Ha la la chers étudiants assidûs,
Peut-être êtes-vous encore en première et découvrez-vous petit à petit la question vitale de tout être humain. Peut-être êtes vous étudiants d'une année avancée et y avez-vous déjà trouvé une réponse.
Néanmoins, la question, elle tue.
Etudier ... mais pourquoi faire, à la fin ?
• Pour avoir un diplôme : bien ... et le diplôme pourquoi faire ?
• Pour travailler et avoir de l'argent : bien ... mais de l'argent pourquoi faire ?
• Pour t'acheter ce que tu veux : bien ... mais ce que je veux est-il en vente dans le commerce ?
La question ultime est donc : que veux-tu, que cherches-tu ?
Alors, étudiants, que cherchez-vous, au fil des jours, des nuits, entre 2 repas ou lorsque vous écrivez une équation ? Que voulez-vous, au fond ?
Allez, ravivez la section : )
Plusieurs personnes sont restées bouche bées quand je leur ai posé la question (bien qu'elles l'aient comprise parfaitement), ça m'a effrayé. Moi-même, j'hésite. Serions-nous tous aussi désorientés ? Sans savoir ce que nous voulons, où nous allons (voulons aller) ?
pour apprendre
pour gagner de la thune
Je veux avoir le moins d'emmerdes possible... Et on a moins d'emmerdes en étudiant qu'en étudiant pas donc j'étudie . Tout le monde ne sera pas de mon avis....
Tu veux dire qu'en étudiant, ça sera moins pire ? C'est affreux comme pensée, c'est quasi une résignation
Pourquoi tu n'arrêtes pas les études, Sephi ?
La question ultime est donc : que veux-tu, que cherches-tu ?
Je veux juste trouver qqun qui m'aime autant que je l'aime.
C'est tout ce que je demande de ce putain de monde, que quelqu'un puisse me rendre cet amour.
Citation (Lecter @ 9 Apr 2003, 19:47 )
Pourquoi tu n'arrêtes pas les études, Sephi ?
Par incertitude, par peur ? Et ça serait pour quoi ?
Bouddha
Apr 9 2003, 20:24
Je pense que l'étude fait partie de "notre intégration sociale", ca veut dire qu'instinctivement, nous voulons être comme les autres et puis pkoi pas les dépasser.
Si on ne suit pas le troupeau, la société nous lâche...
Donc, étudier, travailler, gagner de l'argent et dépenser => notre société
Ca se vérifie très bien si on "se" compare à d'autres organisations sociales dans le monde; ex les aborigènes d'Australie, les Guinéens, les Masaïs, etc...
C'est notre histoire et notre éducation donc qui font que "ca se passe comme cà".
Il faut que "tu" sois utile à la société, il faut apprendre à être utile, il faut acheter pour rendre utile d'autres personnes, etc...
De nos jours, l'individu ne sait pas vivre en autarcie, il a besoin des autres.
Un informaticien n'a pas le temps de faire son pain ni de traire une vache mais il va programmer une machine qui traira la vache pour le fermier...
Si nous sommes spécialisés, nous sommes dépendants.
Voilà pkoi on (essaye d') étudie( r ), afin de s'intégrer socialement.
C'est un long débat qui s'annonce j'ai l'impression...
Intégration sociale ou... unification sociale. Les études, je ne les fait pas par plaisir, pas par intéret non plus. Il se fait que simplement, sans diplome, sans le fait de pouvoir dir "je suis intelligent moi, j'ai réussi des études moi, môssieur"; vous n'êtes rien pour cette société.
Beaucoup d'entre nous subissent une pression terrible de l'entourragr qui les pousse a faire leurs études a l'université.
(Quoi? Mais enfin, avec l'univ, ton avenir est assuré, oui mais l'univ c'est mieux, oui mais t'imagine la thune que tu va avoir? Oui mais c'est plus prestigieux...)
Comme toujours la différence fait peur, vous êtes donc condamnés à continuer où a vous retrouver exclu... un marginal...
Bref ce n'est qu'un exemple comme il y en a tant d'autres :/
Bouddha > Tu veux dire qu'en nous spécialisant, nous nous construisons une place à occuper dans la Grande Machine ? Mais le fait d'être utilisé "à la chaîne" comme cela, ça ne te dérange pas ?
