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BRUXELLES «Il semble très important pour les professionnels de la santé de rester attentifs au phénomène, de façon à pouvoir le prendre en charge le plus rapidement possible.»
La mise en garde a été lancée, voici peu, par nos confrères de Medi-Sphère, une revue spécialisée destinée au corps médical. En cause? Internet. Et en particulier le phénomène de dépendance qui envahit les plus accros des utilisateurs. Un processus à ce point insidieux, et... fréquent, qu'il a poussé les psychiatres à l'intégrer dans le DSM-IV, la bible en matière de désordres mentaux.
Les caractéristiques majeures de la dépendance à la... toile? Une augmentation progressive, marquée, du temps passé en connection, afin d'obtenir satisfaction. Avec, comme parallèle, une diminution marquée de l'effet, si la durée de la liaison reste la même. En d'autres termes, il en faut toujours plus pour ressentir du plaisir. Et figurez-vous que les spécialistes identifient un... syndrome de manque, comme s'il s'agissait d'une véritable drogue, avec, en cas de décrochage brutal, de l'agitation, des fantasmes et des rêves au sujet d'Internet, des mouvements anormaux et involontaires des doigts de la main, ou encore des difficultés à supporter un arrêt ou une réduction prolongés d'accès au Net.
D'autres symptômes? La durée de connection est toujours plus longue que l'intention initiale, les efforts pour stopper volontairement la liaison se soldent par un échec, une grande partie du temps libre est consacrée à cette activité, qui perdure même lorsqu'on prend conscience de ces effets néfastes (privation de sommeil, difficultés de couple, retard dans les rendez-vous, négligence pour les autres tâches, notamment professionnelles).
Et s'il n'y avait qu'Internet! Les psys pensent en effet que, dans la plupart des cas, cette dépendance va de pair avec d'autres. On parle alors de polyaddictions, comme les achats compulsifs ou la... sexualité assistée par ordinateur. Certains auteurs estiment, à propos de ce dernier point, qu'elle pourrait être en mesure d'effacer la frontière qui existe entre la masturbation et l'acte sexuel véritable...
J. M.
© La Dernière Heure 2003
La mise en garde a été lancée, voici peu, par nos confrères de Medi-Sphère, une revue spécialisée destinée au corps médical. En cause? Internet. Et en particulier le phénomène de dépendance qui envahit les plus accros des utilisateurs. Un processus à ce point insidieux, et... fréquent, qu'il a poussé les psychiatres à l'intégrer dans le DSM-IV, la bible en matière de désordres mentaux.
Les caractéristiques majeures de la dépendance à la... toile? Une augmentation progressive, marquée, du temps passé en connection, afin d'obtenir satisfaction. Avec, comme parallèle, une diminution marquée de l'effet, si la durée de la liaison reste la même. En d'autres termes, il en faut toujours plus pour ressentir du plaisir. Et figurez-vous que les spécialistes identifient un... syndrome de manque, comme s'il s'agissait d'une véritable drogue, avec, en cas de décrochage brutal, de l'agitation, des fantasmes et des rêves au sujet d'Internet, des mouvements anormaux et involontaires des doigts de la main, ou encore des difficultés à supporter un arrêt ou une réduction prolongés d'accès au Net.
D'autres symptômes? La durée de connection est toujours plus longue que l'intention initiale, les efforts pour stopper volontairement la liaison se soldent par un échec, une grande partie du temps libre est consacrée à cette activité, qui perdure même lorsqu'on prend conscience de ces effets néfastes (privation de sommeil, difficultés de couple, retard dans les rendez-vous, négligence pour les autres tâches, notamment professionnelles).
Et s'il n'y avait qu'Internet! Les psys pensent en effet que, dans la plupart des cas, cette dépendance va de pair avec d'autres. On parle alors de polyaddictions, comme les achats compulsifs ou la... sexualité assistée par ordinateur. Certains auteurs estiment, à propos de ce dernier point, qu'elle pourrait être en mesure d'effacer la frontière qui existe entre la masturbation et l'acte sexuel véritable...
J. M.
© La Dernière Heure 2003
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