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Version complète : Maturité philosophique !
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Sephi
Mon prof de français avait dit :

Vers 18-20 ans, vous vous croyez tous hyper intelligents, vous avez de grandes réflexions et de grandes théories philosophiques. L'Amour, la Mort et le "Peut-être que notre monde est une illusion et qu'il existe un autre monde en dehors de celui-ci" sont les principaux sujets de réflexion.

Mais remarquez que rares sont ceux qui mettent vraiment en pratique leurs réflexions et leurs théories, et que derrière une façade intellec, en fait ils continuent à mener leur petite vie selon les normes. Et avec les années, ils oublient toutes leurs belles théories.

Il ne faut pas philosopher dans le but de philosopher et de s'évader dans des réflexions passionnantes. Le but de la philosophie est de trouver un sens ou un but dans sa vie, et de mettre en place les moyens pour atteindre ce but. Sans cela, vous n'êtes que des intellos branleurs en début d'université.


Bon, ce n'est pas mot à mot ce qu'il avait dit, évidemment, mais en gros, voilà l'idée. Vous en pensez quoi ? Vous trouvez que vous philosophez plus "pour le plaisir" ou "pour l'intellec" ? Que retirez-vous de vos réflexions philosophiques, mis à part des théories complètes, mais inabordables dans la vie réelle ?
Delta
J en pense que je philosophe plus pour avoir un pretexte a papotter... Les rares reflexions que je poursuit tendant souvent a me deprimer plus qu autre chose, je les gardes pour les jours ou je suis VRAIMENT TRES mal... Et pis, j ai jamais eu droit a une reflexion philosophique reellement aboutie.
Delta
C est pas parce que j ai repondu que vous pouvez plus le faire happy.gif;; Allez hop, faites moi bouger vos neurones (euh... pas a dire pendant les exams)
Sweetie
Ben je suis assez d'accord avec Delta. Philosopher sur des sujets tel que "y a t il une vie après la mort ?" c'est plutot pour faire la papote quand on s'ennuie. smile.gif
Les sujets qui aboutissent, sont plutot les questions qu'on se pose sur notre vie actuelle.
Marvelous
Analyse - réflexion - mise en application.

Mise en pratique des idées développées par cogitation individuelle ou collective pour avancer d'étapes en étapes.

Les mauvaises idées sont oubliées soumises à la sélection naturelle.

Le processus de tris des idées s'affine avec l'expérience et devient de plus en plus élaboré; on arrive à des idées maîtres qui deviennent des préceptes de vie, basés sur l'expérimentation.

S'enfoncer dans des réflexions dont on ne trouvera comme réponses que des questions n'est pas intéressant dans un premier temps, mais peut s'avérer utile dans un second temps.

Mmh partant du principe qu'on apprend qu'avec les erreurs, on peut aussi apprendre avec les réussites si on connaît les erreurs qu'on a évitée, ce qui induit une réflexion post-expérience.

Mmh c'est cela oui.


En conclusion, Je coeur les espaces vectoriels. (hermitien, ça veut dire qu'on est un asocial allemand ?) grumbl :freak6:
Quentin
Une fois n'est pas coutume, je ressors un sujet qui visiblement n'avais pes eu enormement de succès à l'époque (la section philo étant assez morte, on s'amuse comme on peut non ? tongue.gif)

