Aide - Recherche - Membres - Calendrier
Version complète : Quel avenir pour Bruxelles?
CandiULB > Discussions Générales > Autres Discussions > Autres discussions - Le classique
F-16
Bruxelles n’est pas le problème, c’est la solution

S’il n’y avait pas Bruxelles, le monde serait plus simple. Pour les Flamands, parce que les Bruxellois parlent surtout le français, qu’ils ne sont pas vraiment bilingues et aussi... parce que cette ville est trop grande. Pour les Wallons, parce que les Bruxellois sont des libéraux et des bourgeois, parce qu’ils accaparent une trop grande part du budget de la Communauté française et aussi... parce que cette ville est trop grande.
Sans Bruxelles, peut-être bien que la Belgique n’existerait plus. On a tout fait pour que ce pays « s’évapore ». On a séparé les compétences en « matières personnalisables » et donc « purifié » la culture, les médias, l’enseignement, l’associatif, les soins aux personnes. On a construit des cartes mentales, des opinions publiques et des imaginaires distincts. Ainsi - et cela des deux côtés - on a exclu « l’Autre » du territoire. On a construit les stéréotypes du Flamand (bien sur flamingant et cryptofasciste) et du Wallon (bien sûr PS, archaïque et dépendant des transferts). On a assimilé l’autre Région (la Flandre pour les francophones et la Wallonie pour les néerlandophones) à un autre pays, sans même inclure les informations à son propos dans la rubrique des informations internationales des journaux. Pendant que d’autres pays déconstruisent le national pour entrer dans la mondialisation, la Belgique se range dans la catégorie des pays qui recherchent de nouvelles bases nationalistes pour légitimer des réformes de l’Etat. En trente ans de nationalisme, on ne se rend même pas compte de la montée du chauvinisme, de l’ethnocentrisme (et, dans la foulée, du racisme). Et de la normalisation aussi, des deux côtés de la frontière linguistique. Il suffit de suivre les débats entre représentants politiques : les
clivages linguistiques dominent tout. En présence de « l’Autre », il n’y a plus de réels débats ou de divergences sur le modèle de société.


Un vrai régime d’apartheid s’est installé

A Bruxelles, ce modèle bicommunautaire ne marche pas. Et c’est tout à fait normal. Parce qu’il est pensé pour des territoires unilingues, parce qu’en Flandre ou en Wallonie les compétences régionales et les compétences communautaires se rejoignent. Institutionnellement Bruxelles est incohérent. Les matières dites personnalisables sont dérivées des politiques unilingues et construisent deux systèmes de reproduction sociétale, différant non seulement par l’emploi de la langue, mais aussi par la loi et la règlementation, par les conceptions et les pratiques, et cela sans qu’il y ait jamais de concertation, sans que la « société » puisse en débattre. Un vrai régime d’apartheid s’est installé. Tout le monde en conviendra : à Bruxelles, la communauté flamande n’existe que dans les institutions. Il n’y a pas de quartiers flamands, ni d’identité bien visible. Mais c’est bien pire encore pour la Communauté française. On joue l’appartenance culturelle dans les apparitions publiques, mais tout le monde sait qu’à Bruxelles le français ne fait pas une culture. Bien sûr le français y est la langue dominante, c’est la « lingua franca ». Mais culturellement, le français des Belges, ou des Marocains, ou des Africains, ou des Flamands francisés ne construit pas une identité, ne fait pas « communauté ». Bruxelles est une ville de minorités culturelles et c’est bien pour cela que les systèmes de socialisation unilingues et monoculturels ne fonctionnent pas. Il n’y a qu’à regarder la véritable faillite du système de l’enseignement, avec une sélection sociale inacceptable, avec 30% des élèves qui en sortent sans diplôme, et, parmi ceux qui restent, 70% qui terminent avec un retard. Il n’y a qu’à regarder les programmes de « cohésion sociale » qui imposent l’unilinguisme. Il n’y a qu’à mesurer le manque d’une télévision locale multilingue, d’une communication culturelle, d’une université bruxelloise multilingue ou d’une politique unifiée en matière de tourisme. Non, l’apartheid bruxellois fait partie du problème et pas de la solution !


