benoua, archiviste de la section philo vous remercie

Quel travail fabuleux que de se souvenir de toutes les discussions et les ressortir comme ça !
Sinon pour en venir au coeur du débat, il n'y a ni solitude positive, ni solitude négative. Pas plus que la solitude ne doit être une crainte !
La solitude n'est pas forcement un état où l'on ne voit personne c'est un état d'esprit qui permet justement, comme le dit si bien Cioran de cultiver l'esprit. Je verrai plutot la solitude (surtout en société comme nous tous vivons) comme la marge du système pas nécessairement physiquement parlant mais intellectuellement parlant. C'est par le rejet de l'universalité que l'homme commence à être seul, c'est à partir du moment où il conçoit sa vie comme différente du reste de la société dans laquelle il vit que l'homme entre dans la solitude.
Et pour la suite tout dépend de ce que l'on fait de cette solitude. Si beaucoup la voient comme un fardeau c'est parce qu'ils ne savent pas s'occuper et ne savent plus empêcher leur regard de se tourner vers l'intérieur : le divertissement disparait et le néant leur saute à la face.
D'autre bien sur profiterons de cette solitude pour se grandir; il n'y a pas forcement besoin des autres pour faire quelque chose. Pire encore : la solitude permet de sonder le néant à son aise. Oh bien sur tout ceci est un point de vue discutable mais je trouve que la solitude est une force pour les forts, un fardeau pour les faibles.
De grâce surtout n'aller pas me tarer d'extrémisme ou quoi que ce soit mais reconnnaissons le : tout le monde n'est pas doté d'une force de caractère qui lui permet de se trouver dans la solutide en toute quiétude. Bien que pour certains, cette quiétude soit assez dépressive (fr Cioran toujours), elle est pour eux un bien fait.
Du fait de notre vie sociale imposée, peut sont capable de solitude mais elle, immuable, vient vers tous un jour ou l'autre. A vous de voir si lorsqu'elle viendra vous l'accueillerez ou vous la chasserez ...