, la société et la politique que proposent d'autres philosophies et qu'il évite. Je pense que nous pouvons trouver de quoi entretenir pas mal de réflexions sans nécessairement prendre une philosophie comme une méthode à suivre strictement en vue de répondre à toutes les questions ou d'atteindre le bonheur (ou quoi que ce soit de similaire). Sinon ça risque de se transformer en religion de nouveau... Et c'est aussi une attitude que Nietzsche réprouve, autant par rapport à la philosophie qu'à la religion.

Nietzsche, ça vaut la peine
I am Jack's capitalist pig
Perso, j'suis un grand fan, et Nietzche est peut-être radical, mais il anticipe justement le vide post-postmoderne (mot forgé, je sais) que nous connaissons. Et puis ses écrits sont très allèchants & poétiques mais, il est vrai, un peu chauds à assimiler (qu'es-ce que j'aimerais maîtriser l'allemand!)
Un très grand philosophe.

P.S.: Ce que j'aime surtout chez Nietzche, c'est sa description de la liberté à la fois comme un fardeau extrêmement lourd à porter et un immense privilège/honneur.
Marma
Attention, ça ne veut pas dire que je supporte le pôle opposé à Nietzsche!!!
Je suis athée, et je réalise bien que ma vie tend vers ma mort... tongue2.gif

Il y a juste que l'importance qu'il donne à la culture et à la diversité me dépasse un peu...

Diversité, chez l'être humain, rime avec le mot ADVERSITE!!! (malheureusement) et donc trop de diversité conduit nécessairement au conflit...

En effet, du moins pour ce que j'en sais, Nietzsche n'aborde pas vraiment la notion de "paix"...

Il n'empêche, pour ma part, je me situe entre les théories de "paix" et de "coexistence pacifique" de Kant et la notion individualiste de Nietzsche. happy.gif
I am Jack's capitalist pig
Citation (Sephi @ 30 Jan 2004, 14:43 )
Perso, je trouve que le point de vue de Marma - à savoir centrer les choses sur la reproduction - est gentiment ridicule (c'est pas une critique, c'est pour ± sérieusement taquiner).

Un argument semblable serait de dire que notre existence tend vers la nourriture. On ne vit que pour manger, car si on ne pouvait pas manger, on mourrait et rien de ce qu'on ferait n'aurait de sens. Sans bouffe, pas de reproduction, ni progrès, ni culture, ni rien. Donc notre existence tend vers manger.

Un autre argument semblable plus proche de cet humoriste que je trouve assez vulgaire (Jean-Marie Bigard) serait de dire que notre existence tend vers la défécation. Car si on était incapable de chier, on mourrait et rien n'aurait de sens. Comme pour la reproduction.

•••

Non, non, l'homme est un être vivant avec ses besoins vitaux en tant qu'espèce animale, d'accord. Mais l'être humain a aussi ses spécificités propres : un cerveau suffisamment élaboré capable d'appréhender l'abstrait, la culture, le plaisir intellectuel, l'ambition ... réduire la finalité de l'existence de l'humain à son système reproducteur, c'est aller un peu trop loin.

Et si tes pensées et ton activité cérébrale n'étaient qu'une vaste mascarade élaborée par tes gênes en vue d'assurer leur propre reproduction? Il ne faut pas négliger les facteurs obscures sous prétexte qu'on ne peut pas encore les expliquer wink.gif (bon, j'exagère, mais tu suis mon idée, nietwaar?).

(Ma source: Taking the red pill: Science, Philosophy and Religion in "The Matrix" cool2.gif).
Marma
En effet, il se pourrait bien que les "facteurs obscurs" soient négligés par mon cerveau...

Je fonctionne cependant de la manière suivante:

Je suis ce qui est le plus rationnel à un moment donné.