C'est une constatation évidente que de voir cet éveil à la philosophie à notre age. Il est tout aussi évident que cela est relativement passager pour la plupart et que les questions posée sont généralement celles qui vont de pair avec un certain éveil au monde et un questionnement sur l'avenir.
Car finalement l'avenir est ce qui, à priori, nous préoccuppe le plus et nous préoccuppe tous. On essaye de se positionner dans la société (notre place change et on entrevoit tout doucement l'entrée dans la vie vraiment active) et arrive souvent la question du but. Le pourquoi, cette sempiternelle question philosophique, se retrouve associé à nos petits problèmes personnel.
De cela découle souvent diverse lectures, discussions ou autres méthodes d'interrogations pour répondre à nos questionnements mais généralement cela s'en tient à une réflexion. Le raison en est simple : certains aiment philosopher pour le plaisir et d'autres ne trouvent pas (ou ne cherchent pas la plupart du temps) la mise en application de leur réflexion. Embrigadé dans la société - l'éducation qu'elle nous profère à tout les niveaux - il est déifficile de s'en détacher et donc d'arrriver parfois à mettre en application sa réflexion.
Mais la réflexion philosophique doit-elle aboutir sur une action ? C'est là un point qu'il me semble intéressant de soulever. En effet, il n'est pas rare que quelqu'un pense quelque chose mais agisse en son contraire parce qu'il n'est pas convenable d'agir de la sorte. Il faut bien sur que la réflexion soit une conviction ou du moins que cela ne nous fait pas honte de l'exposer par le biais de l'action. Je peux très bien penser que la vie volage et dissolue vaut mieux que tout et finalement me révèler fidèle et sérieux en tout. C'est une question d'honnêteté morale.
Il faudrait peut-être plus souvent envisager la philosophie comme une réflexion permettant d'améliorer sa vie. Ainsi est née la métaphysique grèque. Prendre exemple sur les cyniques ou les cyrénaiques pour qui la philosohpie était dans l'action.
Bien sur ici la question du but est beaucoup plus vaste et peut se révèler d'un autre débat...
benoua
Citation (Quentin @ 21 Nov 2003, 11:44 )
Il faut bien sur que la réflexion soit une conviction ou du moins que cela ne nous fait pas honte de l'exposer par le biais de l'action. Je peux très bien penser que la vie volage et dissolue vaut mieux que tout et finalement me révèler fidèle et sérieux en tout. C'est une question d'honnêteté morale.

Ça peut être interprété dans les deux sens ça, qu'est-ce qui est immoral ? Qu'est-ce qui est malhonnête ?

Si tu penses que la vie volage et dissolue vaut mieux que tout, comment peux-tu être fidèle et sérieux en faisant le contraire de ce que tu penses ? Le mystérieux principe de l'exception qui confirme la règle ? Et si tu es fidèle et sérieux dans ton application d'une vie volage et dissolue, où est l'opposition ? smile.gif
Quentin
Tu peux être fidèle et sérieux dans les actes mais soutenir le contraire ! Je ne parle pas du fait que vivre une vie dissolue est immoral et malhonête (l'immoralisme est un autre débat dans lequel je me ferai un plaisir de me lancer).
Je peux comprendre que je me sois mal exprimé ... En fait je voulais montrer par là que la différence entre la "théorie" et la "pratique" devrait, pour bien faire, être nulle. Sinon c'est s'engager dans une voie tronquée du beau penseur qui est aussi beau parleur. C'est la limite de quelqu'un qui n'a pas le courage de ses opinions : oui il les exprime verbalement mais il n'osera jamais les mettre en pratique car elles vont à l'encontre du ses commum. Il ne s'agit pas là à proprement parler de maturité philosophique mais bien de sagesse de vivre je dirais plutot. Bien sur s'il on a acquis cette sagesse, c'est grâce à une maturité de vivre. Car la philosophie, la morale sont des manières de vivre plus que des réflexions en l'air contrairement à ce que l'on croit souvent. Mais pour comprendre comment bien vivre il faut passer par la réflexion.

(PS: qui d'autre que toi aurait pu commencer par me contredire et chercher la petite bête wink.gif)
benoua
Citation (Quentin @ 21 Nov 2003, 13:02 )
Tu peux être fidèle et sérieux dans les actes mais soutenir le contraire !

Tu confonds fidélité et hypocrisie smile.gif

Au delà du traditionnel "Faites ce que je dis, pas ce que je fais", est-ce que tu veux dire qu'il faut adapter ses actes à sa pensée (qui est à ce moment-là plutôt abstraite), ou au contraire essayer de penser conformément à ses actes ?

