Citation (Quevedo)
Si on demande aux journalistes - et beaucoup d'étudiants aussi, d'ailleurs

Pourquoi les journalistes?
Sinon, selon moi, il faut voir la politique comme une ligne, une très longue ligne finie. Au milieu de cette longue ligne, un centre. Le centre étant aussi l'épicentre. En effet, elle n'est ni à gauche, ni à droite, mais est une conjonction de la gauche et de la droite. Tout part de là.
A la gauche du centre de la ligne, la gauche. Et à la droite, la droite. (facile

)
Si l'on s'éloigne vers la gauche, on entend de moins en moins ce qu'il y a à droite. On s'en éloigne parfois tellement qu'on n'entend plus que la gauche, occultant alors tous les aspects de "droite" mais nécessaires à notre société. Une aliénation de la gauche par la gauche. On est tellement loin à gauche, que la gauche moins éloignée nous paraît trop à droite.
Bien sûr, le raisonnement est aussi valable pour la droite.
Plusieurs corollaires.
Premièrement, comme on s'éloigne, on s'intéresse de moins en moins et on est moins ouvert à l'autre "bord".
Deuxièmement, l'éloignement empêche aussi d'agir en phase avec le monde.
Cette seconde conséquence est importante. Comment changer le monde alors qu'on ne peut plus comprendre tous ses aspects? On pense comprendre le système, mais on ne le voit que de très loin, on ne le voit que de son point de vue. Il n'y a plus d'empathie. On demande alors un changement impossible. Les extrêmes, droite ou gauche, veulent souvent, j'ai l'impression, changer la société d'un coup. Une révolution mondiale pour remettre le monde sur le droit chemin. L'idée n'est pas mauvaise, mais utopique.
Je pense donc que la meilleure situation pour changer le monde, c'est en restant près du centre, que ce soit à gauche ou à droite. Peut-être bien moins exaltant puisque le travail est lent et long (d'ailleurs, les extrêmes diront que nous suivons la masse), mais chacun, par petites touches et en oeuvrant pour ce qu'il croit bien, permettra de faire évoluer la société.
Quant à savoir pourquoi cette division, cela pourrait être parce qu'en s'éloignant du centre, chacun évolue et interprète la société autrement. Plus on s'éloigne, plus on se forge une pensée individuelle puisqu'elle est le résultat d'un cheminement personnel. Un tel cheminement personnel empêche que l'on aie quasi la même qu'un autre "extrême" (aucun ton péjoratif, juste une facilité d'écriture).
Un peu métaphysique mon bazar, mais je le vois comme ça. J'essaie de comprendre les extrêmes, mais je ne suis pas d'accord avec eux pour autant. C'est aussi une des possibilités humaines : l'empathie. Chacun sa manière de penser. La mienne étant que je me situe au centre. Selon moi, toute société demande de la gauche, mais aussi de la droite, et de l'écolo, et de l'humanisme, et du PTB, et du RWF, et de la Lijst Dedecker, et du Vlaams Belang.
Chaque point de vue a son intérêt, même le VB. Si la société est trop stupide que pour y croire, il faut continuer à l'éduquer. Mais si elle n'apprend pas, viendra un jour où elle sera "punie" : lorsque le VB sera au pouvoir. Donc le parti est nécessaire.
A côté de ça, il faut oeuvrer pour le bien. Point.
Bien sûr certains voient mieux que d'autres. Bien sûr certains sont "bien et justes". Mais imposer des idées, mêmes bonnes et justes, c'est ce qu'on appelle du totalitarisme. Malheureusement, je suis profondément humaniste. Je crois en l'homme, pour le meilleur et pour le pire, mais surtout pour le meilleur.
Si lors de ce (bien trop long) texte j'en ai froissés quelques une, sachez que ce n'était pas mon intention. Je ne juge rien ni personne. J'exprime seulement mon sentiment. Ne pas être d'accord avec ce que je dis ne me range pas dans la catégorie des "est contre"...
Merci de votre temps, et au plaisir

J'essaierai de repasser si j'ai le temps, je suis débordé de boulot...