Il est vrai que le but de mon existence pourrait bien dépasser de loin le fait de simplement manger et se reproduire, mais tant que je ne suis pas en mesure de me l'expliquer et de le comprendre, je m'attache au plus simple avec l'intention de découvrir la Vérité lorsque j'aurais accumulé assez de "données" pour pouvoir m'en persuader moi même. happy.gif
I am Jack's capitalist pig
En fait, ce que je m'attachais à souligner (et c'est un peu mon point de vue aussi) est qu'on ne se rend bien souvent pas compte à quel point nous pourrions être contrôlés par notre nature animale (je veux dire, oui, on s'en rend[rait] compte, mais on la sous-estime[rait]). Je trouve intéressante la théorie selon laquelle nos gènes sont plus des "puppet masters" que nous n'aimerions l'admettre. Mais elle est perturbatrice dans le sens qu'elle démystifie complètement l'idée même du destin, d'un "ordre supérieur universel", en le réduisant au seul fonctionnement biologique de nos composants. Il est vrai que ceci supposerait que nos gènes soient "intelligents" (ils le sont peut-être, dans un sens très primaire). Imagine-toi une seconde que les germes des sketchs très basiques de ton futur comportement soient déjà implantées en toi dès la naissance, et que ces sketchs se développent en une fresque complexe mais limitée au fur et à mesure de ton existence. Bien sûr, tu aurais une formidable capacité de réflexion que tu développerais, mais les agents chimiques au service de tes gènes seraient toujours présents dans tes méniges, prêts à corriger ta trajectoire par mille mécanismes régulateurs, déjoués en partie par ta conscience, certes, mais avec lesquels ta volonté ne peut rivaliser.
Ca relève de la science fiction. Mais je crois que la plus grande révolution à venir est d'ordre biotechnologique, à savoir la mise à nu totale du fonctionnement du système nerveux central et de ses interactions avec les autres systèmes (reproductif, notamment) du corps humain, et que comme dit l'oracle à neo dans le chef d'oeuvre des frères Wachowski, "La réponse est EN toi".

Mais bon, ces théories sont faites pour l'avenir (peut-être plus proche qu'on le croit ph34r.gif )
Ldéconne
Ma rencontre avec Nietzsche s’est déroulée de manière un peu particulière. J’ai rencontré ce personnage au travers d’un portrait d’une femme particulière : Cosima Wagner, la femme de R. Wagner.
Il transpirait au sein de ces lignes des relents d’une saveur que je qualifierais pour le moins de dérangeante (nationalisme fin 19°s).

La raison pour laquelle je déteste la philosophie de Nietzsche vient du fait qu’il prétend de manière dogmatique que le néant est ce vers quoi l’humain tend… Or me semble t il, la reproduction biologique de l’homme tend à reproduire des caractères que les géniteurs et avant eux leurs propres géniteurs ont développé. Ainsi donc, à mon sens, l’homme ne vient pas du néant pour y retourner…

Autre point sur lequel j’aimerai revenir. Nietzsche annonce que Dieu est mort, je suis très contente pour lui, mais l’a t il jamais rencontré pour prétendre que cette affirmation (dogmatique à mes yeux) est véridique – tel Saint Thomas, je ne crois que ce que je vois.
Une autre théorie développée par Nietzsche parle de bien et de mal… mais comment pouvons nous décider et définir en dehors du cadre judéo-chrétien (qui pour rappel est néanmoins le fondement de nos sociétés occidentales) de ce qui est bien de ce qui est mal ?
Selon lui, le bien existerait tout autant que le mal en chacun d’entre nous, mais cette pulsion (bénéfique ou maléfique) ferait de nous des êtres soit bons, soit mauvais… permettez moi d’en douter… bien que des généticiens soient parvenus à mettre en lumière que certains gènes seraient responsables du comportements agressifs chez certains individus ou les possibilités de déviance. Je suis sceptique sur le sujet…
Ce qui rejoint le paragraphe suivant et qui aux yeux de beaucoup de monde est une résolution possible de ce problème majeur c’est la théorie de Freud du ça, moi et surmoi…

Pour faire court, Freud déclare que nous avons en nous trois instances : le moi = instance de compromis entre le ça et le surmoi - le ça étant les pulsions de vie, d’éros et le surmoi étant les pulsions de mort et de destruction. En gros, cette théorie repose sur le fait que l’instance de compromis – le moi - sert à équilibrer les pulsions d’éros et de thanatos. Vous l’aurez compris par vous même, si ces pulsions n’étaient pas régulées, voir censurées par les pressions sociales ou l’autocensure nous serions alors plonger soit dans un délire collectif (qui si mes souvenirs sont bons est dénoncer par notre ami Nietzsche, tout comme par Marx lorsque ce dernier s’attaque à la religion), soit dans un état de guerre permanent (cf. Hobbes) c’est à dire, une société désorganisée et totalement anarchique au sens non démocratique.