C'est-à-dire, dans ton exemple (en admettant qu'il ne soit pas contradictoire), la personne doit-elle se mettre à mener une vie dissolue, ou proner la fidélité et le sérieux ? Est-ce que l'un des deux est plus sage ?

Est-ce que tu ne connais pas de vieux hypocrites ? Pourtant ils ont acquis une certaine maturité de vivre. Le fait de ne plus être perturbé par le fait de penser autrement que ses actes n'est-il pas aussi une forme de sagesse ?
fragdog
Les questions que nous nous pausons a 18-20 ans sont un passage obligé. Tout comme le fait a un certain moement de renier ces réflexions et de remettre les pieds sur terre. Nous critiquons souvent les vieux pour leur manque de d'imagination de recul,... et eux nous critiquent par rapport a notre imagination débordante et notre manque de responsabilité réel.
N'est-ce pas la un passage obligé de conflit entre 2 générations ? Mais qui a tort ? qui a raison ? Le monde ne serait certainement pas plus mauvais si nous les jeunes et nos théorie avions un peu plus de place dans les bibliotheques et les débats.

Mais meme si notre vision des choses et nos prise de position évolue au fille du temps, les plus grand de ce monde n'etaient-ils pas eux même des gens "maladifs" par leur réflexion ?

Par éxemple albert einstein qui etait un des plus grand scientifique qu'on ai jamais eu, était extrement tourmenté a l'idée de concevoir un Dieu a l'origine de notre monde. Sa vie durant, il chercha une réponse scientifique, en vein mais déclara a la fin de sa vie que Dieu lui était apparu comme créateurs de l'univers.

Ces gens qui ont marqué notre monde ont eux-meme consiliés les deux prise de postion : l'imagination et la concrétisation.

Ce que j'éssaye de dire c'est que votre professeur aura beau sortir toutes les réflexions qu'il veut, il ne pourra empecher une certaine génération de rever car le reve est une des clefs éssentielle de notre identité. Cette fougue passionnelle que nous avons tous a vouloir révolutionner le monde nous fera évoluer.
Essayez de retrouver des gens qui ont fait mai '68. Vous verez qu'ils ont autre chose a raconter qu'un prof de philo....
Sephi
Citation
Le monde ne serait certainement pas plus mauvais si nous les jeunes et nos théorie avions un peu plus de place dans les bibliotheques et les débats.

Je n'ai pas compris ta phrase, or elle m'intéresse.
Citation
Mais meme si notre vision des choses et nos prise de position évolue au fille du temps, les plus grand de ce monde n'etaient-ils pas eux même des gens "maladifs" par leur réflexion ?

Je ne comprends pas.
En quoi l'évolution (avec le temps) de notre vision a-t-elle un lien avec le fait que les grands étaient "maladifs" par leur réflexion ?
Je comprends la phrase avant et après la virgule, mais je ne comprends pas le lien entre ces 2 parties.
Citation
Ce que j'éssaye de dire c'est que votre professeur aura beau sortir toutes les réflexions qu'il veut, il ne pourra empecher une certaine génération de rever car le reve est une des clefs éssentielle de notre identité.

Le but de mon prof n'était nullement d'empêcher les jeunes de rêver, c'est exactement le contraire il souhaitait que nous laissions grandir nos rêves et convictions et que nous cherchions à les concrétiser pour leur donner une portée autre qu'abstraite.

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Citation
Car la philosophie, la morale sont des manières de vivre plus que des réflexions en l'air contrairement à ce que l'on croit souvent. Mais pour comprendre comment bien vivre il faut passer par la réflexion.

C'est ce que j'ai toujours voulu défendre. Moi, je vois l'essence de la pensée philosophique avant tout comme une recherche de la meilleure façon de se situer dans le monde (physique et intellectuel), et pour cela il faut savoir penser, savoir laisser gambader ses réflexions dans toutes les directions, et trouver la sienne.
Je trouve que la philosophie, pour le grand public, est souvent réduite à l'image du gars qui se prend la tête avec des réflexions inutiles et abstraites, ce qui fait oublier la vocation première (hautement honorable) de la philosophie.

