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Version complète : Benazir Bhutto décédée!
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abdellah
Je viens d'apprendre qu'elle est morte dans un attentat! Décidément le Pakistan stable c'est vraiment pas pour tout de suite!!!


EDIT: voilà la source...
math13
Citation (Le Soir)
Benazir Bhutto morte dans l’attentat suicide

jeudi 27.12.2007, 14:34
L’ex-Premier ministre pakistanaise, Benazir Bhutto, est morte jeudi des suites de ses blessures après un attentat suicide qui a visé un de ses meetings dans la banieue d’Islamabad, a annoncé à l’AFP le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Javed Cheema.


effectivement ...

cela dit, vu tous les attentats dont elle était la cible ca ne me surprend qu'a moitié nosebleed.gif
Mr. Jack
Ca tombe justement bien pour Musharraf...

C'est facilement confondables des auteurs d'attentats ...
abdellah
Citation (Mr. Jack @ Dec 27 2007, 15:04) *
Ca tombe justement bien pour Musharraf...

C'est facilement confondables des auteurs d'attentats ...



ouep, j'ai pas suffisamment de connaissances en la matière pour trancher mais je sais que le géopolitique au Pakistan est une des plus complexes et instables...Là où les Britanniques sont passés, ça a cassé...pour faire simple, hein!

Ils nous ont laissé deux grosses épines: le conflit israélo-palestinien et la situation explosive indo-pakistanaise... dry.gif
Pilou
Facile de rejeter la faute aux british... Les conflits au proche-orient datent de bien avant...
abdellah
Les britanniques sont des acteurs majeurs du conflit dans la forme actuelle des choses!...ils ont joué le rôle de pourvoyeur de nation et s'en sont lavé les mains ensuite...c'est indéniable.. yes.gif

EDIT: et p/r à la situation indo-pakistanaise, ils ont favorisé la partition d' un grand pays, ce qui a entraîné le déplacement forcé de MILLIONS de gens, avec les conséquences que l'on suppose lorsque musulmans et Hindous se sont croisés...
Mr. Jack
Ca suivait juste des politiques impérialistes mais surtout mercantillistes. L'Empire Anglais n'a jamais eu vocation à vouloir incorporer les différents peuples qu'il contenait. Evidement, on peut discuter le fond et les conséquences.

Je pense ce qui est intéressant ici, c'est voir quelles sont les implications réelles et comment l'administration US va devoir réinterpréter la situation, surtout si elle opère dans un souci de réussite diplomatique pour sortir par la bonne porte.
math13
je sens que ce thread va dégénérer biggrin[1].gif

t'aurais pas pu mettre ca dans les news inutiles, abdellah ?? biggrin[1].gif
Mr. Jack
Citation
Pakistan: l'ex-Premier ministre Benazir Bhutto tuée dans un attentat suicide

RAWALPINDI (AFP) - L'ex-Premier ministre du Pakistan Benazir Bhutto est morte des suites de ses blessures après avoir reçu une balle dans le cou tirée par le kamikaze avant l'attentat-suicide qui l'a visée jeudi, ont indiqué des hauts responsables de la police. Evénement

Elle a succombé à ses blessures à l'hôpital mais les enquêteurs n'ont pu encore savoir si elle est morte de sa blessure au cou ou des suites de l'explosion, selon l'une de ces sources, qui ont requis l'anonymat.

"Le kamikaze a d'abord tiré et a fait ensuite exploser la bombe qu'il portait sur lui", a expliqué l'un de ces responsables policiers, ajoutant qu'une balle avait atteint Mme Bhutto au cou.

L'attentat a été perpétré à Rawalpindi, une grande ville qui jouxte la capitale pakistanaise. Immédiatement après le drame, plusieurs corps déchiquetés jonchaient la route, a témoigné un journaliste de l'AFP sur place.