A te lire, on dirait que tu travailles "parce que sinon, t'es éjecté". C'est par obligation ?
Bouddha
Apr 9 2003, 21:02
Je répondrai pas à Gaston car ca suit et complète ce que j'ai dit d'une certaine manière.
Sephi>Oui, c'est exactement ce que je veux dire et cà me dérange d'y penser mais je ne vois pas d'autres solutions non plus...
En Belgique, il est possible de vivre sans rien faire "grâce" à notre système social (on est d'accord ou non, là n'est pas le débat) mais est-ce sain ? Je trouve que ca fait un peu parasite (au sens animal du terme), à mon sens la symbiose est plus viable (je donne et tu me donnes et ON vit en harmonie).
Il est un peu, à mon sens, utopiste de croire que l'on peut recevoir le fruit du travail de qqn d'autre sans toi-même donné à ton tour. Et pour donner, il faut étudier afin de convertir un besoin en une offre et permettre un équilibre. On se rapproche de la loi du marché

On peut remmettre en question beaucoup de choses mais il faut se dire que si on en est arrivé à cette situation, ce n'est pas du jour au lendemain. Les mentalités et les besoins évoluent mais tendent vers le même point depuis lgts : organiser la société, empêcher le clivage social, choisir ses représentants et participer à une certaine hégémonie, et blablabla...
Ce qu'on oublie fréquemment c'est que l'homme est imparfait et que ses envies vont parfois au-delà de tout celà...
Simplement parce qu'à compétences égales, ce petit bout de papier qu'est un diplome te permet de commencer au poste où tu aurais probablement terminé sans lui (j'ai dit probablement, il y a toujours de exceptions).
En fait, c'est un peu comme une assurance que tu prends sur ta vie. Ce n'est pas obligatoire, il peut très bien ne pas t'arriver de merdes et dans ce cas tu auras fait "tout ça" pour rien. Mais sinon ça te permet d'acheter un peu de sentiment liberté, d'impression d'avoir le choix.
Et puis après tu peux te dire que ça pourrait être pire, que tu pourrais être un simple employé ou ouvrier non qualifié. Ou un chômeur. Tu peux d'ailleurs être tout cela, rien ne t'y empêche, mais tu n'y es pas obligé. Certains le sont parce qu'il leur manque juste ça, un diplôme.
Marvelous
Apr 9 2003, 22:50
Ben t'as le choix entre une vie normale et une vie parallèle, mais t'es pas sûr de rester en vie très longtemps si tu entres pas dans le moule de la société :/
Moi je m'en fous; j'aime bien apprendre; et je trace ma route jusqu'à la mort et puis ça me permet d'exercer mon esprit de compétition

To be the best or not to be.
En tout cas, quand je bosserai, je me vois mal faire des heures sup' (enfin si parce que je suis perfectionniste, c'est ça qui me fait un peu peur). L'esprit d'entreprise.. c'est vraiment une invention horrible.
dutdut
Apr 10 2003, 08:44
parce que j'aime
Bouddha
Apr 10 2003, 12:31
Citation (Marvelous @ 9 Apr 2003, 23:50 )
Ben t'as le choix entre une vie normale et une vie parallèle, mais t'es pas sûr de rester en vie très longtemps si tu entres pas dans le moule de la société :/
C'est justement cette normalité qui semble déplaire à Sephi et je le comprends...
Croyez-moi, j'ai l'expérience des "1°années", ces questions reviennent à chaque fois. On appelle celà les doutes ou les remises en question.
Ce qui me reviens régulièrement c'est : "Pourquoi devoir étudier/travailler aujourd'hui si demain je peux mourrir ?", "Pourquoi ne pas essayer de profiter de mon existence jusqu'à ce que l'inévitable arrive ?", "Pourquoi apprendre à vivre (socialement parlant) quand d'autres essayent de survivre (l'actualité mondiale nous le rapporte malheureusement tous les jours) ?", etc...
Voilà des questions auquelles vous trouverez des réponses, justes ou non, ce seront vos réponses.
Et c'est votre interprétation, votre sensibilité qui font de vous ce que vous êtes.