Devenir la vraie capitale de l’Europe

Parce que Bruxelles est en premier lieu une ville, et pas un pays, même pas une région. Il est clair que c’est autre chose que la Flandre ou la Wallonie, et même si on peut exiger les compétences « d’une région à part entière », cela ne signifie pas encore que le fait régional soit identique. Il faut regarder les réalités en face. 56% de la population sont d’origine étrangère et ne fonctionnent pas avec les références belgobelges. Plus d’un quart de la population n’a pas la nationalité belge. A peu près 150.000 étrangers « riches » sont occupés dans des fonctions internationales et se parlent régulièrement en anglais. Si le nombre d’habitants augmente c’est en raison de l’immigration, et non des classes moyennes belges, qui continuent à s’installer en périphérie. Si l’on regarde l’emploi des langues dans le quotidien, il n’y a que 9% de ménages flamands et même pas 50% de ménages francophones. 41% des ménages sont mixtes, multilingues, et cette catégorie va bientôt être la plus importante. Bruxelles n’est donc pas seulement multiculturelle, elle devient de plus en plus métissée, mélangée, hybride. Bref, elle est une ville, une vraie ville mondiale. Et il est absolument clair qu’avec son approche bicommunautaire, Bruxelles ne gagnera pas la compétition qui s’accroît entre les villes. Ce système peut être commode pour les politiques belges, pour organiser la tutelle de la Flandre et de la Wallonie, mais il ne constitue pas un bon régime urbain. Il est impossible d’intégrer les Bruxellois à travers l’histoire belge, une tradition ou des racines communes. Il faudra les relier par un destin commun, par une vision, par un projet. Transformer Bruxelles en métropole cosmopolite, telle devrait être la première visée des politiques « communautaires ». Et c’est là, en premier lieu, la responsabilité de la communauté la plus importante, la Communauté française. Mais pour cela, les dirigeants de Bruxelles devraient abandonner leur position défensive par rapport au « danger flamand », pour se tourner résolument vers un monde multiculturel et multilingue. Intégrer plus l’anglais ou positiver plus l’arabe ou le berbère serait peut-être un choix plus efficace pour sortir du marasme belge. Sans une telle forme de gouvernance, Bruxelles ne deviendra jamais vraiment la capitale de l’Europe, une capitale reconnue comme telle par les Européens.


Le monde culturel se détourne des clivages communautaires

La base existe bel et bien pour une telle approche. Une bonne partie du monde culturel et de la société civile se détourne de ces éternels clivages bicommunautaires. Il y a bien sûr des initiatives comme le KunstenFESTIVALdesArts, la Zinnekeparade, les fêtes de Bruxelles en couleurs, le weekend de BRXLBravo, Couleur café, le Jazz marathon ou le fait d’être la capitale mondiale de la danse qui, explicitement, refusent le communautarisme. Il y a aussi le Kunstenoverleg et le Réseau des arts, qui non seulement regroupent les opérateurs artistiques dans leur rapport à l’urbanité mais qui, eux aussi, ont signé un accord de coopération culturelle, ce que les politiques n’ont toujours pas réussi à faire. Et puis il y a l’orientation prise par les projets artistiques d’institutions comme le KVS ou le Théâtre national, comme le BOZAR ou la multitude de petites maisons de la culture, s’inscrivant dans la trame multiculturelle urbaine. Une telle dynamique se remarque aussi sur le terrain du socioculturel. Chaque fois que le contrôle du politique ou de l’institutionnel est moindre, la coopération est de mise. Chaque fois que l’on se frotte de près au terrain, on rencontre une société mixte. Cette lame de fond s’exprime maintenant aussi dans la cité. Il suffit de voir le succès rencontré par un think tank comme Aula Magna, qui pense le futur de Bruxelles en termes de développement urbain, ou encore par l’appel « Nous existons », qui a recueilli plus de 10.000 signatures. Bref, il y a un retournement dans la société bruxelloise qui ne peut pas rester sans effet sur le politique. Cela deviendra plus visible lors des prochaines élections régionales de 2009, même si celles-ci restent cadenassées dans le système d’apartheid politique.


