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Version complète : Elections au Maroc
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b0e1nG
Vous pensez quoi de ces élections? Poudre aux yeux ou? Puis quid du turnover plutot faible? et de la "défaite" islamique et socialiste?

Moi perso je trouve les Marocains ingrats de la défaite qu'ils ont fait subir a l'USFP (pas le PPS) alors qu'elle a grandement contribué aux (minces) avancées observées dans le pays ces dernières années...

Des Marocains dans la salle pour en parler? ^^
tounsi
Aucun importance, c'est leur roi qui décide de tout de toute façon...
DeF
haha voilà pas la peine d'en parler c inintéressant, et personne n'a assez d'infos là dessus, en gros on s'en fout comme de l'an 40 (j'adore cette expression)
llll
Citation (tounsi @ Sep 9 2007, 14:35) *
Aucun importance, c'est leur roi qui décide de tout de toute façon...


+1

abdellah
C'est un régime monarchique au Maroc. Mais en Algérie (Tunisie, Egypte, et bien d'autres), régime présidentiel, ce sont les même carabistouilles autoritaires. Bientôt les élections par ailleurs, et on se demande ce que fera Bouteflika vu que la constitution l'empêche de briguer un troisième mandat. Je vous mets le lien vers un court article très intéressant.


Algérie, le retour du FIS.
beatnik queen
Citation (abdellah @ Feb 11 2008, 21:39) *
C'est un régime monarchique au Maroc. Mais en Algérie (Tunisie, Egypte, et bien d'autres), régime présidentiel, ce sont les même carabistouilles autoritaires. Bientôt les élections par ailleurs, et on se demande ce que fera Bouteflika vu que la constitution l'empêche de briguer un troisième mandat. Je vous mets le lien vers un court article très intéressant.


Algérie, le retour du FIS.

Marrant, y a le lien vers Bakshich.com, c'est hyper marrant laugh.gif
lexxus248
Citation (abdellah @ Feb 11 2008, 21:39) *
C'est un régime monarchique au Maroc. Mais en Algérie (Tunisie, Egypte, et bien d'autres), régime présidentiel, ce sont les même carabistouilles autoritaires. Bientôt les élections par ailleurs, et on se demande ce que fera Bouteflika vu que la constitution l'empêche de briguer un troisième mandat. Je vous mets le lien vers un court article très intéressant.


Algérie, le retour du FIS.



Ridicule, le FIS ou un autre parti dans le genre ne remportera jamais plus les élections en Algérie...

Ali Belhadj est une GROSSE baltringue intégriste, qui n'est même plus respecté par ses anciens amis barbus, et si ça ne tenait qu'à moi il aurait fini sa misérable vie derrière les barreaux, alors qu'il cesse de se considérer comme quelqu'un d'important sur la scène politique algérienne...

Par contre pas pigé ta 1ère phrase, tu insinues que le Maroc ne fait pas dans la carabistouille autoritaire sous pretexte que c'est une monarchie ?? rolleyes.gif
abdellah
Dans cette phrase, qui me paraît pourtant claire, je dis que l'autoritarisme peut aussi bien être de rigueur dans une monarchie que dans un régime présidentiel. Loin de moi l'idée de dédouaner le régime marocain de ces crimes liberticides.

Le FIS ou un autre parti du genre ne remportera plus d'élections? Pourquoi? Et quel sera l'après Bouteflika? Comment ce dernier compte-t-il assurer sa succession? C'est toutes ces questions qui m'intéressent.

lexxus248
Citation (abdellah @ Feb 17 2008, 18:23) *
Dans cette phrase, qui me paraît pourtant claire, je dis que l'autoritarisme peut aussi bien être de rigueur dans une monarchie que dans un régime présidentiel. Loin de moi l'idée de dédouaner le régime marocain de ces crimes liberticides.

Le FIS ou un autre parti du genre ne remportera plus d'élections? Pourquoi? Et quel sera l'après Bouteflika? Comment ce dernier compte-t-il assurer sa succession? C'est toutes ces questions qui m'intéressent.



Ah ben mea culpa, on est donc d'accord sur cette fameuse 1ère phrase.