A noter que certaines personnes évitent de se poser ce genre de questions, personnelement je ne pense pas qu'il faille se mentir mais s'affronter.
Marvelous
Apr 10 2003, 13:06
Ca me fait penser à un proverbe que j'ai lu je sais plus où (un peu déformé) et qui m'avait marqué :
Vis chaque jour comme si tu devais mourir demain, apprends tous les jours comme si tu vivais à jamais
C'est Gandhi qui l'a dit, je connais cette citation.
je crois aussi que si on travaille c'est aussi pour donner des chances à nos "futurs fils". Je veux dire qu'on peut etre revolte par des questions comme "pourquoi etudier" mais cela est deja en soit un luxe. Certains gens trouvent un sens à la vie dans la continuité (ce qu'on laisse apres notre mort).
Estime de soi . Avoir le respect des autres . Gagner du fric et le claquer. Changer de vie. Ne pas s'enmerder dans la vie, accessoirement, j'pense qu'on s'enmerde un peu trop. Voir du monde, voir le monde. Et surtout : Ne pas Respirer et voir de la merde à longeur de journée (penser à ces "super" programmes tv conçus pour les ménagère de moins de 60 ans et + de 60). Voilà pourquoi j'étudie moi. Je sais que vous serez p't'être pas d'accord mais c'est mon point de vue... A+
suis daccord sur tous les points
Quentin
Apr 10 2003, 22:50
Ca occupe
tiens en lisant quelques unes de vos reply, je viens de me souvenir d'une autre raison sur le fait qu'on étudie pour gagner du fric => L'indépendance.
La plupart d'entre nous dépendent encore de leur parant pour leur besoin financier et donc pour vivre, une fois qu'il auront fini étudier, il pourront se chercher un bouleau correct et vivre par eux même.
Le fait d'étudier assure donc une gain de se point de vue.
Citation
...sur le fait que l'on étudie pour gagner du fric => l'indépendance
j'l'avais oublié celui-là, mais c'est vrai que ça coule de source...
Bouddha
Apr 11 2003, 03:16
Je pense que la question était posée plus philosophiquement et moins matérialement, de là la choix du forum philosophie pour en parler...
Je crois personnelement que nous vivons chacun notre microcosme, notre indépendance n'est que relative, notre jugement aussi.
Avoir la possibilité d'étudier est déjà un bon point, nous pouvons nous considérer comme privilégiés (je pense que 65% de la population n'a pas cette chance, ou ce droit).
On peut retirer également de ce qui a été dit, un sentiment de conservation dans le futur. Inconsciemment ou non (dû à l'éducation ou pas), "nous" savons que l'étude c'est une épargne pour notre futur et notre lignée. "On" se rend donc compte que c'est important et que c'est ce qui nous ouvre des portes ou non. C'est bien l'approche matérialiste de la chose.
Mais si on regarde plus en profondeur, doit-on se sentir supérieur avec un bout de papier (diplôme) ? Sommes-nous destinés à vivre hiérarchiquement ?
Le "sens de la vie" est une notion très personnelle, pour moi c'est aimer et aider mes semblables. Je crois sincèrement en l'Homme même si le quotidien tente de m'en dissuader.
Pour d'autre, ce sera : gagner plus d'argent, être plus fort, vivre lgts, être célèbre, voir le monde ou que sais-je.
Cette diversité donne-t-elle un équilibre ?
"L'homme est un animal sociable mais qui ne supporte pas ses semblables" P. Levi
Je dévie donc j'arrête
Philosophiquement, la question allait au-delà de l'aspect "Pourquoi étudier" en fait ... La question était purement et simplement : Pourquoi tout ça.
Et comme actuellement, ce sont les études qui occupent la plus grande part de notre temps d'étudiant, la question "Pourquoi étudier" est naturelle.
Mais au fond, étudier, acquérir de l'indépendance, pouvoir se forger une place en société, être reconnu ... tout cela est-il satisfaisant ? Est-ce qu'à cause de vos études, vous avez dû faire une croix sur de grandes envies, des envies tellement fortes et passionnées que le seul fait d'y penser met de la lumière pour la journée entière ?