Au moins 16 personnes, en plus de l'ex-Premier ministre Benazir Bhutto, ont en outre été tuées dans cet attentat suicide qui a également fait au moins 56 blessés, a annoncé le gouvernement du Pakistan.

Après la mort de Benazir Bhutto, les violences s'étendaient dans tout le pays. Quatre policiers ont été blessés par balles et 20 maisons brûlées dans un village selon la police tandis que le principal tribunal et un autre bâtiment officiel de Jacobabadont ont été incendiés.

Le président du Pakistan Pervez Musharraf, qui présidait une réunion d'urgence de son gouvernement et des autorités militaires au palais présidentiel à Islamabad, a d'ailleurs appelé ses concitoyens à rester calmes pour "que les desseins diaboliques des terroristes soient mis en échec", a annoncé la télévision d'Etat.

L'ex-Premier ministre Nawaz Sharif s'est lui adressé à la foule massée devant l'hôpital où Mme Bhutto est décédée.

"Je vous promets que je mènerai votre guerre à partir de maintenant", a-t-il lancé aux partisans de Mme Bhutto et aux nombreuses autres personnes dont bon nombre pleuraient.

"Je partage votre douleur et votre chagrin, avec la nation tout entière", a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis ont condamné "cet attentat qui montre qu'il y a des gens là-bas qui essayent d'interrompre la construction d'une démocratie au Pakistan", a déclaré un porte-parole du département d'Etat, Tom Casey.

Le ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband s'est de son côté déclaré "profondemment choqué" par l'attentat qui a provoqué la mort de l'ex-Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto jeudi, appelant "à la retenue mais aussi à l'unité".

En France, le chef de la diplomatie Bernard Kouchner a exprimé sa "très grande émotion" et condamné fermement "l'acte odieux", a déclaré jeudi son ministère.

La Russie également "condamne fermement" l'attentat suicide, a déclaré la diplomatie russe citée par les agences russes.

"Nous condamnons fermement cet attentat, présentons nos condoléances aux proches de Benazir Bhutto et espérons que la direction du Pakistan va réussir à prendre les mesures nécessaires pour assurer la stabilité dans le pays", a indiqué le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Mikhaïl Kamynine cité par l'agence Interfax.

L'Inde enfin a qualifié "d'acte abominable" l'assassinat de Benazir Bhutto

Ce drame est le dernier d'une série record d'attentats suicides dans l'histoire du Pakistan, qui ont fait plus de 780 morts en 2007.

Le plus meurtrier, pour l'heure, avait déjà visé une manifestation du parti de Mme Bhutto: le 18 octobre, deux kamikazes avaient tué 139 personnes dans un gigantesque défilé de sympathisants qui célébraient, à Karachi, la grande ville du sud, le retour de l'ex-Premier ministre après six années d'exil.

Mme Bhutto avait réchappé du double attentat parce qu'elle se trouvait à l'intérieur d'un camion blindé en tête du défilé.

Depuis lors, les autorités ont multiplié les avertissements, assurant que des informations "précises" permettaient de penser que les terroristes islamistes voulaient attenter à sa vie.

Après l'attentat du 18 octobre, Mme Bhutto avait accusé à plusieurs reprises des "hauts responsables" proches du pouvoir et des membres des services de renseignements d'être à l'origine de cette attaque, sans jamais le prouver.

L'ex-Premier ministre dirigeait le principal parti de l'opposition au président Pervez Musharraf, le Parti du Peuple Pakistanais (PPP) depuis qu'elle lui avait tourné le dos début novembre après avoir négocié, dans un premier temps, un accord de partage du pouvoir qui lui avait permis de rentrer d'exil grâce à une amnistie mettant un terme à des poursuites pour corruption du temps où elle dirigeait le pays (1988-1990 et 1993-1996).

C'est précisément en invoquant notamment la menace terroriste islamiste que M. Musharraf avait instauré l'état d'urgence le 3 novembre. Après quelques jours de tergiversations, Mme Bhutto avait mis un terme à ses négociations avec le chef de l'Etat pour un partage du pouvoir dans la perspective des élections législatives et provinciales prévues pour le 8 janvier et était entrée dans l'opposition.