En analysant le symptôme, on s’approche de la solution

Dans les débats communautaires actuels, Bruxelles est toujours présente, mais n’est pas explicitement représentée. Elle est comme le symptôme du mal belge. Et c’est justement en analysant le symptôme que l’on s’approche de la solution. Dès que l’on ôte les lunettes du sectarisme linguistique, cette solution saute aux yeux. Bruxelles n’est pas cette institution régionale bicommunautaire engendrée par le fédéralisme belge. Bruxelles est en premier lieu une ville, comme Liège ou Anvers, comme Charleroi ou Gand. C’est la plus grande ville de Belgique. Et c’est en cette qualité de ville en prise sur le monde qu’elle est la porte ouverte de la Flandre et de la Wallonie. C’est cette réalité urbaine qu’il faut regarder en face ! Une ville dans un carcan institutionnel, mais qui en termes sociogéographiques recouvre une zone métropolitaine d’au moins 35 communes, avec plus ou moins 2,3 millions d’habitants. Une métropole qui concentre presque un tiers de la production belge, qui abrite près de 30% du travail salarié en Belgique, dont deux tiers dans les 19 communes, avec 350.000 navetteurs. En tout, on compte 1,16 million de postes de travail à Bruxelles. Cette métropole représente un bon tiers de l’économie belge. La croissance y est légèrement supérieure à la moyenne belge [1]. Quel contraste entre les frontières institutionnelles et les registres réels de la vie sociale ! Comme on le voit, ce ne sont pas les structures de l’Etat qui déterminent les réalités socio-économiques.


L’« urbanité » comme projet politique


Vu sous cet angle, il est clair qu’une bonne gouvernance (« une bonne gestion pour les gens », comme dirait Leterme) nécessite une bonne réforme de l’Etat. En libérant, pour Bruxelles, son « urbanité ». En lui donnant les moyens de développer, avec son hinterland, une politique intégrée dans une communauté urbaine. En réorganisant, à l’intérieur de la Région, les compétences et les structures entre Région et communes. En développant les instruments pour un vrai projet de ville (qui a d’ailleurs besoin d’une fusion entre compétences territoriales, sociales et culturelles, comme Anvers ou Liège). En intégrant culturellement les milliers de Bruxellois étrangers. En s’attaquant spécifiquement aux dossiers catastrophiques de l’emploi, du logement et de l’enseignement. C’est en développant durablement Bruxelles comme ville internationale que l’économie et la société belge s’attelleront à la mondialisation. Il faut avoir l’ambition de devenir vraiment la capitale de l’Europe. Et ne pas se contenter d’être seulement le lieu des institutions européennes. Voilà un autre ordre du jour pour une réforme de l’Etat. Se donner les moyens de survivre aux profondes mutations qui ont lieu dans le monde. Penser les institutions au service de cette nouvelle gouvernance qui s’annonce. Prendre l’« urbanité » comme projet politique et quitter, par cette porte, les blocages du système belge. Faire de Bruxelles un laboratoire du développement durable ou de la société interculturelle, c’est aussi se préparer aux politiques de demain. Parce que, dans quelques années, Anvers et Liège, Gand et Charleroi seront dans le même cas. Et il n’y aura pas les Flamands ou les Wallons, ni les transferts ou les socialistes pour servir de boucs émissaires.



Eric Corijn, philosophe et sociologue de la culture à la VUB (Vrije Universiteit Brussel)

[1] « Structure économique et croissance dans l’aire métropolitaine bruxelloise », Didier Baudewyns, Brussels Studies, n° 3, 2007.

Flo
C'est bien joli mais le problème c'est les politiques ne vivent pas dans le même monde que nous et donc ne voient pas les mêmes choses que nous.

Le jour où on aura des hommes politiques avec quelques neurones et qui penseront "Collectif" au lieu de "électoraliste", tous ces pbs n'existeront plus....Bref, c'est pas gagné mais c'est beau de rêver.
Althend
Citation (Flo @ Nov 27 2007, 22:16) *
C'est bien joli mais le problème c'est les politiques ne vivent pas dans le même monde que nous et donc ne voient pas les mêmes choses que nous.

Le jour où on aura des hommes politiques avec quelques neurones et qui penseront "Collectif" au lieu de "électoraliste", tous ces pbs n'existeront plus....Bref, c'est pas gagné mais c'est beau de rêver.



Exactement... C'est déprimant...
F-16
Citation (Althend @ Nov 28 2007, 00:02) *
Citation (Flo @ Nov 27 2007, 22:16) *
C'est bien joli mais le problème c'est les politiques ne vivent pas dans le même monde que nous et donc ne voient pas les mêmes choses que nous.

Le jour où on aura des hommes politiques avec quelques neurones et qui penseront "Collectif" au lieu de "électoraliste", tous ces pbs n'existeront plus....Bref, c'est pas gagné mais c'est beau de rêver.



Exactement... C'est déprimant...


Et pourquoi pas un parti bruxellois, par des Bruxellois?