J'irai pas jusqu'à dire que j'ai fait une croix sur de grandes envies mais je sais que sans ce "bout de papier" je ne pourrais jamais atteindre "facilement" mon rêve ou mes rêves... Pouvoir rêver est ce qui me semble capital pour l'homme, j'ai par contre pour ma part perdu toute confiance en l'humanité, non pas parce qu'elle est inhumaine mais parce qu'elle ne nous donne plus matière à rêver. Pour la rendre moins pénible (mon existance), j'aime aider, j'aime me donner à 110% dans ce que je peux et veux faire. Je l'ai fait savoir à mes amis, j'ai une dette envers eux parce qu'ils me procurent tous les jours du bonheur. Leur présence, leur rire, leur petits travers me fait du bien.
C'est ma contribution à l'humanité pour une "reconstruction"d'un monde non pas meilleur, mais moins pire. Voilà, c'est tout...
Aristote disait que l'homme est un animal politique, Hobbes disait que l'homme est un loup pour l'homme, ... l'humanité serait donc une bête asociale, peuplée par des êtres profondément asociaux... néanmoins, il existe de part ce monde de barbares des êtres qui dépassent leur état de nature pour créer ou faire un monde où le rêve ou la vie a une place de choix.
D'une manière imagée, le monde est un repère de noir, mais c'est pour les petites parcelles de couleur que tu fais tout cela ? Car ces parcelles existent bel et bien, et sont précieuses.
zark, sephi, lulu > woaw, c bô...
bon perso, pourquoi suis-je ici ? je me le demande en ce soir du 12 avril 2003, où je devrais faire mes deux projets (Structure de l'info et IHO, les informattés reconnaitrons), vu que je ne les ai pas encore commencé et que je dois les rendre lundi (après demain, et il fallait les rendre pour le vendredi normalement ce qui défini bien la situation horrible et pitoyable dans laquelle je me trouve en ce moment). Et bien sensitivement je n'en sais rien (j'aimerais fuir loin, très loin) mais techniquement, pour plusieurs raisons : à la sortie des réthos, il fallait faire un choix, mes parents trouvant que l'unif c qd même plus hype qu'un pov' graduat, j'ai opté pr l'unif... vu mes résultats plus qu'honorables en secondaires, cette option pouvait être envisagée... Alors banquo ! Direction l'unif, mais qu'y faire ?? J'hésitais entre plusieurs facultés, finalement j'ai opté pour l'info, parce que : j'aime réfléchir, j'aime les sciences, j'aime la philosphie, j'aime l'argent (enfin non pas plus que ça, mais des fois un petit délire fais du bien). j'aime les pcs (hé oui). Mais bon depuis j'ai déchanté, c pas apprécier l'info qu'il faut pour réussir dans cette unif vendue au capitalisme, c aimer l'info plus que tout, pire c un amour exclusif qu'on vous demande d'y consacrer (sauf si t'es vraiment un putain de génie, qui sait tout faire alors tu peux te permettre...)... moi cet amour là je le consacre à deux choses (et c déjà trop vu que ce devrait être un amour unique), à une femme, et à la musique (ma grande passion)... hors ici on nous demande de renier le reste, et en plus même pas pour l'art, juste pour les revennus qu'on va faire gagner à des types qui n'ont pas un tiers de mon QI... donc c cette attitude manipulatrice et hypocrite qui m'a dégouté... mais pourquoi suis -je encore ici dans ce cas ??? parce que j'ai atteinds la 1ere licence, et que bon il reste un an, après le diplome tout bo il est dans ma poche et je pourrai aller rouler en porsche au luxembourg, non plus sérieusement après 4 ans où mes parents ont claqué plein de tunes, il est juste de leur rendre la pareille en décrochant un bo diloma tout fumant (il aimerons quoi qu'ils en disent)... et puis encore ce serait trop bête d'abandonner maintenant, et puis enfin, ça reste un beau défi intellectuel (même si j'apprécie pas l'esprit de ces études)... ha, plus important encore, être sur l'ulb, ça a du bon , on rencontre, on dicuten, on réfléchi, on évolue, c triste mais après l'unif (en général hein) l'espace d'existence se réduit... de plus c toujours mieux d'être un étudiant soumis qui évolue vers sa future place de clone travaileur, que d'être déjà un clone travailleur (ou un clown c comme vs le sentez), n'est-ce pas ?? (en plus fiscalement c le top)... voilà je pense avoir un peu résumé le pourquoi du comment du fait que je sois ici (ds 2h j'aurai changé d'avis)...
