Aide - Recherche - Membres - Calendrier
Version complète : Spéculation et crises : ça suffit !
CandiULB > Discussions Générales > Autres Discussions > Autres discussions - Le classique
el_dje
Spéculation et crises : ça suffit ! lundi 24 mars 2008, par Le collectif initiateur


La finance déréglementée détruit les sociétés. Silencieusement, au quotidien, quand les actionnaires pressurent les entreprises, c’est-à-dire les salariés, pour en extraire davantage de rentabilité, au Nord comme au Sud. A grand spectacle et avec fracas dans les crises aiguës où se révèlent brutalement les invraisemblables excès de la cupidité spéculative et leur contrecoup sur l’activité et l’emploi. Chômage, précarisation, accroissement des inégalités : les salariés et les plus pauvres sont voués à faire les frais soit de la spéculation, soit des nuisances du krach qui s’ensuit.

Depuis deux décennies, le cours de la finance mondiale n’est qu’une longue suite de crises : 1987, krach boursier ; 1990, crise immobilière aux Etats-Unis, en Europe et au Japon ; 1994, krach obligataire américain ; 1997 et 1998, crise financière internationale ; 2000-2002, krach internet ; 2007-2008 enfin, crise immobilière et peut-être crise financière globale.

Pourquoi une telle répétition ? Parce que toutes les entraves à la circulation des capitaux et à l’« innovation » financière ont été abolies. Quant aux banques centrales qui ont laissé enfler la bulle, elles n’ont plus d’autre choix que de se précipiter au secours des banques et des fonds spéculatifs en mal de liquidités.

Nous n’attendrons pas la prochaine crise sans rien faire et ne supporterons pas plus longtemps les extravagantes inégalités que la finance de marché fait prospérer. Parce que l’instabilité est intrinsèque à la déréglementation financière, comment les dérisoires appels à la « transparence » et à la « moralisation » pourraient-ils y changer quoi que ce soit - et empêcher que les mêmes causes, de nouveau, produisent les mêmes effets ? Y mettre un terme suppose d’intervenir au cœur du « jeu », c’est-à-dire d’en transformer radicalement les structures. Or, au sein de l’Union européenne, toute transformation se heurte à l’invraisemblable protection que les traités ont cru bon d’accorder au capital financier.

C’est pourquoi nous, citoyens européens, demandons :
l’abrogation de l’article 56 du Traité de Lisbonne, qui, interdisant toute restriction à ses mouvements, offre au capital financier les conditions de son emprise écrasante sur la société. Et nous demandons également
la restriction de la « liberté d’établissement » (art. 48) qui laisse l’opportunité au capital de se rendre là où les conditions lui sont le plus favorables, et permettrait ici aux institutions financières de trouver asile à la City de Londres ou ailleurs.

Si par « liberté » il faut entendre celle des puissances dominantes, aujourd’hui incarnées dans la finance, d’asservir le reste de la société, disons immédiatement que nous n’en voulons pas. Nous préférons celle des peuples à vivre hors de la servitude de la rentabilité financière.






Plus d'infos: ici et ici

________________________________________________

Pour une tentative d'organisation de l'opposition au Traité de Lisbonne, voir ici
el_dje
newsletter du comité Stop-Finance:

Cher(e)s ami(e)s

Si vous recevez ce premier numéro de la lettre "Stop-Finance"... c'est que vous êtes déjà signataires de la pétition. Nous vous en remercions d'autant plus que votre soutien est le meilleur des encouragements à poursuivre l'action collective autour de cette question centrale de l'arraisonnement de la finance libéralisée.
"Poursuivre" est bien le terme approprié car cette pétition ne saurait être une fin en soi. Elle est un commencement. Mais de quoi ? Vous êtes nombreux à vous (et à nous) poser la question. La présente lettre a précisément vocation à vous tenir informés des suites de ce mouvement -- c'est-à-dire, pour une bonne part, à rendre communes les idées que nombre d'entre vous nous faites parvenir.

I) Un objectif : le sommet européen de la fin juin

Parmi toutes les questions que vous nous posez, une émerge particulièrement : que faire de ces signatures ? à qui les remettre ? Nous pensons donner à cette pétition l'échéance de la fin juin, à savoir la prise de la présidence de l'Union européenne par la France. Les 19 et 20 juin se tiendra à Bruxelles un sommet européen de bilan de la présidence slovène et de transmission à la France. Pourquoi ne pas organiser une manifestation le week end précédent (14 et 15 juin) à Bruxelles même ? Nous y organiserions une réunion publique sous la forme d'un séminaire international, évidemment largement ouvert à tous les citoyens qui feront le déplacement, au cours duquel nous exposerions publiquement toutes nos propositions dont l'abrogation des articles 56 et 48 n'est -- redisons le -- que le préalable. Les signatures pourraient alors être remises à la Commission européenne.

II) Diffuser, convaincre : l'objectif des 60 000 signatures pour la fin avril

A plus court terme : au moment où cette lettre est envoyée, la pétition a déjà enregistrée 30 000 signatures. Il nous faut maintenant étendre le mouvement et l'internationaliser davantage qu'il ne l'est. C'est ce à quoi nous travaillons maintenant... et c'est ce pourquoi nous en appelons à votre mobilisation. Vous êtes partenaires à part entière de ce mouvement : faites le vivre, il ne réussira que par vous. Diffusez la pétition, convainquez ceux qui sont autour de vous de signer à leur tour. Nous nous donnons pour objectif les 60 000 signatures d'ici la fin avril. Il suffirait que chaque signataire obtienne deux ou trois signatures pour que nous arrivions : visez donc 10 !
Comment faire concrètement :
Solution 1 : Inscrire vous même en ligne les gens dont vous avez eu l'assentiment.
Solution 2 : Faire signer les formulaires papier (téléchargeable sur le site) et les envoyer à Attac qui accepte de nous servir de boîte postale : 66-72 rue Marceau, 93100 Montreuil-sous-Bois, France
Solution 3 : Nous envoyer les noms et adresses mails des signataires, nous les entrerons manuellement dans la liste.
En cas de problème, contactez nous sur le mail stopfinance@gmail.com
Toutes les doubles signatures seront bien évidemment controlées.

III) Une relance de la visibilité médiatique du mouvement

Armés 1) de ces 60 000 signatures, 2) d'une liste d'organisations politiques, syndicales et associatives ayant endossé la pétition et 3) de l'objectif du sommet européen de juin, nous aurons atteint une masse critique qui nous permettra de relancer une action médiatique pour faire connaître l'ampleur de ce mouvement, pour lui donner un nouvel élan et pour affirmer que, loin d'être un feu de paille ou un coup isolé, il inscrit ses objectifs dans la durée.

Ce mouvement n'a pas d'autre force politique que celle que lui donnent les hommes et femmes qui le soutiennent et le font vivre. De l'objectif des 60 000 signatures à celui d'une manifestation publique à Bruxelles, c'est peu dire que nous avons besoin de votre action !

Le comité d'animation de Stop-Finance
www.stop-finance.org
Ceci est une version "bas débit" de notre forum. Pour voir la version complète avec plus d'informations, la mise en page et les images, veuillez cliquer ici.
Invision Power Board © 2001-2012 Invision Power Services, Inc.