Si les politicards wallons et flamands à Bruxelles ne veulent pas nous écouter, formons notre propre parti. Parti pour les intérêts de Bruxelles et de la Belgique. Vu le ras-le-bol des bruxellois, ce ne sont pas les voix qui manqueraient. Et les idées, on en a plein.


VIVE LE MOUVEMENT BRUXELLOIS!
DeF
quoi ça existe pas encore ?
Varsch
ben même si tout les bruxellois votaient pour le même parti de bruxelles, celui-ci n'aurait qu'un faible poids dans le gouvernement fédéral... non?
F-16
Citation (DeF @ Dec 2 2007, 13:56) *
quoi ça existe pas encore ?


Paradoxalement, non. On comprends mieux ainsi pourquoi Bruxelles va si mal (et du même coup la Belgique).
F-16
Citation (Varsch @ Dec 2 2007, 15:04) *
ben même si tout les bruxellois votaient pour le même parti de bruxelles, celui-ci n'aurait qu'un faible poids dans le gouvernement fédéral... non?


Au moins les Bruxellois auraient le contrôle de LEUR région. Ce qui empêcherait tout désir sécessionnistes des 2 autres régions voulant intégrer Bruxelles à leur "nouvel Etat".

Si Bruxelles s'affirme, c'est la Belgique qui sera sauvée car Bruxelles est encore le seul lien qui fait tenir la Belgique (même pas le Roi, les frites ou la bière). Ni la Flandre, ni la Wallonnie n'oseraient prendre leur indépendance sans Bruxelles (la très grande majorité des Bruxellois sont pour la Belgique).


Pour une Belgique à 3 régions et fini le communautarisme à 2!
Varsch
heu... je vote une motion de censure à l'égard de la multiplication de ce thread partout sur le forum!
Angy
Il est ou le post où Varsch vote l'anglais à Bruxelles? ... je voulais juste lui vomir dessus sans méchanceté aucune blush.gif
Varsch
biggrin[1].gif toujours un plaisir!

ce post a été effacé par les forces rouges du forum avec tous les clones de ce thread!
F-16
Citation (Varsch @ Dec 2 2007, 16:31) *
heu... je vote une motion de censure à l'égard de la multiplication de ce thread partout sur le forum!

Les autres ont été supprimés wink.gif

(je pensais que les différents forum étaient indépendants les uns des autres)
F-16
Bruxelles est riche mais les Bruxellois sont pauvres !

Du point de vue socio-économique, la situation est alarmante à Bruxelles :
-le taux de chômage est de 22%
-plus d'un quart (27%) des enfants bruxellois - moins de 18 ans - vit dans une famille qui ne tire pas ses revenus du travail. Soit deux fois plus que pour toute la Belgique
-parmi les logements dont la date de construction est connue, 42,1% datent d'avant 1946
-près d'un logement bruxellois sur dix (9,2%) ne dispose pas du confort minimal (moyenne belge 6.5%)
-28% de la population bruxelloise est touchée par la pauvreté
-30% des élèves sortent sans diplôme et 70% ratent au moins une année (on est loin de la Finlande)
-…

De fait, ces chiffres sont un véritable paradoxe puisque le PIB par tête à Bruxelles est quasi le plus élevé d’Europe (seuls Central London et l’Ile-de-France la précèdent). De plus, la région de Bruxelles-Capitale produit 20% du PIB belge et 17% des emplois à l’échelle nationale y sont créés. Tout ceci pour 10% de la population belge. Pour l’anecdote, la marque Bruxelles rapporte près de 540 milliards d’euros.
Varsch
Citation (F-16 @ Dec 3 2007, 21:46) *
-parmi les logements dont la date de construction est connue, 42,1% datent d'avant 1946


Hélà!

Ca ne veux rien dire ça! Presque toutes les maisons de type "hotêl de maître", qui représente la majeure partie des logements dans les communes proches du centre telles qu'ixelles, etterbeek, schaerbeek, (...) ont été construites au début du 20ème siècle et sont encore en parfait état!

Là t'es en train d'insinuer que je vis dans une maison délabrée! nosebleed.gif
Flo
Citation (Varsch @ Dec 3 2007, 22:01) *
Citation (F-16 @ Dec 3 2007, 21:46) *
-parmi les logements dont la date de construction est connue, 42,1% datent d'avant 1946


Hélà!

Ca ne veux rien dire ça! Presque toutes les maisons de type "hotêl de maître", qui représente la majeure partie des logements dans les communes proches du centre telles qu'ixelles, etterbeek, schaerbeek, (...) ont été construites au début du 20ème siècle et sont encore en parfait état!