Pour ce qui est de l'Algérie, le FIS ne remportera plus d'élections tout simplement parceque les Algériens ont compris les enjeux de la "démocratie", lors des élections en 92, premières élections libres, multipartisme, ras le bol du FLN et les beaux parleurs du FIS ont fait qu'une majorité d'Algériens ont voté pour ce parti, en le regrettant amèrement dans le foulée pour une majorité d'entre eux, et puis je t'épargne la décénie noire par laquelle l'Algérie est passée et qui a définitivement écorché l'image de ce parti pouilleux.
Pour Bouteflika, s'il est encore en vie d'ici là, je pense qu'il modifiera la constitution pour pouvoir se représenter dans des élections plus ou moins démocratique, sinon le parti du FLN lui trouvera bien un remplacant...
abdellah
Oui, c'est vrai que beaucoup ont regretté ce vote, mais je me demandais si la nouvelle génération (et elle est très fournie en nombre) ne sera pas à nouveau séduite par les discours démagogiques des FIS et autres fronts, par ras-le-bol du pouvoir en place.

Qui vivra verra.
kabylino
Pour rebondir un petit peu à ce que tu disais Abdellah, j'aimerai apporter quelques notions que tu dois connaitre je pense. On va partir de 1962 ou

l'Indépendance de l'Algérie. Donc l'Algérie après 8 années d'une guerre qui clôture 130 années d'aveuglement (formule du général de Gaule pour qualifier la

présence française en Algérie depuis 1830), l'Algérie voit le soleil de l'indépendance se lever sur elle. Mais je dirais que ce soleil qui se leva fut si attendu que

ses rayons éblouir le peuple algérien, les empêchant par là d'apercevoir le visage de leurs dirigeants. 1963 Ben Bella renverse le GPRA (Gouv. Provisoire de

la rép. algérienne). 1965 Boumediene prend le pouvoir sur un coup d'état. (C'est déja mal parti). De 1965 à 1978 Boumediene va pratiquer une politique de

"soviétisation" de l'Algérie. Il fonde un Etat fort autour du FLN, parti unique. Mais ce n'est réellement qu'à partir de 1978 que les problèmes (ou les retombées

de la politique de socialisation forcée entamée par le colonel Houari Boumediene) vont apparaitre. Et à partir de là la misère sociale explose. Le peuple à

faim. Les dirigeants remplissent leurs poches. Les gens ne trouvent plus de travail. Bref c'était une crise sociale "classique". La manne pétrolière servait à

quelque chose, à quoi on pourrait se demander puisque la situation est de plus en plus pire. Cette crise sociale va déboucher sur un évènement important,

sinon essentiel: la manifestation de 1988. Les jeunes, principale victime du système algérien sortent dans les rues pour d'une part réclamer du pain et de

l'autre réclamer plus de justice, de droit, bref la démocratie. La réponse des dirigeants ne va pas se faire attendre. Le Général Nezzar ordonne à l'armée de tirer sur

la foule, dont la moyenne d'age était à peine de 20 ans. Bilan: quelque 500 morts d'après les org internationales. Suite à cette bavure diront les dirigeants, le

colonel, ou président Chadli Bendjedid va vouloir en quelque sorte s'excuser au-près du peuple, en leur offrant une nouveauté: le choix politique ou encore le

multipartisme. En 1988, le pouvoir compris que l'heure était venu de concéder la démocratie au peuple. Afin de mettre en pratique ce nouveau système

politique, le président de l'époque va annoncer la tenue d'élections législatives, on est en 1991. cependant, un parti va s'opposer à cette initiative et va

réclamer des élections présidentielles anticipées: le FIS. Chadli refuse--> Les rues d'Alger s'enflamment-->Etat de siège-->le gvt démissionne--> nouveau

gvt---> prévoit la tenue d'élections pour la fin de l'année. la suite vous la connaissez: le FIS gagne 1er tour-->le président démissionne (car dans la

constitution si le président en place démissionne, pas d'élections possibles)--l'armée prend le pouvoir---> le début de la fin. Pour conclure, j'aimerai dire que le

FIS a connu un tel soutient populaire parce que le système en place n'offrait rien de bon pour le peuple. Voter pour le FIS c'était SURTOUT voter contre le FLN.

Donc le peuple algérien avait le choix entre des extrémistes (le FIS) et un FLN extrémiste dans sa façon de gouverner. Le choix du FIS a prévalue car le peuple voulait

un certain retour aux valeurs de l'Islam que la politique de socialisation a éloigné. Donc aujourd'hui, le régime algérien s'occupe un minimum (tjr pas assez) du

peuple, et donc le recours à toutes formes extrême n'est pas envisageable. Tant au Maroc qu'en Algérie, tant que le pouvoir esquisse un semblant de liberté et

de démocratie, le peuple ne commettra pas de vote suicidaire.
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