Face à la pression intense de la communauté internationale et de l'opposition, M. Musharraf, qui a été réélu pour un second mandat le 6 octobre par les assemblées sortantes, avait finalement levé l'état d'urgence le 15 décembre et promis de tout faire pour assurer la sécurité de la campagne électorale et des opérations de vote.

Mme Butto menait campagne contre M. Musharraf mais surtout contre les fondamentalistes musulmans, en promettant d'"éliminer la menace islamiste" du pays.

L'année 2007 a connu un record absolu du nombre d'attentats.

Avec celui de vendredi, plus de 780 personnes ont été tuées cette année à travers le pays, quasi exclusivement par des kamikazes.

Les Etats-Unis, dont le Pakistan de M. Musharraf est l'allié-clé dans leur "guerre contre le terrorisme", estiment qu'Al-Qaïda et les talibans afghans, épaulés par des militants locaux, ont reconstitué leurs forces dans les zones tribales du nord-ouest, d'où ils menacent de nouveau les Etats-Unis.

Après le siège puis l'assaut de la Mosquée rouge d'Islamabad début juillet, dans lequel une centaine de fondamentalistes lourdement armés ont été tués, Oussama ben Laden lui-même avait déclaré le djihad, la "guerre sainte", à M. Musharraf et son régime, pour venger ces "martyrs".

Et récemment, un commandant proche des talibans a annoncé, selon la presse pakistanaise, qu'il ferait tout pour empêcher les élections.
b0e1nG
OMFG
RenaudC
Je sais que la pub est interdite mais je pense que dans ce cas je serai pardonné!
Ce soir, 17H45 (environ) C dans l'air

Pakistan : alerte rouge
Depuis l'annonce de l'assassinat de Benazir Bhutto dans un attentat-suicide à Rawalpindi, des heurts ont eu lieu un peu partout à travers le pays. Et ce, malgré l'appel au calme lancé par le président Musharraf, qui a placé des troupes paramilitaires et la police en "état d'alerte rouge". Ce meutre, à douze jours des élections législatives, plonge le Pakistan dans la crise et réveille les craintes de chaos dans ce pays de 160 millions d'habitants, et doté de l'arme nucléaire.
avtomat
Elle est morte de la commotion subie après l'impact du coup de feu, non pas du coup lui même.

Sinon, c'est d'un drôle...
RenaudC
Citation (avtomat @ Dec 28 2007, 19:04) *
Elle est morte de la commotion subie après l'impact du coup de feu, non pas du coup lui même.

Sinon, c'est d'un drôle...

Le kamikaze s'est fait sauter (après avoir tirer 3 coups de feu), l'explosion a fait qu'elle a percuté le toit ouvrant. Que ca soit un choc avec le toit ouvrant ou écrasée entre les sièges, le fait est que c'est l'attentat qui l'a tuée..

Pour ceux qui ont matté C dans l'air et qui étaient moyennement informés sur le sujet (comme moi), ils se sont rendus compte à quel point on faisait d'elle une déesse de la démocratie, de la paix etc.. alors qu'elle en est TRES TRES loin et pas forcément mieux que Musharraf. On a pu constater aussi que le soutient dont elle bénéficie n'est pas aussi important que ce que laisse penser les médias occidentaux.
Ce meurtre est regrettable pour les troubles qui se passent mais pour la personne, ça l'est déjà nettement moins après ce débat, ou en tout cas pas plus que pour tant d'individualités qui disparaîssent dans des combats politiques.
Quevedo
Citation (RenaudC @ Dec 28 2007, 20:05) *
On a pu constater aussi que le soutient dont elle bénéficie n'est pas aussi important que ce que laisse penser les médias occidentaux.