Là t'es en train d'insinuer que je vis dans une maison délabrée! nosebleed.gif



Oué mon frère vit dans un vieil immeuble construit il y a perpet, je vis dans un immeuble qui a 7ans.

Hé ben, niveau qualité des matériaux et isolation, c'est bien mieux chez lui!
Non seulement, moi j'enchaîne les problèmes dus à des matériaux de piètre qualité mais quand mon voisin va pisser, je l'entends!!!

Alors honnêtement, c plutot une bonne nouvelle de savoir que près de la moitié des habitations bruxelloises sont construites dans des matériaux non pouraves.
spacewalker
ensuite fixer une date pour dire que x% sont en dessous, c'est totalement arbitraire et ça ne veut pas dire grand chose statistiquement parlant.
par contre, dire que x% des immeubles de plus de 50 ans n'ont pas remplacé leur toit une seule fois ça a un sens (pauvre toit d'ailleur ça va couter un pont à remplacer)
Joan
Je suis vraiment le seul à vouloir rattacher Bxl à la Flandre? laugh.gif

Nous serions plus riches, plus bilingues, et puis, nous aurions Vanderzeun (c'est bien lui, hein?) à la tête de notre communauté. Plus de décrets Arena, plus de socialistes pourris, plus d'Olivier Maingain, ...



(pour ceux qui ne l'auraient pas compris, mon vote et ce message sont teintés d'ironie)
Flo
ouf!! Heureusement que tu as rajouté ta dernière phrase entre (), j'étais en train de penser aux arguments que j'allais te balancer.... (et pas piqués des vers comme à mon habitude biggrin[1].gif).
F-16
Citation (Varsch @ Dec 3 2007, 22:01) *
Citation (F-16 @ Dec 3 2007, 21:46) *
-parmi les logements dont la date de construction est connue, 42,1% datent d'avant 1946


Hélà!

Ca ne veux rien dire ça! Presque toutes les maisons de type "hotêl de maître", qui représente la majeure partie des logements dans les communes proches du centre telles qu'ixelles, etterbeek, schaerbeek, (...) ont été construites au début du 20ème siècle et sont encore en parfait état!

Là t'es en train d'insinuer que je vis dans une maison délabrée! nosebleed.gif

Si tu as les moyens de l'entretenir tant mieux, mais ce n'est pas le cas de tous les Bruxellois, loin de là.
spacewalker
d'ailleur probleme dans le vote, il est pas précisé si on doit voter notre préférence ou bien ce qu'on pense plausible
F-16
Citation (spacewalker @ Dec 4 2007, 14:26) *
ensuite fixer une date pour dire que x% sont en dessous, c'est totalement arbitraire et ça ne veut pas dire grand chose statistiquement parlant.
par contre, dire que x% des immeubles de plus de 50 ans n'ont pas remplacé leur toit une seule fois ça a un sens (pauvre toit d'ailleur ça va couter un pont à remplacer)


Acteurs et enjeux principaux du logement en Région de Bruxelles-Capitale
Une publication de la Fondation Roi Baudouin


3. Insalubrité et manque de confort des logements
D'après l'enquête "Diversités urbaines", réalisée en 1998 par l'ULB (Centre de rercherche urbaine) auprès de 4.960 ménages, le déficit qualitatif des logements bruxellois se traduisait comme suit : 19 % de logements sont "sans petit confort" (salle de bains, WC intérieur) et 38 % n'ont pas de
chauffage central. "Dans les quartiers défavorisés, les taux de logement sans petit confort peuvent atteindre 56 %."

Selon l'enquête socio-économique 2001, entre 23,4 et 32,5 % des ménages (locataires ou propriétaires) estiment que leur logement nécessite de petites ou de grosses réparations.

La création d'un cadastre technique du logement social a permis, dans un premier temps, d'identifier 17.000 logements sociaux à rénover sur les
quelque 38.000 que compte la Région, soit 50 % du parc. Cela témoigne à suffisance de la piètre qualité des logements sociaux. Un budget a été
débloqué récemment pour financer la rénovation du reste du parc.

Le 29 septembre 2003, au cours d'une journée consacrée à l'insalubrité, le RBDH a rappelé les conséquences de l’insalubrité d’un logement sur la
santé physique et mentale de ses occupants : danger d’intoxication au CO, maladies et allergies provoquées par les problèmes d'humidité ou les matériaux utilisés, violence familiale liée à l'exiguïté du logement, absentéisme à l'école ou au travail, enfants à la rue, délinquance, perte
d'emploi, séparation ou divorce, endettement, dépression, mauvais équilibre alimentaire, manque de soins médicaux minimaux... Notamment parce que le poste logement mange "une trop grande partie du budget".