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Citation
adapter ses actes à sa pensée (qui est à ce moment-là plutôt abstraite), ou au contraire essayer de penser conformément à ses actes ?

Cela sent fortement les notions de fond et de forme ... une première étape serait de déterminer qu'est-ce qui joue le rôle du fond : est-ce son identité intellectuelle, sa pensée ou bien est-ce son attitude concrète extérieure, ses actes ?
Une 2e étape serait de se poser la question : est-ce que la forme devrait suivre et s'adapter au fond, ou bien l'inverse ? En d'autres termes : Quel est le plus important : le fond ou la forme ? La pensée ou les actes ?
Si l'on devait sacrifier l'un des deux pour vivre, notre vie serait-elle meilleure si l'on sacrifie sa pensée (pour se conformer à ses actes) ou bien ses actes (pour rester fidèle à sa pensée) ?

La question serait résolue si l'on décidait d'unifier sa pensée avec ses actes, et c'est le cas des gens qui ont une vocation et qui la suivent dans leur vie du début à la fin. Malheureusement, je crains qu'il ne soit pas aussi facile de suivre ses convictions, tellement le monde est dur et hostile envers ce qui ne lui est pas conforme à priori.
Ce qui fait que l'on serait "puni" par le monde si on suivait des convictions un peu trop personnelles, différentes.

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Voilà quelques premières réflexions suite à cette renaissance de ce thread enfoui : )
fragdog
hummmmm sorry pour mes phrases tordues, j'ai laissé mes doigts pondrent ce que j'avais dans le crane, sans me relire.

Le monde ne serait certainement pas plus mauvais si nous les jeunes et nos théorie avions un peu plus de place dans les bibliotheques et les débats.

==> La vision des jeunes de la vie est d'une part souvent écartée de l'enseignement. Les grand monsieur qu'on étudie a l'école sont toujours en générale des vieux croutons lol. Mais c'est du aussi pcq les jeunes sont souvent plus volatile sans prendre le temps de mettre leur pensée par écrit ou d'approfondire leur opinion et c'est bien dommage. On vera rarement un jeune de 18ans écrire ce qu'il pense sur l'amour. Hors, c'est tout ausi important que de savoir ce qu'un vieux lard comme platon pensait de la relation femme-homme lol.



Mais meme si notre vision des choses et nos prise de position évolue au fille du temps, les plus grand de ce monde n'etaient-ils pas eux même des gens "maladifs" par leur réflexion ?

==> là j'ai fait fort, cette phrase m'étonne moi-meme. lol.Ce que j'éssaye d'expliquer c'est que les plus grands personnages de ce monde sont (c'est mon opinion bien sure) souvent des gens qui ont gardée la meme fougue et la meme imagination que lorsqu'ils avaient 20ans mais avec cette expérience en plus qui leur permet de concrétiser tout ca. On a tendance parfois a croire que cette imagination débordante s'eteint peu a peu, hors on sait tres bien que certains grand esprits étaient véritablement "malade" (je fais allusion a la définition de Nietsch : l'homme est un animal maladif, de par ses question qu'il se pose sans cesse et auxquel il ne trouve point de réponse). Mais cette "maladie" etait en meme temps leur force, grace a cette concrétisation et cette prise de responsabilité.
Ce que j'éssaye (difficilement j'avoue) de dire c'est que pour moi certain personnages illustres de notre monde ont toujour garder cette faculté étonnante de rêver et qu'en meme temps ils avaient par leur age plus mure un recul et une éxpérience plus grande.



Ce que j'éssaye de dire c'est que votre professeur aura beau sortir toutes les réflexions qu'il veut, il ne pourra empecher une certaine génération de rever car le reve est une des clefs éssentielle de notre identité.
==> je voulais dire en fait, pas forcémment le professeur en question, mais les gens, les adultes en générale. Ca pourrait etre votre mere qui en rentrant vous voit plonger dans un dessin ou écrivant un poeme et qui vous dis: "encore la tete dans les nuages ? tu ferais mieux de faire tes études !" ou tout autre critique envers les jeunes qui passent leur temps a rever.