Bon là, je vais m’arrêter non que je n’ai pas envie de continuer mais disons que je ne sais pas trop bien comment terminer ce post… j’ai pas envie non plus de faire une mauvaise dissertation sur le sujet et je clos ainsi ma participation au sujet…

J’espère que vous ne m’en voudrez pas d’avoir commis autant de fautes de français mais de mauvaises habitudes ont été prises très jeune et je suis dans l’incapacité de les modifier…
Sur ce je vous souhaite un bon débat sur ce « brave » gars et vous souhaite la bonne nuit.
Ludmilla.
I am Jack's capitalist pig
Citation (Ldéconne @ 10 Feb 2004, 03:25 )
bien que des généticiens soient parvenus à mettre en lumière que certains gènes seraient responsables du comportements agressifs chez certains individus ou les possibilités de déviance. Je suis sceptique sur le sujet…

Aux Etats-Unis, certains avocats de la défence ont récemment (il y a 2 voire 3 ans) commencé a invoquer l'argument génétique pour assurer la défence de leurs clients. Je n'ai pas de nouvelles quant à d'éventuels acquitements, mais je ne serais pas surpris de voir une réduction de peine grâce à ce nouvel argument dans les quelques années à venir (mais à ce moment-là, il y aurait moyen de modifier ces gènes pour atténuer leur effet néfaste sur le comportement).
DGsu.
Pour revenir aux commentaires précédents sur le grand moustachu:
Citation
mais il anticipe justement le vide post-postmoderne

Tu parles de quoi? Le vide post-moderne a vite été rempli alors: la religion du fric, la religion de la technique, la religion de la science... L'homme n'a toujours pas compris que vie=néant et l'illusion règne en maîtresse, maintenant et ici! Suffit aussi de voir le regain de mysticismes en tous genres, astrologie et machins-trucs.

Et pour répondre au long message de Ldéconne, il faudrait plus de temps

Citation
néant est ce vers quoi l’humain tend

Pas d'accord, N. ne dit pas que la vie de l'homme tend vers le néant mais vers l'éternel retour du même, ce qui est totalement différent. Par contre, la vie de l'homme est un néant qu'il faut dépasser

Citation
que Dieu est mort

Je n'ai lu ça nulle part dans Nietzsche, c'est une interprétation a posteriori, il ne répond pas à cette question et ne la pose même pas. N. dit qu'il faut se défaire des illusions qui masquent le néant et que la religion et Dieu en sont. Il est en faveur d'une ficition artiste (quelque chose comme: "Créé ta vie") qui nous sortira de la dévitalisation et de la faiblesse mentale et physique

Citation
Ma rencontre avec Nietzsche s’est déroulée de manière un peu particulière. J’ai rencontré ce personnage au travers d’un portrait d’une femme particulière : Cosima Wagner, la femme de R. Wagner.
Il transpirait au sein de ces lignes des relents d’une saveur que je qualifierais pour le moins de dérangeante (nationalisme fin 19°s).

Là c'est plus facile de répondre: N. a été honteusement récupéré par tout le nationalisme allemand, à commencer par son infame soeur et le mari de celle-ci, porte-drapeau du pangermanisme (Deutschland über Alles) fin 19ème comme dit très justement. Cosima, la fille de Liszt et la femme de Wagner en était aussi. Les textes de N. ont été charcutés et recomposés sans retenue et c'est pourquoi on l'a trop souvent associé avec ces mouvements, jusque dans le nazisme. Or, lorsqu'on lit N., on comprend très vite qu'il est anti-nationaliste, anti-raciste, philogyne, même si ses écrits ne sont pas exempts de contradictions qu'il faut accepter. Les interprétations contradictoires et utilisations détournées sont peut-être le lot de cette philosophie non érigée en système, diffuse.

Kharacho, je n'ai pas suivi toute la discussion, je ne réponds qu'à quelques points qui me semblent importants, c'est VASTE.
I am Jack's capitalist pig
Je parle du vide post-postmoderne (après le postmodernisme) au point de vue philosophique, surtout (Derrida préconise "la mort de la philosophie"; dans un sens il a raison; où en est la philosophie? Le "New Age"?).

Je crois que la phrase "Dieu est mort" est écrite texto dans une des oeuvres de Nietzche, je ne sais plus laquelle, mais je suis certain qu'elle est quelquepart (sinon pourquoi la citerait-on?) Quant à l'interprétation de celle-ci, la question reste ouverte.

nous tendons vers le néant OU nous tendons vers l'accomplissement de notre destin; ces deux vues représentent le clivage pessimisme/optimisme (c'est une question de foi).
DGsu.
Citation
parle du vide post-postmoderne (après le postmodernisme) au point de vue philosophique, surtout (Derrida préconise "la mort de la philosophie"; dans un sens il a raison; où en est la philosophie? Le "New Age"?).

oui, peux-tu expliciter? Lorsque tu disais que nous vivions dans le vide post-moderne, cela impliquait pour moi que nous avions pris conscience du néant et ne lui avions pas subsitué d'illusion. Or ce n'est pas le cas, le monde continue à courrir après des illusions, des idées qui selon Nietzsche (je dis bien selon N.) sont négatives et dévitalisantes.