Pour résumer, l'insalubrité du logement agit comme un "amplificateur de pauvreté".


http://www.alter.be/extranet/data/article/...ogement_BXL.pdf
F-16
Citation (spacewalker @ Dec 5 2007, 15:34) *
d'ailleur probleme dans le vote, il est pas précisé si on doit voter notre préférence ou bien ce qu'on pense plausible

Voter pour votre préférence wink.gif
(je change ça)
Childeric
Citation (Joan @ Dec 4 2007, 16:33) *
nous aurions Vanderzeun (c'est bien lui, hein?) à


kris peeters
Joan
Merci, j'hésitais (et j'avais la flemme de chercher) smiley78.gif
F-16
Transferts entre Régions: Bruxelles est le plus grand payeur


L'ancien haut fonctionnaire flamand Rudy Aernoudt affirme dans l'édition de jeudi de Trends-Tendances que la Région bruxelloise est en réalité le plus grand contributeur aux transferts financiers entre régions.

Rudy Aernoudt passe les transferts entre régions au crible des recommandations de la commission de spécialistes néerlandophones et francophones, chargée par le gouvernement Verhofstadt II d'affiner la méthode de calcul des transferts. Ces spécialistes étaient investis de cette seule mission méthodologique, non de faire une nouvelle estimation. Rudy Aernoudt, qui s'est illustré ces derniers temps pour ses prises de position déconstruisant certains clichés, s'est proposé de réaliser cet exercice et en conclut que la Région bruxelloise est en réalité le principal contributeur aux transferts entre régions. (TAS)

http://www.levif.be/belga/politique/78-4-2...and-payeur.html
F-16
http://www.uclouvain.be/cps/ucl/doc/etes/d...elles.Metro.pdf

«Il faut une identité bruxelloise forte»


BRUXELLEs A l’heure où les appels à la «nation francophone
» prennent forme pour répondre à la crise
institutionnelle que vit le pays, Philippe Van Parijs,
philosophe et professeur à Harvard et à l’UCL, plaide
pour un véritable régionalisme à trois. Il nous livre
son plaidoyer pour une région bruxelloise plus forte
et débarrassée de son statut bicommunautaire.


(...)

suite sur : http://www.uclouvain.be/cps/ucl/doc/etes/d...elles.Metro.pdf
F-16
-Le ministre-président Patrick Dewael annonce qu’il veut une Belgique à deux, avec
un statut spécifique pour Bruxelles, un district européen avec un statut particulier et un
financement adapté à ce statut. Il rêve de changer le fédéralisme actuel en un système à deux Régions : Flandre et Wallonie.
Il met en doute la viabilité financière et institutionnelle de Bruxelles.
Pour lui, la capitale ne parviendrait jamais à devenir une troisième région à part
entière jouant à égalité avec les deux autres.

Le ministre de l’Intérieur flamand, Johan Sauwens, renchérit en disant : « J’espère aussi qu’un accord de coopération pourra être conclu avec la Wallonie, de façon à ce
que le passage par le fédéral ne soit plus nécessaire ».
Bruxelles est un territoire pour lequel les francophones et les Flamands doivent trouver une formule de gestion.
On doit éviter de faire comme si Bruxelles
était une troisième région.


-Le 24 octobre 2004,
sur les ondes de la
VRT le leader du
Vlaams Blok a évoqué
son vif souhait d'une
Flandre indépendante
annexant Bruxelles !


-Picqué (de A à Z par Pascal Sac éditions Luc Pire 2004) : "Toute la question est de savoir si nous préférons des Bruxellois pauvres et malheureux dans une Belgique qui survivrait cahin-caha ou des Bruxellois prospères et heureux dans une Belgique qui aurait choisi le confédéralisme.
Je préfère une ville-État à une Région martyrisée par les accords successifs passés entre le Nord et le Sud."