Donc...Adolf Hitler, qui surfait sur une large lame de fond populaire, était dans le bon ? (Just kidding, j'ai aussi lu l'article dans Marianne y a quelques semaines)
thomator
c Sarko pour faire une diversion de sa relation avec Bruni !
RenaudC
Citation (Quevedo @ Dec 28 2007, 20:21) *
Donc...Adolf Hitler, qui surfait sur une large lame de fond populaire, était dans le bon ? (Just kidding, j'ai aussi lu l'article dans Marianne y a quelques semaines)

Autant pour moi si je me suis mal exprimé. La seule chose dans le quote que tu posts c'est que à écouter les médias "vulgarisants" on va dire (RTBF, RTL, VIF, ..) et donc les médias du grand public, on voit une Bhutto soutenue par toute la population comme le grand espoir du pays alors que ça n'est pas le cas sur place mais uniquement dans la tête des occidentaux.


mdr thomator ca sera surement l'argument du vieux Hollande (je parle pas de fromage) à l'assemblée nationale lundi
Mr. Jack
Citation
Le Pakistan paralysé, controverse sur la mort de Benazir Bhutto

Par Emmanuel GIROUD AFP -

ISLAMABAD (AFP) - La vie au Pakistan était littéralement paralysée samedi, deux jours après la mort dans des circonstances controversées de l'opposante Benazir Bhutto dans un attentat suicide. Evènement

En raison de l'incertitude politique et de la peur de nouvelles manifestations (les émeutes ont déjà fait 33 morts), la confusion régnait aussi sur l'avenir des élections législatives et provinciales qui doivent avoir lieu le 8 janvier.

Baïtullah Mehsud, chef présumé d'Al-Qaïda au Pakistan, a démenti samedi être à l'origine de l'attentat, comme l'en avait accusé la veille le gouvernement.

"Il n'est pas impliqué dans cet attentat", a déclaré à l'AFP un de ses porte-parole, le maulana Omar, interrogé par téléphone satellitaire. "C'est un complot du gouvernement, de l'armée et des services de renseignements" pakistanais, a-t-il accusé.

Par ailleurs, la porte-parole de Benazir Bhutto a affirmé samedi à l'AFP que l'ex-Premier ministre avait été touchée par une balle à la tête, démentant la version du gouvernement.

"J'ai vu qu'elle avait une blessure par balle à l'arrière de la tête et une autre, causée par la sortie de la balle, de l'autre côté de la tête", a déclaré à l'AFP Sherry Rehman, assurant avoir lavé son corps avant l'enterrement.

Vendredi, le gouvernement, citant les médecins qui ont effectué l'autopsie, a assuré que Mme Bhutto avait été tuée par un choc à la tête après avoir heurté le levier du toit ouvrant de sa voiture en tentant d'éviter les balles de l'agresseur. Selon cette version du gouvernement, aucune balle n'a touché Mme Bhutto.

Le kamikaze a ouvert le feu sur elle à l'issue d'un meeting électoral à Rawalpindi, dans la banlieue d'Islamabad, avant de faire exploser la bombe qu'il portait sur lui, tuant au moins 20 personnes

Les militants du Parti du Peuple Pakistanais (PPP) que dirigeait Mme Bhutto, principal mouvement de l'opposition, accusent le pouvoir de M. Musharraf de l'avoir "tuée", au moins indirectement en lui refusant une sécurité appropriée alors qu'elle faisait l'objet de menaces "précises". Elle avait déjà été la cible, le 18 octobre, d'un double attentat suicide à Karachi, le plus meurtrier de l'histoire du pays, avec 139 morts.

Au deuxième des trois jours de deuil national décrétés par le président Pervez Musharraf pour honorer la mémoire de Mme Bhutto, les boutiques et magasins d'alimentations étaient tous fermés à Karachi et Lahore, et les villes "jumelles" Islamabad et Rawalpindi, les quatre grandes cités du Pakistan.