Je continue de croire que les gens qui ont le mieux vécus et le plus marqué notre société sont des gens qui ont vécu a fond chaque période de leur vie pour en tirer un maximum (les jeux, les scouts, le sport a 12-16ans, les débuts de la guindaille, la fete, la biere, les concerts,... etc biggrin.gif). Si vous considérez cela comme une vérité, vous verez que vous prendrez plus de plaisir a la vie et que votre expérience n'en sera que bcp plus grande.... A vous de choisir ca comme Leitmotiv pour vous réveiller le matin
(oulaaaa, je m'écarte un peu trop la...)
Sympa ce post en tout cas, c'est souvent en écrivant ce qu'on pense qu'on découvre nos propres opinions lol.
Quentin
Benoua>Je rejoins plus ou moins Sephi ... plus ou moins !
C'est bien de l'adéquation entre les deux que je parle ... bien sur je ne parlais pas d'une pensée hypocrite par rapport à quelqu'un d'autre. Et l'hypocrisie par rapport à soi-même j'appelle ça s'illusionner ... Mais par contre pas de distinction fond-forme ! Que diable, à mort le paradigme apparence-être ! Car pourquoi s'enfoncer dans cette dualité alors que les deux ne sont qu'une seule et même chose. Il n'y a pas de distinction à faire puisque le langage, en tant que forme imparfaite de communication, influe sur le fond de la pensée. Le tout réside plutot dans la cohérence ...

Citation
On a tendance parfois a croire que cette imagination débordante s'eteint peu a peu, hors on sait tres bien que certains grand esprits étaient véritablement "malade" (je fais allusion a la définition de Nietsch : l'homme est un animal maladif, de par ses question qu'il se pose sans cesse et auxquel il ne trouve point de réponse). Mais cette "maladie" etait en meme temps leur force, grace a cette concrétisation et cette prise de responsabilité.
Ce que j'éssaye (difficilement j'avoue) de dire c'est que pour moi certain personnages illustres de notre monde ont toujour garder cette faculté étonnante de rêver et qu'en meme temps ils avaient par leur age plus mure un recul et une éxpérience plus grande.


Sans vouloir t'offenser, Nietzsche était le philosophe de la grande santé qui avait remplacé les paradigme vrai-faux, bien-mal, par celui de santé-maladie : la morale à son époque (encore maintenant) est une morale dévitalisante (qui va contre la vie) et lui voulais guérir cette maladie. La maladie de la morale est donc une faiblesse de l'homme qu'il fait guérir et pas cultiver.... je ne vais pas développer ici outre mesure mais juste pour remettre les choses en places tongue2.gif
fragdog
Citation (Quentin @ 21 Nov 2003, 18:24 )
Sans vouloir t'offenser, Nietzsche était le philosophe de la grande santé qui avait remplacé les paradigme vrai-faux, bien-mal, par celui de santé-maladie : la morale à son époque (encore maintenant) est une morale dévitalisante (qui va contre la vie) et lui voulais guérir cette maladie. La maladie de la morale est donc une faiblesse de l'homme qu'il fait guérir et pas cultiver.... je ne vais pas développer ici outre mesure mais juste pour remettre les choses en places tongue2.gif

la prochaine fois que je sortirai un nom comme ca j'éssayerai de m'y connaitre "presque" autant que toi.
Je dois dire que tu m'as l'air vachement cultivé sur le sujet et c vachement intéressant de lancer un débat tel que celui ci. Je n'ai malheureusement eu que tres peu d'info sur Nietzsche et je n'ai jamais eu de cours de philo.

Bref, on est la pour apprendre biggrin.gif
Sephi
Citation
Car pourquoi s'enfoncer dans cette dualité alors que les deux ne sont qu'une seule et même chose.

