Du concept de blague, nous pouvons d'ores et déjà dégager 2 de ses principaux axiomes qui sont, premièrement, que "tout fait ou objet social peut être considéré comme une blague" ; et deuxièmement, "le potentiel effectif de la blague réside avant tout dans le fait que le destinataire soit susceptible de s’en faire une image mentale, personnelle et adéquate, suffisante à la compréhension de l’inférence blague".
La blague repose sur le principe d’une association conceptuelle selon un schéma bien spécifique. Le centre du concept de blague est la capacité de tout un chacun à pouvoir se fixer une image mentale d'une association de concepts qui n’ont à la base rien en commun, à part le ridicule.
Cette association de concept, et l’image mentale qui en découle, si elle concorde avec celles inférée par le blagueur – en l’occurrence l’individu à l’origine de la blague, qui porte en lui ses germes et possédant généralement un haut potentiel de blague – provoque inévitablement le rire.
Venons-en aux exemples, qui hélas, sans la communication orale, ne pourront pas faire état de l’essence même de la blague. En effet, tout premier contact avec la blague doit se faire de manière interactionnelle, c'est-à-dire avec la complicité d’un individu à haut potentiel de blague devant possiblement faire partie de l’entourage proche. Possiblement car certaines personnes prédisposées à la blague n’ont besoin que d’un effet déclencheur pour laisser se libérer tout leurs potentiels.
Cet effet peut être de nature aussi diverse que variée, allant de la vision d’une vidéo (la stratégie de l’échec des robins des bois, par exemple) ou de tout autre contenu multimédia, jusqu’à l’interaction avec un IHPB (individu à haut potentiel blagu).
D’un point de vue interactionniste, la blague est un phénomène social à part entière d’une part. D’autre part, c’est surtout un processus sociabilisant. Il faut plusieurs personnes pour permettre et accomplir son action. C'est une démarche altruiste propice aux échanges entre êtres humains dotés d'une bonne dose de second degré.
Exemples que voici finalement : un bourrelet télescopique ; un troll unijambiste des forets du grand nord enroulé dans du jambon ; une tractopelle carthaginoise ; un cocker véloce ; un calembour déshydraté ; toi avec ton piercing dégueulasse tu dégages !, Luc grand chambellant de l'échec, etc. sont des exemples parmi tant d’autres d’association de concepts cristallisés par l’esprit empreint de blague dans une image mentale, qui joue le rôle de catalyseur.
La blague, en même temps, est un medium pour dire des choses absurdes mais cependant porteuses d’un certain sens, avec un assemblage de mots le plus incongru et non contextuel possible.
Par extrapolation, on peut dire que la blague est une manière significative de prendre la vie dans son sens le moins sérieux, de systématiquement dédramatiser les situations difficiles. On pourrait aussi la qualifier d'optimisme exacerbé sous forme d’humour dans un monde toujours plus sérieux. Faire de la blague sa philosophie de vie est salutaire pour l’organisme.
Cet essai, en l’occurrence, pourrait donc finalement apparaître comme une vaste blague, je vous laisse le soin d’en juger.
Mais mon intention première était bien à la base de comprendre ce concept de blague selon une vision plus particulière, familière de celui-ci.
Je réalise cependant bien la faiblesse méthodologique de mon intervention, comme nombre d’études ayant eu pour objet l’humour soit dit en passant.
Néanmoins, selon un ami blagueur, la blague résumerait tout ce qui n’est pas sérieux, et donc athéorique, nécessitant donc la de faire appel à des méthodes concordants avec ce fait. Le processus de blague va à l’encontre de toute forme de théorie.
Par exemple, la formule « c'est juste des blagues » généralise le fait qu'une blague n’est en fait que quelque chose de pas sérieux, bien que pas forcément drôle, dépendamment des parties en présence.
Ainsi s'achève ma brève étude de la blague.
Je passe maintenant le flambeau à d'autres collaborateurs assez à la pointe en terme de blagues.
QUOTE(Jean ; 20 ans)
Adaptations des définitions usuelles
Dans certaines locutions, "blague" signifie "mensonge". Les locutions suivantes indiquent que l'interlocuteur n'est pas dupe du mensonge qu'on lui raconte, seulement ces locutions nécessitent quelques modifications selon notre doxe:
"Blague à part" -> Cela n'existe plus, puisque la blague est omniprésente en toute chose, il nous est impossible d'en faire abstraction.
"Sans blague!... Ce n'est pas possible, vous plaisantez!" Cette phrase pourrait se résumer désormais par "Blagues?!".
"Quelle blague!... Vous voulez me faire croire ça" Comme la blague n'a plus de connotation négative selon nous, ce genre de locution se dit désromais "mais enfin luc c'est ridicule je ne parle même pas italien". (cfr LSDL'E)
"Tu blagues!... Tout ça n'est pas sérieux!"
Cette définition représente assez bien le sens général qu'on lui donne aujourd'hui.
- Tu crois qu'on a une âme?
- Tu parles, c'est des blagues!"
A bon entendeur, blagues.
Dans certaines locutions, "blague" signifie "mensonge". Les locutions suivantes indiquent que l'interlocuteur n'est pas dupe du mensonge qu'on lui raconte, seulement ces locutions nécessitent quelques modifications selon notre doxe:
"Blague à part" -> Cela n'existe plus, puisque la blague est omniprésente en toute chose, il nous est impossible d'en faire abstraction.
"Sans blague!... Ce n'est pas possible, vous plaisantez!" Cette phrase pourrait se résumer désormais par "Blagues?!".
"Quelle blague!... Vous voulez me faire croire ça" Comme la blague n'a plus de connotation négative selon nous, ce genre de locution se dit désromais "mais enfin luc c'est ridicule je ne parle même pas italien". (cfr LSDL'E)
"Tu blagues!... Tout ça n'est pas sérieux!"
Cette définition représente assez bien le sens général qu'on lui donne aujourd'hui.
- Tu crois qu'on a une âme?
- Tu parles, c'est des blagues!"
A bon entendeur, blagues.
QUOTE(Alain ; 54 ans)
Cette histoire de la vie qui est une blague, je trouve cela vraiment très drôle. Je dirais même plus, c'est à mourir de rire. Elle est bonne, non?
Remarquez, je préfère qu'on dise que la vie est une blague plutôt que, par exemple, la blague est dans le coin parce qu'alors, je vous le demande un peu, où pourrait bien se situer le mot d'esprit? Il faudrait aussi faire fonctionner ce tout nouveau et très intelligent concept de la vie qui est une blague avec une autre chose qu'on dit aussi à propos des blagues: "les plus courtes sont les meilleures".
On voit ici tout de suite où gît la difficulté: si la vie est une blague et que les plus courtes sont etc., alors il faut nécessairement se poser la question de savoir si une bonne vie n'est pas une vie qui doit être obligatoirement courte.
Funny, isn'it ?
Remarquez, je préfère qu'on dise que la vie est une blague plutôt que, par exemple, la blague est dans le coin parce qu'alors, je vous le demande un peu, où pourrait bien se situer le mot d'esprit? Il faudrait aussi faire fonctionner ce tout nouveau et très intelligent concept de la vie qui est une blague avec une autre chose qu'on dit aussi à propos des blagues: "les plus courtes sont les meilleures".
On voit ici tout de suite où gît la difficulté: si la vie est une blague et que les plus courtes sont etc., alors il faut nécessairement se poser la question de savoir si une bonne vie n'est pas une vie qui doit être obligatoirement courte.
Funny, isn'it ?
edit : faute d'orthographe bcp trop énorme pour rester impunie