Ne faisant point l'unanimité, Charles Picqué qui préside le gouvernement PICQUE III a notamment déclaré:
si la Flandre reprend ses billes, Bruxelles prendrait alors un statut de District international - ça ou autre chose: Région internationale, que sais-je... - mais elle resterait gérée par les Bruxellois! Bruxelles a son originalité


-Les partis flamands demandent la scission de l'arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde, ce qui porterait évidemment atteinte aux droits des francophones dans les communes à facilités ainsi qu'aux 70 000 autres qui vivent dans des communes dites flamandes.
Un projet de création de Communauté urbaine de Bruxelles a été imaginé pour faire sauter l'inadmissible carcan économique et social qui fragilise la Région de Bruxelles-Capitale qui vit de plus en plus mal dans un costume étriqué. En 2004, son élargissement est plus que jamais à l'ordre du jour politique.
Fiscalement, la situation devient intenable: le déséquilibre entre Bruxelles, de plus en plus pauvre et sa grande périphérie, de plus en plus riche est total.

Le professeur Henry Tulkens (UCL) propose d'étendre la Région de Bruxelles-Capitale à 31 communes
[ les 19 + les 6 à facilités + Beersel + Dilbeek + Grimbergen + Leeuw-St-P + Zaventem + Waterloo ] soit 411 km².

L'étude de Herman Van der Haeghen propose de son côté 36 communes
[ les 19 + les 6 à facilités + Beersel + Dilbeek + Grimbergen + Hal Machelen + Leeuw-St-P + Vilvorde + Zaventem + Tervueren + Waterloo + Braine-l'Alleud soit 573 km².


http://www.eurobru.com/poli75.htm
Quevedo
On est abonné à la newsletter on dirait...
Flo
Bruxelles pourrait s'en sortir financièrement parlant si les gens y travaillant y payaient aussi leurs IPP. Comme partout dans le monde!!!

Mais bon, si on fait ça, la Flandre et la Wallonie y perdent! Comme quoi, les grands perdants sont encore les bruxellois!
F-16
Citation (Quevedo @ Dec 9 2007, 01:39) *
On est abonné à la newsletter on dirait...

Je cherche à susciter le débat. Les Wallons et les Flamands arrivent à faire entendre leurs revendications mais les Bruxellois sont négligés, alors qu'ils sont les premiers contributeurs aux transferts entre régions, Bruxelles est la capitale de la Belgique et de l'Europe.

Comme l'a dit Guy Vanhengel: "Les négociateurs fédéraux sont devant une voiture dont ils discutent de la couleur, et des jantes, et, dont certains voudraient même sortir le moteur, à savoir Bruxelles."


Alors quel ton avis?
F-16
Citation (Flo @ Dec 9 2007, 11:49) *
Bruxelles pourrait s'en sortir financièrement parlant si les gens y travaillant y payaient aussi leurs IPP. Comme partout dans le monde!!!

Mais bon, si on fait ça, la Flandre et la Wallonie y perdent! Comme quoi, les grands perdants sont encore les bruxellois!


Très juste! Je pense qu'à Berlin un système intéressant y a été instauré: les "navetteurs" qui travaillent dans la ville de Berlin doivent y payer 30% de leurs impôts. Ce serait un bon compromis à mon avis. On le doit bien à Bruxelles.
F-16
"Associons-nous à la France " dit Ducarme

Dans le contexte politique actuel, les propos de Daniel Ducarme, l'ancien président du MR qui fut aussi en son temps ministre-président bruxellois, ne passeront pas inaperçus. Aperçu des propos qu'il tiendra ce samedi, lors de la réunion des cadres du MCC, le parti de Gérard Deprez….



Daniel Ducarme n’y va pas par quatre chemins : pour lui aujourd’hui en Belgique, Nord et Sud sont deux nations dans un même pays. Il dit considérer le vote de la scission de Bruxelles-Halle-Vilvorde en commission de la Chambre, comme un tournant irrémédiable. Pour l’ancien président du MR, il faut bien sûr trouver au plus vite un gouvernement mais il est temps aussi dit il d’entrer en résistance en tant que francophones, et d’anticiper l’avenir de Bruxelles.

Pour Daniel Ducarme, la Région Bruxelloise ne peut vivre sous tutelle fédérale ou devenir un district cogéré par la Flandre et la Wallonie. Il souhaite donc que le Région Bruxelloise bénéficie d’une autonomie constitutive mais aussi financière via une autre répartition que l’IPP entre les trois Régions. Daniel Ducarme s’interroge sur la nécessité d’avoir encore 19 CPAS aux tarifs sociaux différents plutôt que de confier cette compétence à la Région. Même chose pur les six zones de police de la capitale.