Dualité ou pas, c'est selon la personne qui décide d'unifier sa pensée avec ses actes, ou pas. Si elle garde une séparation entre les 2, alors chez cette personne, il y aura une distinction entre son être et son apparence (en gros). Il n'y a pas de distinction absolue ou pas entre apparence et être, c'est à chacun d'en décider, et c'est d'ailleurs la question que j'avais posée :
Citation
La question serait résolue si l'on décidait d'unifier sa pensée avec ses actes


•••••

En fait, je trouverais mieux qu'il n'y ait en effet pas d'opposition entre ce qu'on pense (est) et ce que l'on fait (paraît), néanmoins, je trouverais dommage de fusionner ces 2 éléments en un seul ... j'adhère non à une opposition, ni à une unification complète, mais à une sorte de complémentarité.
Selon moi, la notion générale de fond est malgré tout différente de celle de forme (c'est certainement ma propre manière de voir les choses, j'ai peut-être une définition particulière des fond et forme).
Quentin
Je parlais surtout du débat fond-forme ... être-apparence est un autre débat assez intéressant. On peut s'y lancer ici si vous voulez biggrin.gif
Sephi
Je parlais précisément de fond-forme associé à la situation de l'être-apparence, car le fond-forme dans l'absolu a un peu beaucoup moins de signification.

En parlant d'être-apparence, les gens semblent penser que l'être prime sur l'apparence ... "c'est l'intention qui compte", "malgré ses gaffes, il a un bon fond", "sa personnalité est sincère, c'est le plus important" ...

Moi je ne suis pas très d'accord, donc ça m'intéresserait des avis ...
fragdog
oui, je suis assez dans ton optique. L'apparence et l'etre sont a la fois liés (en partie) et tout ausi indispensable au bien-etre de qqun.

Mais il y'a une chose qui me turlupine depuis assez longtemps.
Croyez-vous que l'apparence de quelqu'un puisse influencer son caractere, son etre ? car il est certain que notre etre nous pousse vers une certaine apparence.
Mais quel est vraiment l'impact de notre etre sur notre apparence et vice-versa ?



Cette question découle d'une réflexion bcp plus vaste : Comment notre être se forme-t-il ?

Nous le savons maintenent, notre caractere ne se trouve pas imprégné dans nos genes. Et nous savons tous que certain événements peuvent considérablement nous faire changer.

Mais sommes-nous uniquement la sommes de nos expérience vécue, nos enseignements, nos parents ?
autrement di :
Enseignement punk + vetements punk + parents punk + environnement punk + ... = un punk ????

Ou bien, comme le pense certain, notre caractere est-il directement lié a notre corps ? Autrement dit, nous avons tous un corps différent a la naissance, notre esprit ne fait qu'un avec notre corps, donc nous avons tous un esprit différent. Curieusement, on a un peu l'impression que c'est le cas quand on se rend compte qu'une brute a "une tete de brute", un con a souvent une "tete de con",....
C'est a partir de cette théorie que certaine personne tente de trouver le caractere de qqun dans les lignes de la main, etc...

Si nous étions tous pareil a la naissance, pourquoi certain bébé montrent des signes d'agitation plus fort ? de paresse ou bien encore de violence ou de peur plus fort que d'autre ?
Sephi
Citation
Nous le savons maintenent, notre caractere ne se trouve pas imprégné dans nos genes.

Nous le savons ?
fragdog
vi a ma connaissance le génome a été décodé et si tous les caractere physiologique s'y trouvent, on ne peut rien trouvé sur le caractere de la personne, son agressivité, sa sensibilité, etc....
Ines
ca m'etonnerait quand meme qu'on ai analyse tous les genes et leurs combinaisons et qu'on ai rien trouve.
Et le syndrome du X fragile alors?!?
Le syndrome du X fragile ce sont des gens agressifs, qui disent beaucoup d'obscenite, et l'origine est genetique...merveilleux la science tout de meme!

Personnellement je pense que l'apparence influence l'etre et inversement.
Sephi
Je pense qu'une partie de la personnalité se trouve dans les gènes (je veux dire qu'à la naissance, on a chacun une certaine prédisposition dans certains domaines), et qu'en grandissant, tout cela évolue (car le cerveau humain est capable d'apprentissage).