Les stations d'essence, les transports publics étaient quasi-inexistants et très peu de voitures circulaient dans les rues, les chauffeurs cherchant frénétiquement mais en vain à remplir leur réservoir ou dénicher le dernier magasin d'alimentation ouvert.

Certaines artères, essentiellement à Karachi, le fief du parti de Mme Bhutto, portaient des traces des violences entre émeutiers et forces de sécurité qui ont reçu l'ordre vendredi de "tirer à vue".

Au moins 33 personnes sont mortes dans ces combats de rue depuis la mort de l'ex-leader de l'opposition, dont au moins 24 dans la province méridionale du Sind, fief du parti de Mme Bhutto, et dont Karachi, mégalopole de 12 millions d'habitants, est la capitale.

Le gouvernement a clairement accusé Al-Qaïda d'être responsable de l'attaque visant Mme Bhutto, comme le 18 octobre.

Le ministère de l'Intérieur a affirmé que les services de renseignement avaient intercepté un appel téléphonique dans lequel Baïtullah Mehsud félicitait un de ses hommes après l'attaque et indiqué l'endroit où il se trouvait dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan.

Dans ce secteur Washington estime qu'Al-Qaïda et les talibans afghans ont reconstitué leurs forces, grâce à l'appui des tribus pakistanaises fondamentalistes, dont celle des Mehsud.

Il y a "une preuve irréfutable" que le réseau d'Oussama ben Laden "tente de déstabiliser le Pakistan", avait assuré le porte-parole du ministère, Javed Cheema.

Un responsable gouvernemental a dit vendredi que le gouvernement n'avait pas encore pris de décision concernant un éventuel report du scrutin du 8 janvier.

Au moins 24 personnes ont notamment été tuées dans le Sind. Quelque 16.000 soldats des troupes paramilitaires, dont 10.000 pour la seule Karachi, y ont été déployés. Personne n'ose sortir dans les rues du grand port du sud, et les quelques rares chauffeurs qui s'y risquent conduisent à vive allure sans s'arrêter, selon un journaliste de l'AFP.

Les Etats-Unis, dont Islamabad est un allié-clé dans leur "guerre mondiale contre le terrorisme", ont par ailleurs affiché leur confiance sur la sécurité de l'arsenal nucléaire de cette République Islamique de 160 millions d'habitants.

La mort de Benazir Bhutto, qui avait promis d'"éliminer la menace islamiste" du pays, survient après une série record d'attentats suicide dans l'histoire du pays, qui ont fait près de 800 morts en 2007, attribués, ou revendiqués par, les militants proches d'Al-Qaïda, au premier rangs desquels figure Mehsud.


Cela devient franchement interessant. Je pense plus à de l'opportunisme qu'une véritable implication néanmoins ...
RenaudC
Clair! Que ça soit du côté de Mehsud ou de Musharraf d'ailleurs! Musharraf sa rivale principale est buiten, Mehsud si il arrive à convaincre que c'est Musharraf qui a organisé, c'est tout bénéf pour lui mais je pense pas qu'il vise le pouvoir, il veut juste foutre le bordel.
A décharge de Musharraf, à l'arrivée de Bhutto au Pakistan Musharraf a proposé de l'aide qu'elle a refusée et son parti avait les moyens de la protèger. De plus, même si on la fou dans un 4x4 blindé avec vitres teintées et 18 voitures autour pour pas savoir dans laquelle elle est, à partir du moment où elle sort sa tête on sait pas faire grand chose.
Vive les engeulades entre Leterme et Reynders!
Quevedo
Citation
Vendredi 28 Décembre 2007 - BHL béatifie Benazir Bhutto