Enfin, l’ancien président du MR n’exclut pas la fin de la Belgique. Il plaide donc pour une Belgique française, où l’on retrouverait les Wallons, les Bruxellois et les Germanophones. Daniel Ducarme dit ne pas vouloir le rattachement à la France mais plutôt un système d’association, afin que le sud du pays ne se retrouve pas comme un micro-état, isolé au sein de l’Europe....


http://www.rtbf.be/info/belgique/ARTICLE_143191
RenaudC
"mdr" c'est ce qui convient le mieux
F-16
Citation (RenaudC @ Jan 16 2008, 13:25) *
"mdr" c'est ce qui convient le mieux

C'est vrai que ça prète à rire mais Ducarme a été ministre-président de la région bruxelloise et beaucoup d'homme politiques bruxellois sont plus attachés à la Wallonie (ou à la Flandre) qu'à Bruxelles. Beaucoup d'entre-eux revent d'un Etat Wallonie-Bruxelles voire d'un rattachement à la France.
Françoise Schepmans (MR à Molenbeek je pense) s'était prononcée pour la suppression de la cocof car la cocof serait "un obstacle à l'union entre la Wallonie et Bruxelles", la Wallonie est plus importante que l'enseignement à Bruxelles à ses yeux je pense.
F-16
Que pensez-vous des résultats?
Bryaxis
Un intéressant article du New York Times datant du 14 mai dernier n'hésite pas à qualifier la politique flamande de "fascisme non violent"... Vous le trouverez à l'adresse : http://www.nytimes.com/2008/05/14/world/eu...nyt&emc=rss

Merci au blog "rue de la loi" ( http://ruedelaloi.blogspot.com/ ) pour l'info.
Sonique
Je suis français (personne n'est parfait), et d'un point de vue strictement objectif, je trouve complétement con de foutre en l'air la Belgique. Faites n'importe quoi mais ne partez pas chacuns de votre côté. En plus en France ils ont pas l'air très chauds pour acceuilir les wallons...
abdellah
Oui bon, c'est pas en disant ça que le débat va chaudement avancer... C'est un peu banal et simpliste, ça, le discours "il faut garder la Belgique, c'est un beau pays, etc...".

PS: ah oui, aussi... pourquoi "strictement objectif"?
siouxie
ben c'est un beau pays biggrin.gif
abdellah
Ah mais peut-être bien! (pour ma part, je prends ça avec des pincettes et beaucoup de nuances...)

Mais alors on dit "la Belgique c'est beau parce que tralala et tout et tout..." avec des arguments et tout le tintouin...

Ou sinon on tombe dans le syndrome type forum RTL... allez-y y lire des commentaires de temps à autre... très instructif sur l'état d'esprit de certains...
Princhip
Citation (F-16 @ Jan 25 2008, 20:53) *
Françoise Schepmans (MR à Molenbeek je pense) s'était prononcée pour la suppression de la cocof car la cocof serait "un obstacle à l'union entre la Wallonie et Bruxelles", la Wallonie est plus importante que l'enseignement à Bruxelles à ses yeux je pense.


Je suis absolument pas certains que supprimer la cocof soit une mauvaiise idée, dans le genre institution qui des qu'elle a un euro en dépense trois, je pense qu'on fait difficilement mieux...

Citation (Bryaxis @ May 18 2008, 23:48) *
Un intéressant article du New York Times datant du 14 mai dernier n'hésite pas à qualifier la politique flamande de "fascisme non violent"...


Et bien, autant je peux avoir du respect pour le New-York Times, autant leur analyse est franchement très simpliste. Prendre des faits isolés, les sortir d'un contexte global pour en tirer une analyse c'est franchement pas objectif et c'est très insultants... Mais bon...


Citation (siouxie @ Jul 26 2008, 23:27) *
ben c'est un beau pays biggrin.gif



ha... Il a quoi de mieux que les autres?



PS: rhoooo, deux thread lu sur le forum d'RTL et je sens que je vais y rester... sa troll par là bas, c'est joli biggrin.gif
siouxie
Rtl c'est aussi niais qu'une soirée "special voisin" de sans aucun doute, j'imagine qu'on doit trouver des vraies pépites sur le forum biggrin.gif

Quevedo
Avec 700.000 téléspectateurs chaque soir à 19 heures, il y a un énorme potentiel de communauté forumesque.
Ceci est une version "bas débit" de notre forum. Pour voir la version complète avec plus d'informations, la mise en page et les images, veuillez cliquer ici.
Invision Power Board © 2001-2012 Invision Power Services, Inc.