ManURL
Apr 13 2003, 07:10
Citation (Bouddha @ 11 Apr 2003, 02:16 )
Avoir la possibilité d'étudier est déjà un bon point, nous pouvons nous considérer comme privilégiés (je pense que 65% de la population n'a pas cette chance, ou ce droit).
Tout à fait d'accord. Nous faisons partie d'une élite sociale (pour la plupart) qui nous a permis d'arriver à l'université sans avoir travaillé pour. C'est pour nous un cadeau.
>sephi : J'aime en effet les parcelles de couleurs que ce pauvre monde est encore capable de nous offrir. Elles me sont précieuses et je les aime. Chacunes d'elles représentent des amis ou des événements importants, alors tout simplement ma réponse est OUI, j'aime ces parcelles de couleurs.
Putain ca c'est de la question...
Tentative de réponse: J'ai avant tout entrepris ces études pour tenter de COMPRENDRE le monde.
Je m'explique: en voyant les lois qui régissent la nature et l'infiniment grand et petit, j'espère finir par me rendre compte d'un truc unificateur, quelque chose qui justement pourrait me permettre de répondre à cette question de quelque manière que ce soit... Qui sait si un jour, rien qu'en étudiant les interactions entre paticules, on pourrait en déduire les intéractions possible entre humains... Je pense que la philo rejoindra un jour la physique et que ce jour là beaucoup de choses apparaîtront à l'humainité...
Voilà, ceci est mon concept, point barre... C'est mon but, et j'essaye de l'atteindre sans oublier de jouir au maximum de ce que la vie m'apporte de mieux: mes amis... (Pour les Trolls: il ne faut pas prendre le mot jouir au sens propre). J'essaye aussi de garder une part d'irréalisme et de rêve, cette part étant matérialisée en grande partie par Final Fantasy et en moins grande partie par les Jeux de Rôle; irréalisme nécessaire pour ne pas tomber dans la plus profonde haîne de l'humanité pour les actes quelle commet, haîne qui ne ferait que finir par me détruire, malgré qu'elle soit en déjà moi, mais modérément.
C'est pour ca que je me casse la tête à étudier du matin au soir pendant ce putain de blocus...
"on aime naturellement les choses que l'on recherche. Recherche t-on le mal ? nullement. Recherche t-on ce qui ne nous concerne en rien ? Pas davantage. Reste que les biens seuls sont recherchés; mais ils sont recherchés, ils sont aussi aimés. Donc, qui a la connaissance du bien sait aussi l'aimer. Mais quand on ne sait pas distinguer le bien du mal, ni ce qui n'est ni bien ni mal de ce qui est l'un ou l'autre, comment pourrait-on aimer? C'est donc au seul sage qu'il appartient d'aimer. " Epictète
J'ai mis du temps à retrouver un équilibre (à être sage) et je sais que le chemin est encore long avant de le trouver réellement (mon équilibre), Goethe disait que l'important n'est pas la longueur du chemin parcourru mais que l'important était de ne pas se tromper de chemin. j'ai eu une incroyable chance cette année, parce que deux parcelles merveilleuses se sont présentées à moi. J'ai touvé mon Ying et mon Yang et j'aimerais leur dire à tous les deux ou du moins à l'un d'entre eux un simple mais sincère Merci...
Truth Enola
Apr 21 2003, 21:02
En anglais..
To grow, to be one with your hypotalamus...
Fran
C'est étrange, mais ma vision des choses pourrait sembler utopique. Si j'étudie c'est d'abord pour avoir une connaissance utile. Je sais que les sciences politiques me permettrons d'accomplir plein de choses.