Donc évidemment que l'on forge sa personne progressivement avec le monde extérieur et l'éducation qu'on reçoit, malgré tout, deux personnes différentes qui grandissent dans le même milieu ne devraient pas être identiques.

•••

Ça me rappelle une discussion que j'ai eue avec un ami à propos du sujet ... la conclusion était que malheureusement, mes connaissances en génétiques et en neurobiologie étaient tellement nulles qu'il n'y a pas moyen d'avancer dans le sujet ... mais la question de savoir si les gènes et la structure du cerveau de chacun ainsi que son évolution avec les années est unique est une très bonne question.

Cela touche d'ailleurs à la question de savoir si l'âme existe.
Quentin
L'être ... l'être est une chose qui parait à l'essence trivialement définissable : l'être c'est le "moi". Et là on est content. Mais qu'est-ce que ce moi ? Est-ce la raison ? Sont-ce les sentiments ? L'ensemble des deux ? Le moi, l'être finalement revêt que bien peu d'importance car sa nature difficilement saisisable peut nous mener à cette question : est-ce que l'être nous intéresse vraiment ?

A cela personnellement je répondrai non ou plutot moins. "Deviens qui tu es", le devenir, voilà un véraitable enjeu pour l'homme. L'être sera finalement créer et importe peu car une fois saisi il tombe dans le dépassé. Nous reste l'apparence, l'éternelle apparence qui nous occuppe dans son devenir.

Je stoppe cette dissertation là car j'a l'esprit trop embrouiller pour continuer à developper maintenant.

Mais sur le fond-forme je persiste et signe : pourquoi faire une distinction entre les deux. L'un n'allant pas sans l'autre il est ridicule de vouloir faire une analyse en les séparant. Et si ce n'est pas pour les séparer dans l'analyse, ce n'est pas à l'occasion de la création que la séparation se fera. Donc c'est une séparation totalement inutile qui ne fait que biaiser les jugements... (ce développement ne valant, pour moi, pas pour le débat apparence-être)
Sephi
Citation
L'un n'allant pas sans l'autre il est ridicule de vouloir faire une analyse en les séparant.

Mon souhait n'est pas de les séparer (l'un ne va pas sans l'autre comme tu dis, je suis totalement d'accord), mais de les distinguer. Ils sont toujours mariés l'un à l'autre, mais l'un reste différent de l'autre, chacun apportant sa contribution au tout.

Un peu comme une dissertation sur un sujet.
Le travail final comportera les idées et la manière de les présenter (fond et forme). Une dissertation sans idées est tout aussi inutile qu'une dissertation où les idées ne sont présentées sous aucune forme solide (des idées bordéliques, donc). Ainsi : fond et forme sont inséparables.
Néanmoins, les idées et la manière de les présenter sont 2 travaux différents que doit réaliser l'auteur de la dissertation, et étudier, d'une part, les idées et leur signification, et, d'autre part, toutes les méthodes de mise en forme* permet d'atteindre un travail final de qualité.

Tandis que si l'on ignore cette distinction entre fond et forme qu'on essaie de pondre un travail complet dès le départ, les chances de réussites sont moins élevées.

* à savoir les schémas (argumentatif, thèse-antithèse-synthèse ou autres structures apprises en rhéto), le vocabulaire, les métaphores ...
fragdog
oui, c'est claire que c'est directement lié a la question d'une éventuelle réincarnation. Mais ce qui est intéressant dans ce débat c'est qu'on peut faire appel a tellement de sciences différentes sans qu'on ne puisse affirmé que tel ou tel personne a forcément raison.

Personnellement je préfere rester prudent évidemment, mais je pense que certain disposition sont présentes dès la naissance. Je parle bien de disposition et pas de traits de caractere certain.