«De mortuis aut nihil aut bene» («Des morts, on dit soit du bien, soit rien»). BHL aurait dû appliquer à lui-même la maxime latine, qu'il a dû apprendre sur les bancs de sa classe préparatoire du Lycée Louis-le-Grand, avant d'évoquer l'assassinat de Benazir Bhutto dans une tribune publiée le 28 décembre 2007 dans Libération. BHL aurait donc pu s'abstenir. Mais une fois de plus, notre médiacrate favori a fait le mauvais choix. Pouvait-il décemment faire autrement, lui qui a « enquêté » sur le meurtre du journaliste américain Daniel Pearl, au point de se rendre lui-même dans le pays ? Donc, nous dit BHL, honneur à Benazir Bhutto : « C'est une femme d'abord qu'ils ont tuée. Une femme belle. » On croirait lire un éditorial de Elle, en moins bien torché…

Il n'est nul besoin de connaître le Pakistan, pays compliqué s'il en est, pour mesurer le contresens du publiciste, qui commence dès la première ligne. Car il est fort peu vraisemblable que Bhutto a été ciblée parce qu'elle était une femme. Mais l'histoire bhlisée doit toujours se prêter à une théâtralité destinée à séduire le public. Massoud avant-hier, Pearl hier, Bhutto aujourd'hui. En réalité, si Benazir Bhutto a été victime d'un assassinat, cela ne doit pas nous conduire à idéaliser une femme politique liée à des milieux affairistes. Elle était tout autant le symbole de la démocratie que celui de la corruption ou du féodalisme, elle qui appartenait à l'une des plus grandes familles du Sud pakistanais. Non, il n'y a pas toujours des bons et des méchants. Non, Bhutto n'incarnait pas forcément le bien en face d'un Musharraf que BHL s'entête à stigmatiser comme le mal absolu. Et d'ailleurs, les deux figures étaient, l'une comme l'autre, « sponsorisées » par les Américains.

Ce fut l'erreur de Bush, d'après le « néodiplomate » Lévy. D'où son appel pressant pour que le président des Etats-Unis se rende à l'enterrement de Benazir Bhutto. On aura mal renseigné BHL : chez les musulmans, on enterre les morts quelques heures après leur décès, même dans l'islam des Lumières ; dès après la publication de son « rebond » dans Libération, le cortège mortuaire commençait à s'ébranler. Pas plus que Bush, Gordon Brown, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel n'avaient matériellement le temps d'interrompre leurs vacances pour venir au Pakistan.
Caramba, encore raté !

Philippe Cohen (Edito de Marianne)


Ce qui n'est pas mis en gras est particulièrement savoureux, une fois n'est pas coutume, au sujet du philosophe au "petit poing crispé".
tahiti_80
Citation (Pilou @ Dec 27 2007, 15:14) *
Facile de rejeter la faute aux british... Les conflits au proche-orient datent de bien avant...


FAUX smile.gif
DGsu.
Déclaration stupéfiante de Benazir Bhutto au sujet de la mort d’Oussama Ben Laden

Dans une interview du 2 novembre 2007 à David Frost, journaliste vedette à Al-Jazira, Benazir Bhutto affirme - en passant - qu’Oussama Ben Laden a été assassiné par Omar Sheikh, un agent de l’ISI pakistanaise qui joua un rôle-clé dans les attentats du 11-Septembre. Cette déclaration stupéfiante, à prendre avec beaucoup de précaution, soulève de très nombreuses questions, qui risquent bien de ne jamais être résolues.

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=33697
abdellah
Citation (DGsu. @ Jan 1 2008, 14:03) *
Déclaration stupéfiante de Benazir Bhutto au sujet de la mort d’Oussama Ben Laden

Dans une interview du 2 novembre 2007 à David Frost, journaliste vedette à Al-Jazira, Benazir Bhutto affirme - en passant - qu’Oussama Ben Laden a été assassiné par Omar Sheikh, un agent de l’ISI pakistanaise qui joua un rôle-clé dans les attentats du 11-Septembre. Cette déclaration stupéfiante, à prendre avec beaucoup de précaution, soulève de très nombreuses questions, qui risquent bien de ne jamais être résolues.

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=33697


D'ailleurs il a tellement pas apprécié qu'elle a pas tenu 2 mois...
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