Savoir développer convenablement des programmes d'aide pour les pays qui ont moins de chance que nous. Savoir gérer une situation autrement que par la guerre. Pour moi c'est surtout un choix de vie. Je ne suis pas Mère Théresa, mais si je fais "tout ça, c'est pour ça". Je sais que je me dévouerai entièrement à ces futures (et pour certaines présentes) activités. Car notre monde va mal...très mal. Et je suis prête à faire des sacrifices pour arriver à y mettre ma petite brique. Ces sacrifices peuvent être soit d'ordre personnel (comme par exemple le temps passé à étudier, qui est perdu à tt jamais) , mais aussi d'ordre famillial (ne pas vouloir d'enfant c'est aussi un choix...).
Nous sommes, comme l'a dit Bouddha, des privilégiés. Nous avons à notre disposition certains des instruments nécessaires et utiles pour une "construction durable"...
Seulement, une seule brique ne suffit pas pour construire une maison ... tu es une brique mais ... arriveras-tu à trouver suffisamment d'autres briques alliées pour que ton rêve se réalise ?
Parfois je me dis que j'aimerais bien mettre mon grain de sel pour changer des choses, néanmoins, si on n'est pas assez, ça ne sert pas à grand chose. Le monde nous submerge à nouveau, après notre petite action.
pierre
Apr 22 2003, 14:25
Citation (Sephi @ 22 Apr 2003, 13:56 )
Parfois je me dis que j'aimerais bien mettre mon grain de sel pour changer des choses, néanmoins, si on n'est pas assez, ça ne sert pas à grand chose. Le monde nous submerge à nouveau, après notre petite action.
houla le défaitiste
avec cette philosophie, jetons la terre dans la première poubelle venue, ça ira plus vite comme ça !
Moi je pense être réaliste, c'est l'Etre Humain qui est une défaite.
pierre
Apr 22 2003, 19:24
jetons nous tous dans une poubelle !
Citation (pierre @ 22 Apr 2003, 20:24 )
jetons nous tous dans une poubelle !
tu vas donner envie d'en faire une vidéo à qqn...
pierre
Apr 22 2003, 20:38
et bien qu'il y reste alors !
:-)
houlà lala, j'suis d'avis du monsieur là... pas très optiniste tout ça...
Le monde, nous bouffe, je le reconnais mais toutes les petites choses que tu fais, que tu construis pour reprendre ta métaphore, c'est pas pour ce monde là que tu le fais mais pour toi... Chaque pas que tu fais sur cette terre, tu le fais pour toi pour que ton monde soit meilleurs ou du moins le plus supportable possible . Houlà, si ceux, qui me connaissent un peu, lisent ça, ils vont avoir peur de mes propos ( moi ce qui me fait avancer ce sont les autres, leur présence, j'ai besoin d'eux, c'est ce qui me fait mouvoir, c'est ma drogue!!!) Oui comme je l'ai déjà dis, j'ai un ying et un yang, j'ai des parcelles (petites à l'échelle planétaire) mais très grande à mon coeur... et que ce monde soit à jeter à la poubelle ou pas j'en fais partie, et je dois l'accepter comme chacun d'entre nous, parce que c'est la règle voilà tout... et un monde sans règles n'est que chaos...
En précisant que ce que je fais, c'est pour moi-même dans ce monde, tu as raison.
Mais je réagissais sur le post de Méchi dont le rêve était de servir les autres, de changer le monde. Et à cela, j'ai répondu d'une manière défaitiste ...
Sinon, oui, les choses je les fais pour moi ... mais ces choses-là auront du sens si d'autres personnes que moi peuvent les partager. Les gens que j'apprécie ou ceux avec qui j'ai un quelconque contact.
Moi aussi, je ne vis que grâce aux autres. Seul, ce n'est même pas de la vie.
Je trouve que vivre grace aux autres c'est une belle phrase mais il faut avoir appris a vivire pour soi même avant ca . Chose que je regrette de ne jamais avoir fait ...
Sombryana
Apr 22 2003, 22:10
Citation (Puce @ 22 Apr 2003, 23:07 )
Je trouve que vivre grace aux autres c'est une belle phrase mais il faut avoir appris a vivire pour soi même avant ca . Chose que je regrette de ne jamais avoir fait ...
vous allez me donner le cafard, le blocus est dur assez comme ça! pas la peinde d'en rajouter!
pierre
Apr 22 2003, 22:19
bloc bloc bloc bloc :-)
(chanté)
Moi aussi j'suis en blocus, tout le monde est en blocus mais pour réagir à ce qui vient d'être dit j'ai un peu trop souvent tendance à ne penser qu'aux autres et peu à moi, quand je pense à mio, c'est comme si j'étais égoïste et là je suis verte de rage, parce que le monde est déjà égoïste... trop, beaucoup trop à mes petits yeux, le pire , je pense serait de l'être aussi non ???