Ces disposition sont la capacité a retenir, notre QI, certaines personne qui ont par éxemple une bonne mémoire visuelle ou auditive,.... Tout le reste est a mon avis influencé par 2 choses :
- les facteurs extérieurs (éducation, parents, etc...)
- notre corps. Je crois qu'indirectement le corps fait évoluer notre propre facon d'etre.

Ensuite vient ausi une part de facteurs aléatoires, une suite d'événement, de situation qui ne dépende pas de nous...

Pour moi un etre qui vient a la vie a un autre endroit ne sera forcémment pas pareil.
Il est ausi intéressant de se dire que finalement nous n'éxistons que au travers des autres. Puisque notre caractere dépend de la facon dont nous sommes percu, ce sont forcément les autre, le monde qui nous entoure qui fait refleter notre propre personnalité. Pour revenir a mon éxemple simpliste, un punk ne serait jamais devenu un punk si on ne lui avait po dis ce que c'est ou s'il était née au pérou avant jésus christ par éxemple...
Sephi
Petite note sur le QI : c'est encore nébuleux comme notion, bien que dans l'opinion générale, cela semble être une bonne indication d'intelligence.
fragdog
vi, enfin, je voulais parler de certaines faculté mentales quoi.
(faites po attention a mon vocabulaire lol, je fais souvent des rapprochements quelque peu limite, mais j'ai po énormément de notion de philo et je relis rarement ce que jécris lol)
benoua
Citation (fragdog @ 22 Nov 2003, 20:04 )
oui, c'est claire que c'est directement lié a la question d'une éventuelle réincarnation.

J'aimerais bien savoir où tu as trouvé ça dans les posts précédents smile.gif
Sephi
Ben si l'âme existe, alors la réincarnation existe, vu que c'est l'âme qui se ballade.
benoua
Si tu admets qu'une l'âme existe indépendamment du corps, je ne vois pas pourquoi elle aurait forcément besoin de s'incarner plus d'une fois. Tout ce que tu peux dire à partir de cet axiome c'est que "l'incarnation" existe.
fragdog
j'ai dis que c'etai lié a la question d'une éventuellede la réincarnation. J'ai jamais affirmé que la réincarnation était directement liée, c'est juste la question de celle-ci qui est lié. Si on pousse la question de l'éxistence de l'ame un peu plus loin, on peut de demander si elle se réincarne, c tout, c uniquement ce que je voulais dire.
Please, postez pas juste pour faire des remarques sans même avoir pris le temps de lire...
benoua
Je peux aussi utiliser des changements de taille de police pour te montrer que tu as dit Oui, c'est clair, c'est directement lié alors que personne n'avait parlé de ça auparavant. Je ne pense pas qu'il soit très efficace de s'éloigner tant du sujet en plaçant des "liens" inexpliqués partout. J'ai l'impression que tu pars dans tous les sens en évoquant un tas de sujets sans traiter de leur rapport avec le sujet de la discussion.

Par exemple en ce qui concerne l'existence d'une âme (éventuellement réincarnable), est-ce qu'y adhérer permet d'acquérir une plus grande maturité, un état supérieur de la conscience ("Vous n'avez rien compris pauvres mortels").

Ou est-ce au contraire une façon d'esquiver un tas de questions et de se dire qu'on réfléchira plus tard, puisque de toute façon on a un temps infini devant nous.
fragdog
on est sur le forum philo et j'expose mes idées, qui sont p-e parfois tordues, mais a toi d'y adhérer ou pas. C'est justement pour ca qu'on peut en parler. Tu a le droit de ne pas etre d'accord, mais on est pas ici pour avancer ni pour etre éfficace en philo. On est juste ici pour parler de ses propres idée, ce que justement tu ne fais pas.

Si tu nous exposait tes idée, ce serait bien plus enrichissant wink.gif et jsuis sure que nous t'ecouterons avec attention.
Sephi
Hors-sujet
Ne rabaissons pas la philo à de la dispute, les enfants.
Fin du hors-sujet et surtout, reprise du sujet.
Quentin
Tout dépend forcement du concept d'âme qu'on a ...
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