Pour en finir avec le jugement de Dieu, d'Antonin Artaud.
Vu que c'est à L'Ulb, apportée comme sur un plateau d'argent, ce serait bête de ne pas en profiter!
(la pièce passe aussi le 13 et le 14 au Conservatoire d'Art dramatique, pour info)
En tout cas, moi je compte bien y aller, A. Artaud est un auteur que je connais très peu mais qui m'interesse trèèès fort!
(et pas seulement à cause de la chanson homonyme de Bauhaus
Petite (et vaine?) tentative pour mettre l'eau à la bouche:
"Prophète du théatre moderne", A. Artaud vient du surréalisme mais a été éjecté du groupe par Breton pour sa violence, parce qu'il allait "trop loin" (et passke Breton avait quand même des petits penchants tyranniques et aimait pas trop ceux qui s'éloignaient de ses principes... pas taper Quentin!
Mort dans un asile en prédisant l'Apoalypse.
Bref, il a une énorme influence sur le théatre moderne, en concurrence pour celà avec Brecht...
Extraits de son texte Le Théatre de la cruauté:
"il importe avant tout de rompre l'assujetissement du théatre au texte, et de retrouver la notion d'une sorte de langage unique à mi-chemin entre le geste et la pensée"
"Nous voulons faire du théatre une réalité à laquelle on puisse croire, et qui contienne pour le coeur et les sens cette espèce de morsure concrète que comporte toute sensation vraie"
"Tout ce qui agit est une cruauté. C'est sur cette idée d'action poussée à bout, et extrème que le théatre doit se renouveler"
Bref, il a renouvelé le théatre en donnant à l'action, à la gestuelle, sa primauté.
En espérant ne pas être déçue après tout ça par la pièce