Je ne veux pas faire avancer le monde pour moi. Je ne compte (ni peux) avoir une descendence, donc, je ne veux pas faire tout cela pour eux... Mon monde est très beau: je suis une privilégiée et je suis reconnaissante pour cela. J'ai un toitb au dessus de ma tête, les miens ne se portent pas trop mal, j'ai un petit job qui me permet de faire mes courses chez Mango (eh oui, personne n'est parfait

)...Mais le peu de $ qu je gagne grâce à mon job, je l'emploi aussi à faire du parrainage, à acheter des articles des ONG.
Moi je me retrouve dans le bien des autres. Je m'en veux parfois, car je voudrais parfois savoir dire NON. mais je ne sais pas. Et quand j'ai vu de mes propres yaux qu'en tant que politologue on peut faire quelque chose de concret pour les autres, ceux qui en ont besoin, alors je suis motivée.
Je ne suis pas défaitiste ni pessimiste (la définition du pessimiste = un optimiste avec de l'expérience) . Car j'ai vu de mes yeux que je ne suis pas toute seule. Nous sommes beaucoup à vouloir changer le monde. A donner des chances égales à toute personne. "I have a dream" disait Martin Luther King. Son rêve était que chaqu'un puisse s'assoir sous un arbre et contempler une monde pour tout le monde. Moi j'y crois à ce rêve. Notre espèce est si compliquée et nous sommes d'étranges créatures. Nous avons survecu à tant de choses, choses imposées par nous-mêmes parfois, ou par nos semblables.
Nous nous sommes relevés de nos cendres: tant de guerres, famines, pour certains des génocides, et pourtant nous sommes toujours là. Pkoi? car même quant l'être humain a été au plus bas dans sa barbarie, et qu'il a commis d'actes inavouables, l'éspoir en un monde meilleur était toujours là. Il est temps à ce que cet éspoir commence à se réaliser.
Comme je l'ai dit dans un autre post, Golda Meïr disait "le pessimisme est un luxe qu'aucun Juif ne peut se permettre". Moi je crois que le pessimisme est un luxe qu'aucun être humain ne peut se permettre!
Tiens, c'est exactement ce que je me dis

Pour s'en sortir, faut savoir faire les choses pour soi-même uniquement ... mais avec cela, a-t-on vraiment le temps, l'envie ou la motivation de faire ensuite quoi que ce soit pour d'autres ? Visiblement, non.
Même si je vis pour moi-même (je ne suis dépendant de personne et j'aime mon intégralité et mon indépendance/unicité), ça me rendrait triste si personne n'était pas pour partager mes plaisirs.
Méchi > L'humain est, pour moi, capable du meilleur, ainsi que du pire. Le meilleur, ça serait sa créativité : l'Art, le Savoir et bien d'autres si belles choses. Je les admire et aime profondément. Cependant, il est aussi capable du pire, et malheureusement, j'ai l'impression que la majorité du temps, il fait le pire.
C'est cela qui me "désespère" et est la raison de mon défaitisme ... l'humain a un certain potentiel, l'espoir existe dans beaucoup de coeurs. Mais :
L'espoir fait vivre
Mais vivre d'espoir fait mourir de faim
Même entourée, on peut ressentir un vide... ça m'est arrivé plusieurs fois ces dernières années, un être vous manque et puis plouf, plus rien... J'ai déjà aussi eu de la frustration, parce que je voulais partager quelqe chose avec quelqu'un et il n'y a avait personne... Je pense pas que ce soit égoïste de vouloir changer le monde mais le monde ne changera pas, si on ne fait rien... pour ma part, je respecte cette idée même si je la trouve folle... parce qu'irréaliste à mon sens, mes le rêve n'est-il pas ce qui nous pouse vers la vie ???