Je ne sais pas où en est la philosophie, entre idéalisme et relativisme, entre matérialisme et spiritualité. Pouvons-nous affirmer que nous assistons à la mort de la réflexion, de la pensée proprement humaine comme ça?

Citation
Je crois que la phrase "Dieu est mort" est écrite texto dans une des oeuvres de Nietzche, je ne sais plus laquelle, mais je suis certain qu'elle est quelquepart (sinon pourquoi la citerait-on?) Quant à l'interprétation de celle-ci, la question reste ouverte.

Ok, peut-être et ça m'a échappé. De toute façon, tu ne peux pas résumer une philosophie en une formule, surtout quand chez N. elle est retirée d'un contexte. "Dieu est mort" est une formule qui sonne très fort, ce qui permet de l'utiliser n'importe quand et n'importe comment. Je pense que ce qu'il veut dire une fois de plus est qu'il faut "tuer" l'illusion, en prendre conscience du moins. Non?

Citation
nous tendons vers le néant OU nous tendons vers l'accomplissement de notre destin; ces deux vues représentent le clivage pessimisme/optimisme (c'est une question de foi).

Je ne pense pas que nous tendions vers le néant, enfin je n'en sais f...ement rien. Tout au plus pouvons-nous dire que nous allons mourir et que la vie et sa fin est tout ou une partie de notre destin. Et puis? Autant vivre cette vie plutôt que de glorifier un au-delà illusoire, autant la vivre bien (ce qui ne signifie pas fais ce que tu veux quand tu veux hein!), en artiste créateur. C'est ce que dit N. en substance.
I am Jack's capitalist pig
C'est vrai que nous vivons une ère d'illusions, nous tendons de plus en plus à substituer le fantasme à la réalité, et ça devient allarmant (nous avons beaucoup trop de moyens technologiques de rester immerger pour des durées de plus en plus longues dans le monde virtuel). Je crois que ça affecte notre façon de penser, et que le cadre dans lequel nous conduisons nos réfexions est en train de subir une métamorphose de plus en plus accélérée au fur et à mesure que l'illusion prend le pas sur la réalité. Et c'est vrai que nous pouvons observer quantités de groupes qui luttent pour garder le contact avec ce "paradis perdu" qu'est le réel (terme dont le sens-même est sujet à des interprétations diverses, maintenant plus que jamais auparavant). C'est pourquoi je comprends, dans une certaine mesure, l'attitude des musulmans (et accessoirement les autres fidèles) qui se raccrochent à leur religion; c'est leur "réalité" (elle est restée fondamentalement la même pendant des siècles -> repère immuable et sacré dans la vaste poubelle pluraliste de la modernité).

Citation
Ok, peut-être et ça m'a échappé. De toute façon, tu ne peux pas résumer une philosophie en une formule, surtout quand chez N. elle est retirée d'un contexte. "Dieu est mort" est une formule qui sonne très fort, ce qui permet de l'utiliser n'importe quand et n'importe comment. Je pense que ce qu'il veut dire une fois de plus est qu'il faut "tuer" l'illusion, en prendre conscience du moins. Non?


Tout à fait d'accord avec toi. Combien de fois n'a-t-on pas vu (et entendu) des critiques à propos de Nietzche de la part de personnes qui ne conaissaient que sommairement sa philosophie, et qui se laissaient dérouter par sa célèbre phrase (idem pour sa théorie du surhomme, mais bien souvent on rectifie d'entrée la mésinterprétation nazie).

Citation
Autant vivre cette vie plutôt que de glorifier un au-delà illusoire, autant la vivre bien (ce qui ne signifie pas fais ce que tu veux quand tu veux hein!), en artiste créateur. C'est ce que dit N. en substance.


C'est vrai, Nietzche, c'est l'affranchissment par excellence, mais à quel prix? Il faut vraiment des efforts "surhumains" ( wink.gif ) pour y arriver, mais il serait bénéfique pour certains de s'eloigner un peu plus de l'animal et de se rapprocher un peu plus du surhomme (moi, notamment).
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